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Le blog des profondeurs...
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Gazette post-covid no3
Donc on récapitule : à Avignon, à ce jour en zone rouge, on maintient toujours un fauteuil de libre de chaque côté d’une personne ou d’un groupe et le port du masque est obligatoire au cinéma même pendant les séances. À ce propos nous voudrions rassurer le monsieur de l’autre jour, récalcitrant...

« ciné-déconfiné » Ce qui a changé et ce qu’il faut respecter
• Il y a un décalage entre chaque séance pour que vous vous croisiez le moins possible.•.• Le port du masque est obligatoire dans tout le cinéma et également pendant la séance..• L’équipe est masquée (mais tout à fait reconnaissable).• L’heure c’est l’heure et VRAIMENT l’heure : aucun retard ne...

Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par Ulule et Lilo !
Après tant de rencontres animées dans nos salles sur l’écologie, on s’est dit qu’il était temps de passer à l’action et d’impulser une véri-table nouvelle génération de ciné-mas respectueux de l’environnement ! ... Lire Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par...

L’association 100 pour 1
L’association 100 pour 1 choisit de faire vivre la soli-darité en privilégiant l’action concrète depuis 2016. Grâce à ses adhérents qui s’engagent à verser au minimum 5€ par mois pendant 2 ans, elle procure gratuitement un logement à des familles migrantes sans papiers et les accompagne dans la rech...

Le Collectif 23h59 communique :
Comme annoncé en des temps très anciens datant d’avant le fameux Monde d’après, dans une précédente gazette, le Collectif 23h59 avait décidé de se muter en association pour poursuivre son action dans la continuité de sa propre histoire qui avait jadis duré plusieurs mois. Ces temps de guerre travers...

SYMPATHIE POUR LE DIABLE

Guillaume de FONTENAY - France 2018 1h40 - avec Niels Schneider, Ella Rumpf, Vincent Rottiers, Clément Métayer... Scénario de Guillaume de Fontenay, Guillaume Vigneault et Jean Barbe, d'après le livre de Paul Marchand.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SYMPATHIE POUR LE DIABLESarajevo, novembre 92, sept mois après le début du siège, des Serbes encerclent la ville. Plus de quatre-cent mille habitants sont retenus en otages. » Une voix blanche parle en off sur un plan d’ensemble de Sarajevo troué par les tirs de roquettes, dans un mélange de brume et de poussière de décombres. C’est la voix de Paul Marchand, qui, dès l’image suivante, accroché à son volant tel un pilote de course, conduit comme un damné sur Sniper Alley, l’avenue désertée de la ville, pour aller constater et pouvoir témoigner d’un nouveau massacre…



Guillaume de Fontenay, réalisateur canadien dont c'est le premier film, a mis des années à adapter le livre choc de Paul Marchand, reporter de guerre français, l’un des premiers journalistes arrivés à Sarajevo comme free-lance pour les journaux, radios et télés francophones d’Europe et du Canada. Il couvrit pendant dix-huit mois ce siège, qui reste le plus long de l’histoire de la guerre moderne. Sympathie pour le diable est une plongée crue dans les entrailles d’un conflit, mais aussi le portrait fiévreux d’un correspondant de guerre obsédé par la vérité. La caméra ne quitte pas le sillage de Paul. L’image granuleuse et la lumière grise saturée (le printemps reviendra-t-il un jour ?) témoignent du chaos d’une ville piégée, en train de périr dans l’indifférence internationale, sur fond de tractations vaines de l’ONU. Les scènes de travail des quelques journalistes et cameramen au milieu des fusillades et les passages de check-points coupent littéralement la respiration. Rares sont les moments où les corps se détendent, où les habitants, dont Boba, la traductrice (vibrante Ella Rumpf), arrachent à l’horreur un fugace répit.
Paul Marchand n’aimait pas se présenter comme journaliste, tant il voulait être autre chose que témoin… Il n’était pas sympathique : orgueilleux, volontiers irascible et vexant, tant il était violemment engagé dans la tragédie. Pas d’hagiographie, donc, de la part du réalisateur, mais un hommage sincère à ce héros de l’info trompe-la-mort, mélancolique et écœuré, qui a fini par se suicider en 2009, sans doute d’en avoir trop vu, de s’être trop longtemps senti impuissant. Niels Schneider crée un hallucinant Paul Marchand : corps tendu à l’extrême, dandy rageur aimanté à son volant, à ses cigares, et à son photographe, auquel Vincent Rottiers donne une crédibilité nerveuse.


(G. Odicino, Télérama)