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Le blog des profondeurs...
(de champ)

La vie reprend, plus ou moins, et pas partout…
Nous étions partis pour vous parler du Monde du cinéma, de la culture, de nos affres et de nos états d’âme, et puis les bombes et roquettes filant au-dessus du mur ont télescopé nos préoccupations (que nous trouvions sincèrement importantes), mais cela nous a aussi ramené à tous ces conflits oubliés...

MIGRANTS OU HABITANTS, ET POURQUOI PAS LES 2 ! 123 SOLEIL
Depuis plus de 3 ans maintenant, l’association 123 Soleil réuni tous ceux qui, à Avignon, veulent rencontrer les jeunes de Rosmerta et d’ailleurs, par la pratique cinématographique. Cette initiative permet à ces voyageurs qui ont pris tous les risques pour arriver jusqu’à nous, de faire des connaiss...

Des nouvelles de Rosmerta
L’association occupe depuis fin 2018 une ancienne école à Avignon pour héberger des jeunes réfugiés. En 2019, suite à une plainte du diocèse d’Avignon, propriétaire des lieux, un jugement a reconnu l’état de nécessité ayant conduit à la réquisition des bâtiments. L’association a obtenu un délai de t...

Pendant ce temps-là, sur la planète cinéma...
ON NAGE EN PLEIN PSYCHODRAME. Le Miracle Tenet n’a pas eu lieu. En effet, s’il a enregistré de fort belles entrées pour un blockbuster intello et déroutant, le film n’a pas pu – ou pas su – sauver à lui tout seul un système au bord du gouffre. No time to die et surtout pas du Coronavirus.L...

LES TEMPS MODERNES

Écrit et réalisé par Charlie Chaplin - USA 1936 1h27 - avec Charlot, Paulette Goddard...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES TEMPS MODERNESLes Temps modernes marque une étape décisive dans la carrière de Chaplin puisque c’est le dernier film dans lequel il apparaît sous les traits de Charlot le vagabond. C’est aussi son premier film « sonore ». Sonore et non parlant puisque, plusieurs années après la révolution technique qui permettait de faire entendre la voix des acteurs, Chaplin refuse de suivre le mouvement général et tourne un vrai film muet, où on entend les bruits du monde mais où les dialogues sont réduits au stade de borborygmes, aboiements, cris divers et enfin la fameuse chanson aux paroles informes (sur l’air de « Je cherche après Titine »), interprétée par Charlot lui-même. Moment historique puisque c’était la première fois qu’on entendait sa voix !

Charlot est donc ouvrier dans une usine. Il travaille sur une chaîne à serrer des boulons, répétant inlassablement le même geste. Mais il a toute les peines du monde à suivre la cadence infernale imposée aux équipes par la direction… Comble de malchance : c’est lui qui est choisi, sans qu’on lui demande son avis, pour tester la toute nouvelle « machine à manger », un prototype destiné à nourrir les ouvriers de manière plus fonctionnelle et plus rapide, histoire d’améliorer encore le rendement. Mais la machine a des ratés, puis s’emballe et se transforme vite en instrument de torture. Bref le prototype n’est pas au point et le patron lui-même le juge « peu pratique »…
Charlot retourne donc à la chaîne… où il n’arrive toujours pas à suivre le rythme. Emporté par l’élan de son serrage de boulons à répétition, il se laisse entraîner sur le tapis roulant et glisse dans les rouages de la machinerie qui fait fonctionner la chaîne. Quand il en ressort enfin, il est atteint d’une sorte de danse de Saint-Guy et se met à voir des boulons partout. Il veut serrer les boutons des robes des femmes, qu’il course la clef de douze à la main… Conduite aberrante qui le conduit illico à l’hôpital… Il en sortira rapidement, prêt à de nouvelles (més)-aventures dans le monde moderne qui l’agresse à tous les coins de rue…

Ce début dans l’usine, mené à un train d’enfer avec une invention comique irrésistible, donne bien le ton du film tout entier : Chaplin brosse une fresque endiablée sur et contre le machinisme, attaqué au nom de la dignité de l’individu. Individualiste forcené, Chaplin montre comment l’individu, victime d’une société organisée pour contrôler les masses, peut à l’occasion faire la nique à ce qui l’opprime en le tournant en ridicule, en passant à travers les mailles du filet, à travers les rouages de la machine…