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Le blog des profondeurs...
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ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

À nos amis festivaliers, qu’est-ce donc que Rosmerta ?
Afin de palier aux carences des services de l’État en matière d’hébergement des réfugiés, l’association Rosmerta, composée de plusieurs centaines de citoyens bénévoles, occupe depuis fin décembre un bâtiment de 400 m² pour y mettre à l’abri des mineurs isolés et des familles avec enfants en bas...

En collaboration avec Les Amis de l’Huma. Séance unique le jeudi 27 juin à 20h30 suivie d’une discussion avec Robert Girolami, Directeur associé de l’Orchestre National de Roumanie

JE VOIS ROUGE

Bojina PANAYOTOVA - documentaire France/Bulgarie 2018 1h24 VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

JE VOIS ROUGE« Qu’est ce que tu vas apprendre ? Et sur qui ? Et après ? Quel sera le prix de cette vérité ? » En se lançant dans une investigation sur ses propres parents et grands-parents afin de comprendre ce qu’était la Bulgarie, son pays natal qu’elle a quitté pour la France à l’âge de huit ans, juste après la chute du Mur de Berlin, Bojina Panayotova était très loin de savoir quels psychodrames très personnels allait déclencher sa quête de vérité et son désir non moins acharné de mener à son terme son documentaire – passablement joyeux, passionnant et foisonnant.
Tout démarre pour elle par une sensation de malaise alors que les Bulgares manifestent en masse, accusant leur gouvernement de collaborer avec la mafia et les anciens réseaux communistes. « Ordures rouges, je n’arrive pas à le dire. Mon grand-père était membre du parti, mon père était membre du parti, ma mère était membre du parti ». Les souvenirs qu’a Bojina de son pays ? Une enfance idyllique de pionnier et les photographies de l’exil parental en France. « 20 ans plus tard, je reviens seule, tout filmer, tout fouiller, tout archiver, chercher ce qui s’est passé ».

Armée de ses téléphones portables et de Skype, Bojina prend rapidement conscience de la dimension répressive et policière de la Bulgarie communiste, donc des privilèges dont bénéficiait sa famille (deux grands-pères qui pouvaient voyager, l’un pour le ministère du commerce, l’autre en tant que critique de cinéma). Elle commence alors à poser des questions au cercle familial élargi, chacun de ses interlocuteurs bottant en touche comme il peut (« il y a dans ta démarche une paranoïa post-communiste » déclare son artiste peintre de père). Très vite, une idée s’impose, obsédante : « ils ont travaillé pour la police secrète d’une manière ou d’une autre ». Et comme l’Etat a rendu accessible les archives des anciennes forces de sécurité, il y a un moyen de savoir. Mais il faut que ses parents fassent la demande. Ont-ils un dossier ? Et si oui, que contient-ils ? Le savent-ils eux-mêmes ? Une démarche qui va entraîner une cascade d’évènements, de pistes à remonter, d’hésitations, de confrontations, de chamboulements affectifs et de révélations sur fond d’espionnage éclairant ce qu’était alors la Bulgarie et ce qu’elle est aujourd’hui.
Par son apparence trompeuse de « home-made film », Je vois rouge pourrait sembler à première vue une sympathique œuvre bricolée. Mais elle est en réalité très finement travaillée avec un montage brassant à merveille les films de propagande de l’époque communiste, les vieilles photos de famille et jusqu’aux images de la caméra de surveillance du bureau de consultation des archives de la police secrète. Et le dispositif de « split screen », employé à merveille, fonctionne comme un écho visuel de l’état psychologique de la cinéaste, de plus en plus écartelée à mesure que la réalité se rapproche du fantasme, et que son enquête (souvent très drôle) perturbe ses proches, voyant ressurgir des fantômes du passé.

(d'après Fabien Lemercier, Cineuropa)