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Le blog des profondeurs...
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Gazette post-covid no3
Donc on récapitule : à Avignon, à ce jour en zone rouge, on maintient toujours un fauteuil de libre de chaque côté d’une personne ou d’un groupe et le port du masque est obligatoire au cinéma même pendant les séances. À ce propos nous voudrions rassurer le monsieur de l’autre jour, récalcitrant...

« ciné-déconfiné » Ce qui a changé et ce qu’il faut respecter
• Il y a un décalage entre chaque séance pour que vous vous croisiez le moins possible.•.• Le port du masque est obligatoire dans tout le cinéma et également pendant la séance..• L’équipe est masquée (mais tout à fait reconnaissable).• L’heure c’est l’heure et VRAIMENT l’heure : aucun retard ne...

Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par Ulule et Lilo !
Après tant de rencontres animées dans nos salles sur l’écologie, on s’est dit qu’il était temps de passer à l’action et d’impulser une véri-table nouvelle génération de ciné-mas respectueux de l’environnement ! ... Lire Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par...

L’association 100 pour 1
L’association 100 pour 1 choisit de faire vivre la soli-darité en privilégiant l’action concrète depuis 2016. Grâce à ses adhérents qui s’engagent à verser au minimum 5€ par mois pendant 2 ans, elle procure gratuitement un logement à des familles migrantes sans papiers et les accompagne dans la rech...

Le Collectif 23h59 communique :
Comme annoncé en des temps très anciens datant d’avant le fameux Monde d’après, dans une précédente gazette, le Collectif 23h59 avait décidé de se muter en association pour poursuivre son action dans la continuité de sa propre histoire qui avait jadis duré plusieurs mois. Ces temps de guerre travers...

BROOKLYN AFFAIRS

(MOTHERLESS BROOKLYN) Edward NORTON - USA 2019 2h25 VOSTF - Avec Edward Norton, Bruce Willis, Gugu Mbatha-Raw, Alec Baldwin, Willem Dafœ, Ethan Suplee, Cherry Jones, Bobby Cannavale... Scénario de Edward Norton, d'après le roman de Jonathan Lethem.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

BROOKLYN AFFAIRSOn pense inévitablement à Brian De Palma, ou encore aux adaptations des romans de James Ellroy, où s’entremêlent les intérêts mafieux et ceux des politiques et où pour les beaux yeux d’une femme ou simplement contre l’injustice, un héros, souvent anti-héros, se dresse contre ces forces présupposées toute puissantes et inatteignables.

New York dans les années 1950. Lionel Essrog, détective privé, pas tout à fait conforme à l’idée que l’on s’en fait, puisque ce dernier souffre du syndrome de Gilles de la Tourette, enquête sur le meurtre de son mentor et unique ami Frank Minna. Ce dernier était le patron de l’agence de détectives privés dont fait partie Lionel et trois autres larrons qui se connaissent depuis l’orphelinat duquel les a sortis Frank. Une famille donc pour Lionel, handicapé par son syndrome qui lui fait débiter des insanités ou des suites de mots sans queue ni tête et l’affuble aussi de tocs irrépressibles. Mais il a pour lui de ne jamais rien oublier, de mémoriser tout ce qu’il voit ou entend.
Grâce aux rares indices en sa possession et à son esprit obsessionnel, il découvre des secrets dont la révélation pourrait avoir des conséquences sur la ville de New York… Des clubs de jazz de Harlem aux taudis de Brooklyn, jusqu’aux quartiers chics de Manhattan, Lionel devra affronter l’homme le plus redoutable de la ville pour sauver l’honneur de son ami disparu. Et peut-être aussi la femme qui lui assurera son salut…



Tiré du roman éponyme de Jonathan Lethem, publié en 1999, le scénario d’Edward Norton fait passer la trame des années 1990 aux années 1950. La distance du temps n’empêche pas de penser au présent, le ton de certains propos n’étant pas loin de ceux tenus par Donald Trump. Sous couvert de film noir aux teintes vintage, le film est presque un manifeste politique : développement urbain mené au détriment des populations noires démunies, corruption, intimidation, meurtres…
Les années 1950, ce sont aussi, heureusement, des grandes années du jazz. Edward Norton prend le temps de tourner dans un club, donnant espace et temps à un quintette et aux solos de trompette. La musique est plus qu’une trame sonore, elle participe au suspense, et rend hommage aux polars de l’époque. Mais la grande star du film reste New York elle-même. De Brooklyn à Harlem, des vues des ponts aux déambulations dans les rues, le film est une ode à cette ville. Dans la grande tradition des films noirs, ambiance jazzy, chapeaux mous et grands manteaux et privé au grand cœur, auquel manifestement Norton déclare ici son admiration et son amour, Brooklyn Affairs est une réussite du genre.