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Le blog des profondeurs...
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Appel à musique !
APPEL A CHANSONS !   Appel aux groupes professionnels ou amateurs d’Avignon et alentours, pour égayer l’attente de nos spectateurs dans nos salles ! En cette période trouble où les concerts sont dentées rares, et que les programmations de nos amis de l’AJMI, L...

Voici donc la liste des nouveautés au « ciné-déconfiné »
Nous avons travaillé avec cœur et ardeur (vous nous connaissez) pour que la reprise se passe dans les meilleures conditions sanitaires pour le public et l’équipe, sans stress excessif ni désinvolture déplacée. • Il y aura un décalage important entre chaque séance et chacune des salles pour que vo...

Collectif 23h59
Madame la Maire,Tout vient à point à qui sait attendre, car il aura fallu une année : le Collectif 23h59 (en passe de se transformer en association s’assignant pour mission de veiller à la bonne santé du quartier de la Manutention) a pu constater que la Ville a su répondre avec profit aux criti...

Le Café Citoyen
Le Café Citoyen a poursuivi ses activités pendant le confinement et a repris ses soirées, les lundis soirs, à partir de 18h30, tous les 15 jours. Nous nous retrouvons pour échanger, réfléchir ensemble, et faire du concret (envisager des actions communes). Nous débattons de tous sujets...

Que les spectacles recommencent ! Et on ouvre les portes !
Le Théâtre du Chêne Noir a hâte de vous retrouver en septembre pour une nouvelle saison foisonnante, riche en théâtre, musique, conférences et humour, avec Eric-Emmanuel Schmitt, Denis Lavant, Patrick Timsit Alain Manoukian, Pierre Notte, Swann Arlaud, Maxime d’Aboville, Luc Ferry, Naïm, Rémi Charma...

GHOST TROPIC

Bas DEVOS - Belgique 2019 1h25 - avec Saadia Bentaïeb, Maaike Neuville, Stefan Gota, Cedric Luvuezo, Willy Thomas, Nora Dari...

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GHOST TROPICIl y a ici des rires, peut-être les mieux sentis qu’on ait entendus depuis longtemps au cinéma, quand le réalisateur présente Khadija, l’héroïne du film, remarquablement interprétée par Saadia Bentaïeb. Khadija, une femme de ménage d’origine maghrébine en fin de cinquantaine, profite d’une pause café avec ses camarades, qui se racontent des histoires. Quelque chose d’amusant a été dit, et la joie est chaleureusement partagée par cette communauté de gens de milieux ethniques différents, dans cette métropole européenne de taille moyenne qui semble vraiment à des lieues d’être un enfer.

Khadija finit son service du soir et prend le métro pour rentrer chez elle. Elle s’assoupit et elle se réveille au terminus, assez loin de chez elle pour appeler l’endroit « l’autre bout de la ville ». Ce dernier métro ne lui laisse comme alternative que de marcher dans l’inconnu, dans la nuit, pour rejoindre son domicile.

Il fait froid, elle est fatiguée et au fil de son trajet, elle va rencontrer ceux qui vivent (ou qui meurent) la nuit. Elle va aider certains, se faire aider par d’autres et finira par arriver chez elle au petit matin.
La nuit ne porte pas avec elle les poncifs cinématographiques habituels : pas de peur de l’autre, pas d’ombres malveillantes, pas de courses poursuites folles mais des rires, de la poésie, un espace serein où l’on peut respirer et presque se reposer, un espace de douceur là où certains pourraient croire trouver l’enfer, même si la douleur ne peut être ignorée.
Ici, c’est le parcours et pas la destination qui compte. En chemin, à travers une ville glacée l’hiver, elle va rencontrer un certain nombre de gens de différents moyens, milieux et origines, qui s’avèrent tous tout à fait humains. La nuit de Khadija durera pour nous une heure vingt-cinq minutes, nuit filmée par Bas Devos sans pathos et avec délicatesse et une grande humanité.
La ville est dépeinte tantôt avec réalisme, tantôt comme un espace onirique. Il y a dans Ghost Tropic une émouvante vibration poétique, où la retenue et le minimalisme ouvrent la porte à quelque chose de plus grand.
(avec l’aide de Jan Lumholdt, Cineuropa)

« Au fil du film, Khadija rencontre une série de personnes. Elles ont toutes en commun avec elle une vie en bas de l’échelle sociale. Un sans-abri, un vigile, des migrants, une pompiste, le gérant d’un magasin de nuit et une infirmière de nuit. Leurs rencontres sont parfois sans paroles, voire de simples observations. Il arrive que des conversations se nouent. Mais il apparaît rapidement que le périple de Khadija est légèrement surréel. D’ordinaire, cette femme timide ne s’engagerait jamais dans de telles rencontres. Mais les circonstances l’y obligent et elle semble les considérer comme une chance. Le retour chez elle devient pour elle une petite révolution. Un tournant. Un bond dans l’inconnu. » Bas DEVOS