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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Collectif 23h59 : voyons, réfléchissons…
Ah qu’il est plaisant de cheminer dans le passage Urbain V, à l’heure où fleurit la campagne, en journée quand les enfants s’ébattent dans le jardin, au crépuscule quand les humeurs chromatiques du temps nimbent la majesté du Palais… Nous avons failli être privés de cette jouissance simple et magnif...

L’association 100 pour 1
L’association éberge des familles sans papiers sur Avignon et Carpentras et organise tout au long de l’année des événements pour parvenir à financer le logement et l’accompagnement des familles qui sont prises en charge. Une tombola est actuellement organisée (2€ le billet) avec de nombreux...

123 Soleil : 8 MARS 2020, RÉALISEZ !
C’est la nouvelle date de 123 Soleil pour un tournage qui réunira 6 spectateurs d’Utopia et 6 jeunes réfugiés dans un lieu encore tenu secret sur Avignon. Une journée entière dédiée à la pratique cinématographique sans limite d’âge ni de langage, mais un casting 100% féminin du côté des spectateu...

23H59, et après ?
23H59, et après ? Qui n’a pas ressenti cette angoisse profonde face à l’horloge affichant cette heure terrible chaque jour renouvelée ? Qui n’a pas été saisi à la fois par la peur de ce qui risque de se passer après et par la nostalgie d’un temps qui s’achève à ce moment précis et ne reviendra j...

Le cinéma du peuple
“La plus grande qualité accessible pour tous, sans clivage social et culturel… Ce sera notre combat”. (Jean Vilar)   Ainsi donc le cinéma indépendant, le cinéma d’auteur serait « élitiste »… c’est en tout cas ce que déclarait, semble-t-il, une sociologue devant un amphi de 300 élèves ...

MONSIEUR VERDOUX

Écrit et réalisé par Charles CHAPLIN - USA 1947 2h03 VOSTF - avec Charlie Chaplin, Martha Raye, Isobel Elsom, Marilyn Nash... D’après une idée de Orson Welles.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

Chaplin s’est inspiré de l’affaire Landru, le célèbre tueur en série, arrêté en 1919 et condamné à mort en 1922 au terme d’un procès qui passionna les foules. Pour satisfaire les besoins de sa famille, Landru, tombeur de ses dames, promettait le mariage à ses victimes, principalement des femmes riches. Il les étranglait pour les dépouiller de leurs biens, puis il prenait soin de faire disparaître les cadavres en les brûlant dans la cuisinière de sa villa de banlieue, où il avait attiré les malheureuses.
Chaplin interprète lui-même Landru rebaptisé Verdoux. Fini Charlot, le chapeau rond, la canne et la redingote élimée : Verdoux porte une moustache soignée et un costume sur mesure, il est élégant et courtois. C’est un esthète cultivé, charmeur et incroyablement séduisant. Un assassin sympathique… Calculateur, adroit et déterminé, il est dans le même temps capable de maladresse et de sentiments lorsqu’il tente d’expérimenter un nouveau poison sur une victime qui se trouve être une jeune fille désespérée, adepte de Schopenhauer. Alors qu’il s’apprête à lui faire boire son funeste breuvage, il découvre certains points communs entre eux. Il renonce alors à son plan et décide de l’aider en lui donnant de l’argent…
Chaplin amuse toujours la galerie jusqu’à faire rire aux larmes : aucun temps mort pendant deux heures, une inventivité de tous les instants, un mélange superbe de drame et de comédie, des dialogues graves et loufoques. Pourtant la cruauté de Verdoux n’est jamais vraiment dissimulée.

Mais… comment un criminel, un monstre, peut-il faire rire ? « Le spectateur est démasqué. Le voilà divisé entre sa bonne conscience et son plaisir à se faire le complice d’un meurtre. […] C’est un rire bien particulier, qui signale la division subjective entre la satisfaction inconsciente et l’interdit. […] Surgit, avec le rire dont on se défend, une jouissance qui se faufile malgré la censure.» ML Susini