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ÉDITO : LE JEU DU CALAMAR
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Montpellier. Strasbourg. Gonesse. Avignon. Quel point commun entre ces villes et tant d’autres ?
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SAS Coopérative Qui vivra Bérat
La Ménardière, sise au cœur de la commune de Bérat – à une quarantaine de kilomètres au sud de Toulouse –, est un habitat partagé initié par les vétérans d’Utopia et un groupe de femmes et d’hommes qui ont mis en commun leurs moyens inégaux et un prêt consenti par le Crédit Coopératif qui les accomp...

DEBOUT LES FEMMES !

Gilles PERRET et François RUFFIN - documentaire France 2021 1h25

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DEBOUT LES FEMMES !« Notre pays tout entier repose sur ces femmes et ces hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. Il faudra s’en rappeler. » Ainsi parlait Emmanuel Macron, en avril 2020, alors que les premiers assauts du Covid mettaient toute la France à l’arrêt. Toute ? Non. « Ces femmes et ces hommes », c’est à dire le petit personnel soignant, le petit personnel des épiceries et des centres commerciaux, le petit personnel d’entretien… tout un peuple irréductible de « petit personnel » dont notre Président bien-aimé prenait soudainement conscience de l’importance, non seulement n’allait pas s’arrêter de travailler, mais allait au contraire être mis « en première ligne » (selon la terminologie guerrière en vogue) face au virus pour permettre au pays confiné de survivre en attendant des jours meilleurs.



En avril 2020, justement, le député France Insoumise du Nord François Ruffin est sur les routes de France, en mission parlementaire d’information sur « les métiers du lien ». Par « métiers du lien » on entend principalement l’accompagnement d’enfant en situation de handicap (AESH), les assistantes maternelles, les auxiliaires de vie sociale (AVS) et l’animation périscolaire. Des métiers pile-poil concernés par la déclaration si généreuse et si concernée de Monsieur Le Président. Des métiers pourtant dont les rémunérations se situent en dessous du salaire minimum mensuel, qui malgré une forte amplitude horaire les placent sous le seuil de pauvreté – et qui sont (tiens donc !) ultra-majoritairement occupés par des femmes. Pas exactement en odeur de sainteté au Palais Bourbon, le Député Ruffin met toute son énergie dans une mission qui, il l’espère, permettra enfin d’offrir un statut aux « professionnelles du lien » et, partant de là, une batterie de droits et de protections dont ces championnes de la solidarité et de la précarité sont singulièrement dépourvues. Flanqué du député La République en Marche du Rhône Bruno Bonnell, il a donc ressorti son kangoo du garage, il embarque l’ami Gilles Perret armé de sa caméra, et roule ma poule ! Le voilà reparti faire ce qu’il sait faire de mieux : rencontrer et faire parler les gens, enregistrer leur parole, témoigner et tenter, inlassablement, de renverser la marche d’un monde inégalitaire, rééquilibrer la balance sociale au profit des oubliées du système.

Avec Debout les femmes !, on assiste à la naissance d’un objet dont on a longtemps rêvé sans trop savoir quelle forme il pourrait prendre : basiquement, le rapport de mission parlementaire à destination du plus grand nombre, quasi en temps réel. Plus largement, un outil de réappropriation du champ politique par tout un chacun, clair, accessible, compréhensible, sans langue de bois. Comme si, par la magie du cinéma, le débat parlementaire pouvait s’inviter, sur des sujets très concrets, dans nos cuisines, dans nos troquets, dans nos cinémas… Vous, moi, la Mère Michel et le Père Lustucru, tout le monde s’y retrouve, tout le monde comprend.

Avec Bruno Bonnell, François « Tintin » Ruffin a trouvé son Captaine Haddock. Après une entrée en matière assez rugueuse (« Mais qui m’a mis cette tête de con ? » s’exclame-t-il lors de leur première rencontre), leur duo à la Laurel & Hardy prend de l’épaisseur et prend une tournure insoupçonnée – rien n’étant plus beau que de voir les yeux d’un libéral bon teint se dessiller au contact de la réalité. Ensemble, avec ces invisibles du soin et du lien, ils vont se bagarrer pour que ces travailleuses soient enfin reconnues, dans leur statut, dans leurs revenus. Et s’il le faut, ils réinventeront avec elles l’Assemblée nationale…