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Le blog des profondeurs...
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23H59, et après ?
23H59, et après ? Qui n’a pas ressenti cette angoisse profonde face à l’horloge affichant cette heure terrible chaque jour renouvelée ? Qui n’a pas été saisi à la fois par la peur de ce qui risque de se passer après et par la nostalgie d’un temps qui s’achève à ce moment précis et ne reviendra j...

Le cinéma du peuple
“La plus grande qualité accessible pour tous, sans clivage social et culturel… Ce sera notre combat”. (Jean Vilar)   Ainsi donc le cinéma indépendant, le cinéma d’auteur serait « élitiste »… c’est en tout cas ce que déclarait, semble-t-il, une sociologue devant un amphi de 300 élèves ...

COLLECTIF 23H59… Un an plus tard !
Les travaux de séparation du Verger Urbain V et du passage seraient terminés. Il manque encore un panneau annonçant clairement les heures d’ouverture du jardin et du fameux passage… Ainsi nous pouvons de nouveau transiter, le soir, jusqu’à minuit et souvent plus, vers le quartier de la Man...

CAFÉ ROMA (ancien restaurant La Manutention) va enfin ouvrir ses portes !
Les « menus » travaux, comme nous vous l’avions annoncé dans notre dernière gazette vont être terminés ! Menus ? Pas tant que ça finalement :la peinture refaite, le mobilier changé, la cuisine réagencée, les nouvelles machines installées, les nouveaux menus édités… et puis é...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : C’EST LE BON SENS !
Belle soirée festive organisée par le Collectif 23h59, le 12 septembre dernier, dans le jardin du Verger Urbain V. Une réussite au-delà de nos espérances, qui attestait du plaisir des participants de pouvoir à nouveau emprunter le passage le soir, librement. Le dialogue avait repris, le bon sens l’a...

DONNIE DARKO

Ecrit et réalisé par Richard KELLY - USA 2001 1h53 VOSTF - avec Jake Gyllenhall, Jena Malone, Drew Barrymore, Mary McDonnell, Holmes Osborne, Katharine Ross, Patrick Swayze...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DONNIE DARKOJe ne sais pas vous, mais nous on l’attendait depuis un moment : le retour sur les écrans de cet incroyable Donnie Darko, premier film météorique d’un Richard Kelly sorti de nulle part et qui y est retourné (ses films suivants, Southland tales et The Box, étaient beaucoup moins réussis). Parfaitement imprévisible, entre ruptures spatio-temporelles, hypnose, rêve éveillé et psychose, quelque part entre la sitcom familiale et le film de série B conçu pour filer la pétoche, Donnie Darko est vraiment un drôle de truc, qui intrigue, séduit, oppresse et finit par devenir bougrement attachant. Bourré de références (en vrac : Lynch, Daft Punk, Isaac Asimov) mais très personnel en même temps, le film de Richard Kelly s’est imposé comme une référence pour les amateurs de fantastique intelligent… Une magnifique redécouverte, ne la laissez pas passer !



De toutes les lois qui régissent l’univers, il en est une pas forcément évidente mais néanmoins essentielle : aussi vrai que l’attraction est universelle et que tout est relatif, il arrive un moment où les parents ne comprennent plus rien à leur progéniture. Le chaos fait irruption dans la mécanique en place, le mur d’incompréhension se dresse, c’est navrant pour les uns, terrifiant pour les autres, mais c’est inéluctable, comme la loi de Newton, le principe d’Archimède : il faut en passer par là, c’est dans l’ordre des choses.

Cela étant précisé, le cas Donnie Darko dépasse le cadre d’une crise d’adolescence classique et nécessaire. Donnie n’est pourtant pas trop mal tombé côté parents : attentifs, aimants, souples, ils sont là quand il le faut mais savent aussi laisser à leurs trois enfants un peu de liberté ; ils sont prêts à sévir, mais ne croient pas forcément tout ce que racontent les profs. Donnie traverse une période assez mouvementée, avec somnambulisme, troubles schizophréniques et visions plutôt inquiétantes. Sans le crier sur les toits, il partage depuis quelque temps l’intimité d’un drôle de pote, un type un peu macabre à tête de lapin qui dit s’appeler Frank. Parfois même, Frank pousse Donnie à faire des trucs bizarres, de belles conneries, comme par exemple saccager son bahut. Et moins Donnie se souvient de ce qu’il a fait la nuit précédente, plus il risque de se faire épingler par l’équipe de direction du collège, dignes représentants de la loi américaine, doués d’une intelligence plus que moyenne tendance psychorigide. L’inquiétude pointe chez ses parents, c’est exactement le type de réaction qu’ils attendaient depuis l’accident inexplicable…

Il semble que ce jour-là, le hasard ou la fatalité se soient mis en tête d’adresser à Donnie un message particulièrement complexe, jugez plutôt : un réacteur d’avion tombé d’on ne sait où détruit intégralement sa chambre alors qu’il en était sorti peu de temps avant, sujet à une crise de somnambulisme. Un rendez-vous manqué avec la mort, ça fait réfléchir, ça fait peur, et l’air de rien, ça change le cours des choses. En attendant, la vie de Donnie est devenue une énigme insondable, qu’il va tenter de résoudre tandis que pointe au loin une très grosse envie de se foutre de tout. Car en plus d’être devenu le phénomène à qui il est arrivé un truc pas possible, Donnie (à moins que ce ne soit Darko) commence à apprécier d’être le rebelle introuvable qui brave l’ordre établi. Puisqu’à un cheveu près il est toujours en vie, pourquoi continuer d’être ce grand benêt qui n’adresse pas la parole aux filles ?