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ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme,
Face à l’urgence hivernale, les membres de Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme, ont mené une Réquisition Citoyenne d’un bâtiment à Avignon, au 7 rue Louis Pasteur. Ils hébergent une trentaine de personnes exilées, des familles...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

PEU M'IMPORTE SI L'HISTOIRE NOUS CONSIDÈRE COMME DES BARBARES

Écrit et réalisé par Radu JUDE - Roumanie 2018 2h02 VOSTF - avec Iona Iacob, Alexandru Dabija, Alex Bogdan, Ilinca Manolache...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PEU M'IMPORTE SI L'HISTOIRE NOUS CONSIDÈRE COMME DES BARBARESL'histoire se passe à notre époque. Mariana Marin, metteur en scène de théâtre, travaille d'arrache-pied sur une reconstitution complexe du massacre d'Odessa, survenu en 1941, quand le chef de l'armée roumaine, Ion Antonescu, a ordonné l'exécution de civils juifs suite à une attaque surprise portée contre ses troupes. Des milliers d'innocents sont morts ce jour-là, et Mariana voudrait rejouer les événement sur une place, au centre de Bucarest.

Mariana veut faire entendre une voix dissonante face à l’Histoire officielle, brodée de figures héroïques nationales, qui se déploie des sphères politiques à l’homme de la rue en discours stéréotypés, en phrases toutes faites, en citations ressassées qui fonctionnent comme autant de prêt-à-penser qui bâtissent « l’identité nationale roumaine ».
Elle se heurte à différentes figures. Il y a d’abord les figurants-acteurs, nombreux, qu’elle doit diriger telle une armée et dont une partie est prompte à la rébellion sous prétexte d’une mise en scène anti-roumaine. Il y a Constantin Movila, le financeur public, censeur malgré lui car tenu d’imposer un spectacle à la gloire de la nation. Entre ces hommes et Mariana, le dialogue ne se rompt pourtant jamais à la force d’un humour tragique et du goût de l'échange coûte que coûte. Pour ne pas céder, Mariana s’appuie sur les livres qui peuplent son appartement, sur les mots des historiens, philosophes, poètes, écrivains. Surtout les historiens qui rappellent que la Roumanie, alliée de l’Allemagne dans les premières années de la guerre, dépassait les attentes d’Hitler dans son enthousiasme à mettre en œuvre la solution finale. « Foutus gens cultivés », dira le financeur public. Car le vrai savoir est toujours un coup porté à la béatitude des foules…



Le titre : « Peu m’importe si l’Histoire nous considère comme des barbares » est une phrase prononcée par Mihai Antonescu, vice-président du Conseil du Royaume de Roumanie, au Conseil des Ministres en juillet 1941, dans une intervention lors de laquelle il proposait « l’affranchissement ethnique » et « la purification de notre peuple », tout en justifiant idéologiquement le carnage qui sera mené à bien par l’armée roumaine à Odessa à l’automne de la même année.