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Ma classe au cinéma
ENSEIGNANTS, ENSEIGNANTES, vous pouvez d’ores et déjà inscrire votre classe pour le parcours Ma classe au cinéma, proposé aux élèves de la maternelle à la terminale. Ce programme propose aux élèves de découvrir des œuvres cinématographiques en salle et de se constituer ainsi, grâce au...

123 soleil, des nouvelles !
Cette association est née il y a 5 ans autour d’une table du café d’Utopia avec l’idée de créer des rencontres entre des jeunes migrants nouvellement arrivés à Avignon et des autochtones, spectateurs d’Utopia essentiellement. La recette : un dimanche, de préférence ensoleillé, un...

DOUCES TERRES
Partout en Vaucluse des collectifs osent défier les décideurs, industriels, présidents d’interco, aménageurs et même l’État, contre la bétonisation des terres agricoles et naturelles. Ils remettent en cause l’aménagement du territoire qui contient trop de projets écocides.Ils se battent, avec leurs ...

SOLIDARITE UKRAINE : LE FRANÇAIS LANGUE DU CŒUR.
Aux images insoutenables qui nous parviennent d’Ukraine s’ajoutent l’exil et l’afflux d’une population traumatisée qui fuit les horreurs de la guerre. Des centaines de réfugiés sont attendus dans notre département et la qualité de l’accueil signifie aussi de leur apporter une bonne maîtrise des base...

NEIGE

Juliet BERTO et Jean-Henri ROGER - France 1981 1h20 - avec Juliet Berto, Jean-François Stévenin, Robert Liensol, Paul Le Person, Patrick Chesnais, Jean-François Balmer, Nini Crepon... Scénario de Marc Villard, sur une idée de Juliet Berto. Musique de Bernard Lavilliers et François Bréant.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

NEIGEAnita, elle est barmaid, elle a un grand cœur. Willy lui, Anita il l’aime et c’est pas tous les jours facile. Jocko, lui, est antillais, pour vivre son exil, son « truc » c’est l’église de la Sainte-Trinité dont il est le Pasteur. Tous les trois ils vivent sur les 800 mètres de boulevard entre Barbès et Pigalle. Bobby c’est le môme antillais du quartier, il fait profession de « dealer ». Anita l’a presque élevé ce môme. Anita et ses deux copains, ils vont apprendre le prix du gramme d’héroïne…

Succès inattendu du début des années 1980 et très vite élevé au rang de « culte », le premier film de l’actrice Juliet Berto et du cinéaste Jean-Henri Roger tentait de saisir au présent l’atmosphère bigarrée des quartiers nord (Pigalle, Barbès, la Goutte d’Or) du Paris de l’époque, tout en renouant avec une tradition réaliste à l’ancienne. Nombre d’éléments de Neige relèvent de l’hommage, voire de la citation, et d’un plaisir (contagieux !) à ressusciter, avec les moyens du bord, un cinéma d’un autre âge : intrigue de polar, personnages typés et hauts en couleurs interprétés sans crainte de l’outrance bouffonne (le regretté Stévenin en Hongrois, Chesnais et Balmer en flics un peu minables), goût d’un certain folklore gouailleur ; surgissement de visages familiers, fantômes bienveillants et protecteurs (Eddie Constantine, Raymond Bussières en vieux projectionniste du mythique Trianon, vaste salle alors moribonde, reconvertie dans les films d’aventures et de karaté).

Mais à côté de la nostalgie et du plaisir de redonner vie à ce cinéma du passé, le film s’écrit aussi au présent de 1980 et bénéficie d’une vraie prise de risque : la caméra, presque toujours portée à la main, accompagne les acteurs propulsés dans un univers qui vit sa vie propre, non soumise à la fiction (les passants ne sont à l’évidence pas des figurants) et où l’artifice prend des accents de vérité criante, notamment avec le personnage de Betty, le travesti joué par Nini Crépon.
Surtout, le regard des cinéastes, évitant la complaisance et le jugement réducteur, est toujours en empathie avec les paumés pitoyables et magnifiques de ce Neige assurément daté mais dont la poésie et la générosité continuent d’émouvoir.