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Le blog des profondeurs...
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Gazette post-covid no3
Donc on récapitule : à Avignon, à ce jour en zone rouge, on maintient toujours un fauteuil de libre de chaque côté d’une personne ou d’un groupe et le port du masque est obligatoire au cinéma même pendant les séances. À ce propos nous voudrions rassurer le monsieur de l’autre jour, récalcitrant...

« ciné-déconfiné » Ce qui a changé et ce qu’il faut respecter
• Il y a un décalage entre chaque séance pour que vous vous croisiez le moins possible.•.• Le port du masque est obligatoire dans tout le cinéma et également pendant la séance..• L’équipe est masquée (mais tout à fait reconnaissable).• L’heure c’est l’heure et VRAIMENT l’heure : aucun retard ne...

Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par Ulule et Lilo !
Après tant de rencontres animées dans nos salles sur l’écologie, on s’est dit qu’il était temps de passer à l’action et d’impulser une véri-table nouvelle génération de ciné-mas respectueux de l’environnement ! ... Lire Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par...

L’association 100 pour 1
L’association 100 pour 1 choisit de faire vivre la soli-darité en privilégiant l’action concrète depuis 2016. Grâce à ses adhérents qui s’engagent à verser au minimum 5€ par mois pendant 2 ans, elle procure gratuitement un logement à des familles migrantes sans papiers et les accompagne dans la rech...

Le Collectif 23h59 communique :
Comme annoncé en des temps très anciens datant d’avant le fameux Monde d’après, dans une précédente gazette, le Collectif 23h59 avait décidé de se muter en association pour poursuivre son action dans la continuité de sa propre histoire qui avait jadis duré plusieurs mois. Ces temps de guerre travers...

WAVES

Écrit et réalisé par Trey Edward SHULTS - USA 2019 2h15 VOSTF - avec Taylor Russell, Kelvin Harrison Jr., Lucas Hedges, Alexa Demie, Sterling K. Brown, Renée Elise Goldsberry...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

WAVESWaves est une vague qui vous porte au gré des courants. Par moment vous êtes submergés par la musique rageuse et le rythme frénétique de la caméra. Et quand vous pensez vous noyer, vous remontez à la surface et profitez d'un moment de quiétude. Comme son grand frère Moonlight. le film fait l'effet d'un électrochoc. Car au-delà d'une mise en scène dotée d'une identité visuelle et sonore forte, Waves dissèque les rapports humains dans ce qu'ils ont de plus intime, ici au travers d'une famille américaine, sous la forme d'un diptyque percutant.



Pendant un peu plus de deux heures, nous allons donc suivre les joies et les peines, les désillusions et les espoirs d'une famille afro-américaine bourgeoise dans le sud de la Floride. Le fils aîné,Tyler, 18 ans, est la star de l'équipe de lutte de son bahut. Beau gosse, à l'aise, il sort avec la magnifique Alexis. Tout semble lui sourire et il pense déjà à la prestigieuse université qu'il va pouvoir rejoindre l'année prochaine, aidé bien évidemment de la fameuse bourse sportive. La cadette, Emily, est par contre plus réservée et effacée. Vivant dans l'ombre de ce grand frère qu'elle admire, c'est une bucheuse qui se donne du mal. De toute façon, ils doivent réussir quoiqu'il en coûte. Car la famille régie par Ronald, père aimant mais très exigeant, doit être irréprochable. Pour lui, être dans la moyenne n'est pas une option. Il est parti de rien et sait que ses enfants doivent donner dix fois plus que les Blancs pour parvenir à leurs objectifs. Tyler a l'air heureux, et même si la pression et l'attente de son père peuvent être oppressantes, la voie qui lui semble tracée lui convient parfaitement. Mais la crainte d'une blessure et une grossesse non désirée viennent entacher ce parfait tableau. Pour une personne qui ne dévoile pas facilement ses sentiments, l'épreuve est douloureuse. Et l'omniprésence des réseaux sociaux n'arrange pas les choses. Que se passe-t-il quand cette apparente réussite sociale se fissure et laisse entrevoir les failles et les faiblesses de chacun ?

À travers cette famille, le réalisateur nous donne à voir la toxicité de la masculinité, les brutalités infligées aux femmes, les espoirs et les déceptions d'une société gangrénée par la réussite à tout prix. Mais aussi le pardon et l'écoute qui peuvent parfois être rédempteurs. Les envolées visuelles sont étourdissantes, par moment enivrantes mais toujours fluides. La bande sonore est impeccable, utilisant des morceaux comme I am a God de Kanye West et se reposant sur l'excellente partition de Trent Reznor et Atticus Ross. Ce travail renforce le sentiment d'être tantôt malmené tantôt bercé par le film. Un vrai voyage sensoriel qui, on vient de l'apprendre, sortira dans très peu de salles françaises pour sans doute rejoindre rapidement la liste infinie des films qui disparaissent dans la marée des plateformes de VOD. Quel dommage car c'est assurément un film à vivre dans une salle obscure.