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Le blog des profondeurs...
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Aux confins du blog
« Quand les gens pensent au cinéma, ils pensent directement aux célébrités, aux studios, au glamour. Mais l’industrie du cinéma englobe d’autres personnes : les gens qui travaillent dans les snacks, qui s’occupent des équipements, des caisses, qui programment des films, qui sont en charge ...

La librairie La Mémoire du Monde propose...
Nous relayons un message de la librairie La Mémoire du Monde avec qui nous travaillons régulièrement et qui comme beaucoup de petits commerces sont en grande difficulté.“Comme beaucoup d’entre nous, nous avons eu la gorge nouée ce lundi soir avec l’annonce de la poursuite du c...

Le Café Roma et Italie là-bas propose des paniers gourmands
Depuis samedi 11 avril, Italie Là-bas et Café Roma vous proposent la totale : des paniers gourmands pour votre petit-déjeuner, déjeuner, apéro et dîner. On pense à tout ! ... Lire Le Café Roma et Italie là-bas propose des paniers gourmands...

Le cinéma du peuple
“La plus grande qualité accessible pour tous, sans clivage social et culturel… Ce sera notre combat”. (Jean Vilar)   Ainsi donc le cinéma indépendant, le cinéma d’auteur serait « élitiste »… c’est en tout cas ce que déclarait, semble-t-il, une sociologue devant un amphi de 300 élèves ...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

MONSIEUR VERDOUX

Écrit et réalisé par Charles CHAPLIN - USA 1947 2h03 VOSTF - avec Charlie Chaplin, Martha Raye, Isobel Elsom, Marilyn Nash... D’après une idée de Orson Welles.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

Chaplin s’est inspiré de l’affaire Landru, le célèbre tueur en série, arrêté en 1919 et condamné à mort en 1922 au terme d’un procès qui passionna les foules. Pour satisfaire les besoins de sa famille, Landru, tombeur de ses dames, promettait le mariage à ses victimes, principalement des femmes riches. Il les étranglait pour les dépouiller de leurs biens, puis il prenait soin de faire disparaître les cadavres en les brûlant dans la cuisinière de sa villa de banlieue, où il avait attiré les malheureuses.
Chaplin interprète lui-même Landru rebaptisé Verdoux. Fini Charlot, le chapeau rond, la canne et la redingote élimée : Verdoux porte une moustache soignée et un costume sur mesure, il est élégant et courtois. C’est un esthète cultivé, charmeur et incroyablement séduisant. Un assassin sympathique… Calculateur, adroit et déterminé, il est dans le même temps capable de maladresse et de sentiments lorsqu’il tente d’expérimenter un nouveau poison sur une victime qui se trouve être une jeune fille désespérée, adepte de Schopenhauer. Alors qu’il s’apprête à lui faire boire son funeste breuvage, il découvre certains points communs entre eux. Il renonce alors à son plan et décide de l’aider en lui donnant de l’argent…
Chaplin amuse toujours la galerie jusqu’à faire rire aux larmes : aucun temps mort pendant deux heures, une inventivité de tous les instants, un mélange superbe de drame et de comédie, des dialogues graves et loufoques. Pourtant la cruauté de Verdoux n’est jamais vraiment dissimulée.

Mais… comment un criminel, un monstre, peut-il faire rire ? « Le spectateur est démasqué. Le voilà divisé entre sa bonne conscience et son plaisir à se faire le complice d’un meurtre. […] C’est un rire bien particulier, qui signale la division subjective entre la satisfaction inconsciente et l’interdit. […] Surgit, avec le rire dont on se défend, une jouissance qui se faufile malgré la censure.» ML Susini