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GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
En catimini, à 2h00 du matin mardi 29 mai, une poignée de députés a rejeté l’interdiction du glyphosate, herbicide pourtant reconnu comme toxique pour l’environnement et classé comme « cancérigène probable » par l’Organisation Mondiale de la Santé. Emmanuel Macron s’était engagé à interdure d’ic...

PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

Savez-vous quel est le point commun entre le Linky et le RGPD ? L’exploitation des données personnelles.
Le règlement général pour la protection des données (RGPD) applicable en Europe depuis le 25 mai 2018 concerne le traitement et la circulation des données à caractère personnel, sur lesquelles les entreprises s’appuient pour proposer des services et des produits. Les données personnelles sont mainte...

CANDELARIA

Jhonny Hendrix HINESTROZA - Cuba 2017 1h27mn VOSTF - avec Veronica Lynn, Charles Alden Knight James, Manuel Viveros, Philipp Hochmair... Scénario de Maria Camila Arias et Johnny Hendrix Hinestroza.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

CANDELARIALe héros masculin de ce film épatant est Victor Hugo ! Un Victor Hugo qui n'a rien à voir avec notre barbu national, un Victor Hugo qui est né et habite à Cuba, qui vit non de littérature mais de trafic de cigares…
Nous sommes en 1994, à Cuba donc, au moment où l'embargo se montre aussi féroce qu'un rhinocéros braconné. Les privations sont le lot quotidien des habitants de l'île et chacun traficote comme il peut pour grappiller quelques piécettes. Victor Hugo et sa femme Candelaria cherchent comme tout le monde à tirer leur épingle du jeu et à affronter, tant bien que mal, la disette alimentaire. Même si cela implique de manger les cinq petits poussins qui gambadent dans la maison et que Candelaria traite comme des enfants-rois ? Hors de question, bien sûr : car quand Victor Hugo évoque le sujet, Candelaria se crispe et rouspète aussi sec. Il faudra donc se contenter de l'éternel gâteau de carottes et des quelques bouts de viande que Victor Hugo se procure grâce aux cigares volés qu'il vend sous le manteau… Tant pis si les murs de la baraque s'effritent comme des peaux mortes et si l'électricité est coupée : un joli dessus de lit, des dîners aux chandelles et hop, on finirait presque pas trouver tout cela romantique. D'ailleurs, de romantisme, Candelaria n'en manque pas quand elle chante tous les soirs dans un bar pour touristes : il n'y a qu'à voir la minutie qu'elle met à farder sa bouche et ses joues, à souligner sa paupière d'un léger trait de noir et à se vêtir de sa robe rouge, qui lui donne le chien d'une danseuse de flamenco. Et l'on comprend pourquoi son prénom a été choisi comme titre du film, puisqu'il porte en lui les mêmes qualités que cette Cubaine au cœur chaud comme une bouillotte : tendresse, intelligence, humanisme et un brin de malice qui ferait rougir les plus coincés d'entre nous…

Car il faut préciser que Candelaria va sur ses 80 printemps, typiquement l'âge où l'on s'imagine que le vieux lambda fait des mots croisés pendant que fiston pousse le chariot et que pimprenelle arrose les plantes… Sauf que Candelaria n'a jamais eu d'enfants (à son grand dam, d'ailleurs) et que tout ce qu'elle a, elle le doit à elle seule. Y compris cette petite étincelle qu'elle ravive et qui va pimenter sa vie de couple avec Victor Hugo, avec qui elle entretenait depuis quelques temps une relation bien plus de l'ordre fraternel que charnel…
Tout arrive quand elle trouve un jour une mystérieuse caméra, égarée dans la pile de linge sale de l'usine où elle travaille. Tentée de la rendre à son patron, elle se ravise : voilà un engin qui rapportera plus gros que les quelques cigares volés de son mari et qui mettra fin, pour un temps du moins, à l'intérêt glouton que celui-ci porte à ses poussins chéris. Mais plutôt que d'être revendue, la caméra devient peu à peu l'intermédiaire d'un jeu malicieux entre nos deux héros, ravivant la passion enfouie de leur jeunesse… Comme si voir l'autre par le prisme d'un écran permettait de le voir d'une autre manière, là où il n'y avait que routine et fatalité du temps qui passe. « Quand ai-je cessé de te regarder ? » s'étonne même Victor Hugo, ébloui par la beauté de sa femme qu'il avait perdu l'habitude de remarquer.

Voilà un joli film d'amour, un teen movie du troisième âge, généreux, drôle, vivifiant, avec des acteurs tellement complices et merveilleux que le moindre de leurs fous rires nous fait fondre, le tout rehaussé d'un retournement de situation tout à fait inattendu, et dont il serait dommage de vous parler ici… Allez, un indice : « c'est pour faire plaisir aux touristes ».