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Ma classe au cinéma
ENSEIGNANTS, ENSEIGNANTES, vous pouvez d’ores et déjà inscrire votre classe pour le parcours Ma classe au cinéma, proposé aux élèves de la maternelle à la terminale. Ce programme propose aux élèves de découvrir des œuvres cinématographiques en salle et de se constituer ainsi, grâce au...

123 soleil, des nouvelles !
Cette association est née il y a 5 ans autour d’une table du café d’Utopia avec l’idée de créer des rencontres entre des jeunes migrants nouvellement arrivés à Avignon et des autochtones, spectateurs d’Utopia essentiellement. La recette : un dimanche, de préférence ensoleillé, un...

DOUCES TERRES
Partout en Vaucluse des collectifs osent défier les décideurs, industriels, présidents d’interco, aménageurs et même l’État, contre la bétonisation des terres agricoles et naturelles. Ils remettent en cause l’aménagement du territoire qui contient trop de projets écocides.Ils se battent, avec leurs ...

SOLIDARITE UKRAINE : LE FRANÇAIS LANGUE DU CŒUR.
Aux images insoutenables qui nous parviennent d’Ukraine s’ajoutent l’exil et l’afflux d’une population traumatisée qui fuit les horreurs de la guerre. Des centaines de réfugiés sont attendus dans notre département et la qualité de l’accueil signifie aussi de leur apporter une bonne maîtrise des base...

L’ATALANTE

Jean VIGO - France 1934 1h29 - avec Michel Simon, Dita Parlo, Jean Dasté... Scénario de Jean Vigo et Albert Riéra.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L’ATALANTELorsqu’il commence la réalisation de L’Atalante fin 1933, Jean Vigo se sait malade. Il supervise pourtant l’intégralité du tournage, ainsi que le début du montage avant d’abandonner la fin du travail à son monteur. Face au résultat et suite à quelques projections aux retours peu élogieux, la Gaumont décide de couper de nombreux passages et d’effectuer de nombreux changements. On remplace la musique de Maurice Jaubert par une chanson à la mode alors, Le Chaland qui passe, qui donnera son titre à cette nouvelle version.
Ce n’est qu’en 1990 que Gaumont effectue une restauration afin d’aboutir à la version la plus proche de celle qu’imagina Jean Vigo.
La grande singularité de L’Atalante, à l’époque et encore aujourd’hui, ne provient pas de son scénario assez classique au premier abord : nous suivons la vie d’un petit groupe de mariniers qui va être bouleversée lorsque Jean, le patron de la péniche L’Atalante, épouse la belle Juliette.

Avec un tel matériau de base, rien ne destinait cette œuvre à entrer éternellement dans le Panthéon du Septième Art. Mais c’était compter sans la poésie, le lyrisme de son auteur. La réalisation se permet toutes les audaces et fait voguer ses personnages sur un fleuve quasi-surréaliste : les images se superposent, les sons se distordent avec harmonie et le temps n’a plus de valeur…
Au final, on découvre à chaque vision de L’Atalante que Jean Vigo a réussi ici à toucher à quelque chose de pur, de puissant, de magique. Une sorte de miracle cinématographique que l’on ne cesse de voir et revoir afin d’en cerner le secret, en vain.

(S. Perret, blogs.médiapart.fr)