LA GAZETTE
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NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Le restaurant La Manutention va réouvrir ses portes !
Le restaurant La Manutention est fermé depuis le mois  de septembre et une rumeur bruisse dans la ville…Nous vous la confirmons avec grand plaisir ; le restaurant va réouvrir ses portes probablement fin octobre  ou début novembre après quelques menus travaux.   Son nom sera CA...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : C’EST LE BON SENS !
Belle soirée festive organisée par le Collectif 23h59, le 12 septembre dernier, dans le jardin du Verger Urbain V. Une réussite au-delà de nos espérances, qui attestait du plaisir des participants de pouvoir à nouveau emprunter le passage le soir, librement. Le dialogue avait repris, le bon sens l’a...

Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Mais où donc se garer pour aller à Utopia ?
  PARKING DE L’ORATOIRE Forfait : 4€ de 20h à 1hPARKING LES HALLES Forfait : 2 € de 20h à 1hPARKING PALAIS DES PAPES Forfait : 3€ de 20h à 1h, et des navettes gratuites au départ des parkings relais, gratuits et surveillés.PARKING DES ITALIENS La navette circule du lundi au jeudi de 7h à 22h28 et...

En collaboration avec Les Amis de l’Huma. Séance unique le jeudi 27 juin à 20h30 suivie d’une discussion avec Robert Girolami, Directeur associé de l’Orchestre National de Roumanie

JE VOIS ROUGE

Bojina PANAYOTOVA - documentaire France/Bulgarie 2018 1h24 VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

JE VOIS ROUGE« Qu’est ce que tu vas apprendre ? Et sur qui ? Et après ? Quel sera le prix de cette vérité ? » En se lançant dans une investigation sur ses propres parents et grands-parents afin de comprendre ce qu’était la Bulgarie, son pays natal qu’elle a quitté pour la France à l’âge de huit ans, juste après la chute du Mur de Berlin, Bojina Panayotova était très loin de savoir quels psychodrames très personnels allait déclencher sa quête de vérité et son désir non moins acharné de mener à son terme son documentaire – passablement joyeux, passionnant et foisonnant.
Tout démarre pour elle par une sensation de malaise alors que les Bulgares manifestent en masse, accusant leur gouvernement de collaborer avec la mafia et les anciens réseaux communistes. « Ordures rouges, je n’arrive pas à le dire. Mon grand-père était membre du parti, mon père était membre du parti, ma mère était membre du parti ». Les souvenirs qu’a Bojina de son pays ? Une enfance idyllique de pionnier et les photographies de l’exil parental en France. « 20 ans plus tard, je reviens seule, tout filmer, tout fouiller, tout archiver, chercher ce qui s’est passé ».

Armée de ses téléphones portables et de Skype, Bojina prend rapidement conscience de la dimension répressive et policière de la Bulgarie communiste, donc des privilèges dont bénéficiait sa famille (deux grands-pères qui pouvaient voyager, l’un pour le ministère du commerce, l’autre en tant que critique de cinéma). Elle commence alors à poser des questions au cercle familial élargi, chacun de ses interlocuteurs bottant en touche comme il peut (« il y a dans ta démarche une paranoïa post-communiste » déclare son artiste peintre de père). Très vite, une idée s’impose, obsédante : « ils ont travaillé pour la police secrète d’une manière ou d’une autre ». Et comme l’Etat a rendu accessible les archives des anciennes forces de sécurité, il y a un moyen de savoir. Mais il faut que ses parents fassent la demande. Ont-ils un dossier ? Et si oui, que contient-ils ? Le savent-ils eux-mêmes ? Une démarche qui va entraîner une cascade d’évènements, de pistes à remonter, d’hésitations, de confrontations, de chamboulements affectifs et de révélations sur fond d’espionnage éclairant ce qu’était alors la Bulgarie et ce qu’elle est aujourd’hui.
Par son apparence trompeuse de « home-made film », Je vois rouge pourrait sembler à première vue une sympathique œuvre bricolée. Mais elle est en réalité très finement travaillée avec un montage brassant à merveille les films de propagande de l’époque communiste, les vieilles photos de famille et jusqu’aux images de la caméra de surveillance du bureau de consultation des archives de la police secrète. Et le dispositif de « split screen », employé à merveille, fonctionne comme un écho visuel de l’état psychologique de la cinéaste, de plus en plus écartelée à mesure que la réalité se rapproche du fantasme, et que son enquête (souvent très drôle) perturbe ses proches, voyant ressurgir des fantômes du passé.

(d'après Fabien Lemercier, Cineuropa)