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Le blog des profondeurs...
(de champ)

23H59, et après ?
23H59, et après ? Qui n’a pas ressenti cette angoisse profonde face à l’horloge affichant cette heure terrible chaque jour renouvelée ? Qui n’a pas été saisi à la fois par la peur de ce qui risque de se passer après et par la nostalgie d’un temps qui s’achève à ce moment précis et ne reviendra j...

Le cinéma du peuple
“La plus grande qualité accessible pour tous, sans clivage social et culturel… Ce sera notre combat”. (Jean Vilar)   Ainsi donc le cinéma indépendant, le cinéma d’auteur serait « élitiste »… c’est en tout cas ce que déclarait, semble-t-il, une sociologue devant un amphi de 300 élèves ...

COLLECTIF 23H59… Un an plus tard !
Les travaux de séparation du Verger Urbain V et du passage seraient terminés. Il manque encore un panneau annonçant clairement les heures d’ouverture du jardin et du fameux passage… Ainsi nous pouvons de nouveau transiter, le soir, jusqu’à minuit et souvent plus, vers le quartier de la Man...

CAFÉ ROMA (ancien restaurant La Manutention) va enfin ouvrir ses portes !
Les « menus » travaux, comme nous vous l’avions annoncé dans notre dernière gazette vont être terminés ! Menus ? Pas tant que ça finalement :la peinture refaite, le mobilier changé, la cuisine réagencée, les nouvelles machines installées, les nouveaux menus édités… et puis é...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : C’EST LE BON SENS !
Belle soirée festive organisée par le Collectif 23h59, le 12 septembre dernier, dans le jardin du Verger Urbain V. Une réussite au-delà de nos espérances, qui attestait du plaisir des participants de pouvoir à nouveau emprunter le passage le soir, librement. Le dialogue avait repris, le bon sens l’a...

En collaboration avec Couleurs d’encre, séance unique le vendredi 31 janvier à 18h15 suivie d’une discussion avec Julien Paolucci, traducteur de littérature coréenne, en charge de la collection Romans et Nouvelles chez De Crescenzo éditeurs.

PRINTEMPS, ÉTÉ, AUTOMNE, HIVER… ET PRINTEMPS

Écrit et réalisé par KIM KI-DUK - Corée du Sud 2003 1h43 VOSTF - avec Oh Young-su, Kim Young-min, Seo Jae-kyung, Ha Yeo-jin, Kim Ki-duk...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PRINTEMPS, ÉTÉ, AUTOMNE, HIVER… ET PRINTEMPSDeux grandes portes en bois sculptées apparaissent sur l’écran. Quel secret enferment-elles ? Soudain, comme poussées par une main invisible, lentement elles s’ouvrent. Apparaît alors un paysage d’une beauté exaltante. Au milieu d’un lac, au cœur de montagnes recouvertes d’une forêt luxuriante, flotte, immobile, éternel, un temple de bois.
On pourrait, à l’infini, contempler ce paysage qui inlassablement se métamorphose au fil du temps, comme cet enfant qu’un vieux moine élève dans ce havre de paix. Tous deux vivent isolés, coupés du monde extérieur. Seule la barque (ou plus tard la glace en hiver) assure le lien avec la terre ferme, la « civilisation ».
La méditation, les rituels, l’apprentissage des gestes essentiels rythment leur vie jusqu’au jour où arrive, accompagnée par sa mère, une adolescente malade. Elle reste. Le vieux moine tente de la soigner, mais le mal résiste, peut-être a-t-il plus à voir avec l’âme de la jeune fille qu’avec son corps.
L’enfant devenu jeune homme s’enflamme pour la belle…, les jours passent et la jeune femme guérit. Il est temps pour elle de partir et le jeune moine amoureux décide de quitter cet Eden pour aller la retrouver.
Les années passent et l’ex-disciple devenu adulte, presque vieux avant l’âge, reviendra auprès du vieux moine… mais ce sera pour y trouver refuge, pour se cacher... Et le temple est toujours là, immobile sur l’eau calme…
Printemps, été, automne, hiver… et printemps est un conte philosophique sur la condition humaine, sur le cycle sans cesse recommencé de la vie, intimement lié à celui de la nature. Le film sait à la fois être simple et profond, contemplatif et vibrant, doux et cruel, mystique et concret. C’est splendide et fascinant, ça vous illumine et crée en vous un très rare sentiment de sérénité.

Cette projection vient conclure l’exposition Dialogue d’encre installée à la Bibliothèque Ceccano jusqu’au 28 janvier. Julien Paolucci animera un débat sur la façon dont se vit le lien entre les saisons de la nature et la vie des gens dans la culture coréenne contemporaine, et sur le rôle de la calligraphie dans cette fiction contemplative où s’entremêlent l’imaginaire et le réel.