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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Le Collectif 23h59 communique :
Comme annoncé en des temps très anciens datant d’avant le fameux Monde d’après, dans une précédente gazette, le Collectif 23h59 avait décidé de se muter en association pour poursuivre son action dans la continuité de sa propre histoire qui avait jadis duré plusieurs mois. Ces temps de guerre travers...

CINÉMASQUÉ ! Gazette post-covid n°2
Madame, votre masque s’il vous plaît ! « Pourquoi voulez-vous que je porte un masque, ça ne sert à rien et en plus c’est une atteinte à la liberté individuelle ! » Début juillet à notre réouverture, que répondre à cette dame ? Dans tous les débats complotistes, conspirationn...

« ciné-déconfiné » Ce qui a changé et ce qu’il faut respecter
• Il y aura un décalage important entre chaque séance et chacune des salles pour que vous vous croisiez le moins possible.• Le port du masque est obligatoire pour le public dans le hall d’accueil du cinéma, les zones de circulation et vivement conseillé pendant la séance. • L’équipe sera masquée (ma...

APPEL A MUSIQUE !
APPEL A CHANSONS !   Appel aux groupes professionnels ou amateurs d’Avignon et alentours, pour égayer l’attente de nos spectateurs dans nos salles ! En cette période trouble où les concerts sont dentées rares, et que les programmations de nos amis de l’...

L’avenir se prépare à Rosmerta
L’avenir se prépare à Rosmerta, avec une réflexion sur la gouvernance de l’association. Rosmerta se dote de nouveaux organes de décisions, afin de continuer l’action qui se tient depuis maintenant presque deux ans au 7 bis rue Pasteur. Ainsi, des nouveaux statuts et un nouveau mode de...

MONSIEUR VERDOUX

Écrit et réalisé par Charles CHAPLIN - USA 1947 2h03 VOSTF - avec Charlie Chaplin, Martha Raye, Isobel Elsom, Marilyn Nash... D’après une idée de Orson Welles.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

Chaplin s’est inspiré de l’affaire Landru, le célèbre tueur en série, arrêté en 1919 et condamné à mort en 1922 au terme d’un procès qui passionna les foules. Pour satisfaire les besoins de sa famille, Landru, tombeur de ses dames, promettait le mariage à ses victimes, principalement des femmes riches. Il les étranglait pour les dépouiller de leurs biens, puis il prenait soin de faire disparaître les cadavres en les brûlant dans la cuisinière de sa villa de banlieue, où il avait attiré les malheureuses.
Chaplin interprète lui-même Landru rebaptisé Verdoux. Fini Charlot, le chapeau rond, la canne et la redingote élimée : Verdoux porte une moustache soignée et un costume sur mesure, il est élégant et courtois. C’est un esthète cultivé, charmeur et incroyablement séduisant. Un assassin sympathique… Calculateur, adroit et déterminé, il est dans le même temps capable de maladresse et de sentiments lorsqu’il tente d’expérimenter un nouveau poison sur une victime qui se trouve être une jeune fille désespérée, adepte de Schopenhauer. Alors qu’il s’apprête à lui faire boire son funeste breuvage, il découvre certains points communs entre eux. Il renonce alors à son plan et décide de l’aider en lui donnant de l’argent…
Chaplin amuse toujours la galerie jusqu’à faire rire aux larmes : aucun temps mort pendant deux heures, une inventivité de tous les instants, un mélange superbe de drame et de comédie, des dialogues graves et loufoques. Pourtant la cruauté de Verdoux n’est jamais vraiment dissimulée.

Mais… comment un criminel, un monstre, peut-il faire rire ? « Le spectateur est démasqué. Le voilà divisé entre sa bonne conscience et son plaisir à se faire le complice d’un meurtre. […] C’est un rire bien particulier, qui signale la division subjective entre la satisfaction inconsciente et l’interdit. […] Surgit, avec le rire dont on se défend, une jouissance qui se faufile malgré la censure.» ML Susini