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Le blog des profondeurs...
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LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

MONROVIA, INDIANA

Frederick WISEMAN - documentaire USA 2018 2h23VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MONROVIA, INDIANAComme toujours avec Frederick Wiseman, c'est un régal de documentaire, une immersion totale dans l'univers quotidien d'une petite ville, que dis-je une bourgade, quasiment le trou du cul du monde, un bled paumé de chez paumé : Monrovia, 1400 habitants bien comptés, au cœur de terres agricoles dans le Midwest des États-Unis. Une grosse majorité (76%) a voté pour Donald Trump aux dernières élections. À Monrovia, on est fan de grosses motos et d'armes à feu, on y cause plus religion que politique… On est Américain-blanc à 96,3% (contre 63% pour l'ensemble des États-Unis ), on n'approfondit guère les choses : la foi est là et pas la peine d'ergoter… Il y a toujours une réponse disponible dans la Bible pour les problèmes qui peuvent surgir et 63% d'entre ceux qui se déclarent croyants sont Évangélistes.

À Monrovia, on est bien entre soi : on semble se moquer de ce qui se passe ailleurs, on ne parle même pas politique et les conversations tournent autour du travail agricole, de la santé des uns et des autres, de la famille, des voisins… Aucun doute ne semble traverser les habitants du cru : quoi qu'il arrive, Dieu décide de tout. Les champs sont immenses, l'horizon infini, les images sublimes : les habitants bavardent et rigolent volontiers… Ils ont leurs majorettes sans complexes et personne n'a l'air de se préoccuper de son aspect. On y bouffe des steak immenses, et on serait bien étonné d'entendre que certains préfèrent manger des légumes et des graines. Indianapolis, la plus grosse ville de l'Indiana, est tout près de là, 30 minutes, vite fait, mais ils n'y mettent jamais les pieds ou presque. Pas curieux de ce qui se passe au-delà de leurs champs dorés par le soleil.
Frederick Wiseman n'avait jamais tourné dans ce coin-là et au gré d'une intervention dans une université, un prof l'emmène à Monrovia, lui présente sa cousine, directrice des pompes funèbres et qui, à ce titre, a ses entrées un peu partout : s'en suivent neuf semaines de tournage dans un univers étonnant dont il capte plein de petites habitudes fracassantes, des conversations, des gestes, des moments de fête, des moments de travail, du social basique, des silences aussi. Des salles de classe aux salles de bar, du conseil municipal aux enterrements ou aux foires agricoles… hommes et femmes à la trombine burinée se livrent avec bienveillance, ravis que ce vieux bonhomme de Wiseman s'intéresse à eux et les filme. Il a une sacré patte, le bougre, et arrive à nous garder l'œil curieux pendant deux bonnes heures qu'on ne voit pas passer. Il y a un rythme, un rapport au temps auquel on s'adapte sans s'en apercevoir : ces gens-là ne sont pas curieux des autres, se foutent éperdument qu'on existe, et pourtant on est vite curieux de ces gens-là, au point qu'on resterait encore des heures à les regarder, à les écouter : quel talent, ce Wiseman !

Nous vous proposons une exposition de photographies extraites du film au restaurant La Manutention du 17 avril au 14 mai.