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Le blog des profondeurs...
(de champ)

La vie reprend, plus ou moins, et pas partout…
Nous étions partis pour vous parler du Monde du cinéma, de la culture, de nos affres et de nos états d’âme, et puis les bombes et roquettes filant au-dessus du mur ont télescopé nos préoccupations (que nous trouvions sincèrement importantes), mais cela nous a aussi ramené à tous ces conflits oubliés...

MIGRANTS OU HABITANTS, ET POURQUOI PAS LES 2 ! 123 SOLEIL
Depuis plus de 3 ans maintenant, l’association 123 Soleil réuni tous ceux qui, à Avignon, veulent rencontrer les jeunes de Rosmerta et d’ailleurs, par la pratique cinématographique. Cette initiative permet à ces voyageurs qui ont pris tous les risques pour arriver jusqu’à nous, de faire des connaiss...

Des nouvelles de Rosmerta
L’association occupe depuis fin 2018 une ancienne école à Avignon pour héberger des jeunes réfugiés. En 2019, suite à une plainte du diocèse d’Avignon, propriétaire des lieux, un jugement a reconnu l’état de nécessité ayant conduit à la réquisition des bâtiments. L’association a obtenu un délai de t...

Pendant ce temps-là, sur la planète cinéma...
ON NAGE EN PLEIN PSYCHODRAME. Le Miracle Tenet n’a pas eu lieu. En effet, s’il a enregistré de fort belles entrées pour un blockbuster intello et déroutant, le film n’a pas pu – ou pas su – sauver à lui tout seul un système au bord du gouffre. No time to die et surtout pas du Coronavirus.L...

SUZANNA ANDLER

Écrit et réalisé par Benoît JACQUOT - France 2020 1h31 - avec Charlotte Gainsbourg, Niels Schneider, Nathan Willcocs, Julia Roy... D’après la pièce du même titre de Marguerite Duras.

Du 02/06/21 au 22/06/21

SUZANNA ANDLERCe film est né d’une promesse. Celle faite par Benoît Jacquot à Marguerite Duras – dont il fut l’assistant «  quasi permanent  » alors qu’elle tournait, entre 1972 et 1975, Nathalie Granger, La Femme du Gange,  India song… Discutant un jour avec l’écrivaine de Suzanna Andler, une pièce créée en 1969 qu’il apprécie et à laquelle elle est devenue indifférente, Benoît Jacquot dispute MD : « Pourquoi n’aimes-tu plus cette pièce ? » - « Que lui trouves-tu  ?  » répond-elle.  «  C’est du boulevard racinisé  ; souvent on voit l’inverse, du Racine boulevardisé. Cette Suzanna m’émeut beaucoup », préciset-il. « Eh bien, fais-en un film ! » rétorquet-elle. Cette injonction est aujourd’hui devenue réalité…



Une femme de 40 ans visite une grande villa vide du Midi, proche de la mer. Nous sommes hors saison et elle souhaite la louer pour y passer l’été avec son mari, Jean, et ses deux enfants. La maison est chère mais il est riche, elle attend son appel. Il la trompe, ils vivent en parallèle depuis six ans, elle est perdue. Depuis sept mois, elle a un amant, Michel, qui réside dans une ville proche. Il passe la voir dans la maison. La nuit, toutes les nuits passées ensemble, ils boivent et font l’amour. La situation, effectivement, sonne boulevard  : le trio, les élites, les affres d’une femme mûre qui hésite. La langue est extraordinaire : les mots précis de Duras rythmés subtilement en confessions, en monologues, en dialogues. Mais le plus puissant dans ce film semble son incarnation. Pas seulement parce que Charlotte Gainsbourg est géniale de nuances et de présence, mais car elle réincarne une époque. Tout dans ce qu’elle dit paraît intemporel, et pourtant, par ce qu’elle représente généalogiquement dans la culture française, par sa manière de porter ses vêtements, par sa façon de parler, de bouger, d’écouter, de se défaire, par tout cela elle fait Histoire.