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En collaboration avec l’Acid spectateur et l’OIP (Observatoire International des Prisons) la projection du vendredi 3 avril à 20h30 sera suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Alice Odiot.

DES HOMMES

Alice ODIOT et Jean-Robert VIALLET - documentaire France 2019 1h22 -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DES HOMMESLe film aurait pu s'intituler Les Baumettes. Les cinéastes et leur producteur ont choisi Des hommes, titre qui s'est imposé durant le travail de montage. Que reste-t-il d'humanité dans cette prison de Marseille où s'entassent 2000 détenus dont la moitié n'ont pas 30 ans, dénoncée à de nombreuses reprises pour ses conditions de détention inhumaines (y compris par les plus hautes autorités administratives) ? Par quels interstices parvient-elle à ressurgir ? Plutôt que de se focaliser sur ce lieu emblématique de l'univers carcéral en France, Alice Odiot et Jean-Robert Viallet se sont intéressés à ses occupants : les détenus mais également le personnel pénitentiaire, qui se laisse rarement filmer en immersion. Des images émerge la nécessité impérieuse de faire lien, envers et contre tout : on s'invective et on s'interpelle constamment, à travers les fenêtres, les barreaux, les couloirs interminables…

Le dispositif mis en place par les cinéastes, favorisant l'émergence de la parole, semble ainsi répondre à ce besoin fondamental d'un rapport humain, d'un échange. Les protagonistes ont été prévenus en amont du tournage, mais aucune préparation particulière n'a été mise en place afin d'obtenir les scènes les plus naturelles possibles. On pressent aussi l'urgence de part et d'autre de témoigner de ces conditions de vie et de travail rendues insupportables. La vulnérabilité affleure souvent mais ces voix qui s'élèvent par-delà les verrous sont filmées sans misérabilisme. Elles dressent un constat implacable, qui nous questionne en tant que spectateurs et citoyens : est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Cinéastes mais aussi journalistes (et récompensés chacun par le Prix Albert Londres en 2010 et 2012), Alice Odiot et Jean-Robert Viallet ont décidé dès la genèse du projet de réaliser un film de cinéma plutôt qu'un reportage. Pas de commentaire en voix off, pas de format préconçu, mais une expérience immersive pour le spectateur dont la forme serait dictée par les images et le matériel sonore recueillis. Les questions de mise en scène se donc posées d'emblée : où placer la caméra ? Quelle distance avec les détenus ? Comment ne pas s'imposer comme un œil supplémentaire, après celui des surveillants, puis de l‘institution en général ? Le film affiche une grande sobriété dans sa manière de contourner les contraintes spatiales : il privilégie les plans fixes, évite les axes regard (que ce soit du point de vue des détenus ou de celui du personnel pénitentiaire), et il s'écarte de tout sensationnalisme. (Acid)