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a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
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PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

Savez-vous quel est le point commun entre le Linky et le RGPD ? L’exploitation des données personnelles.
Le règlement général pour la protection des données (RGPD) applicable en Europe depuis le 25 mai 2018 concerne le traitement et la circulation des données à caractère personnel, sur lesquelles les entreprises s’appuient pour proposer des services et des produits. Les données personnelles sont mainte...

Samedi 9 Juin 2018 à partir de 16h

Grande Soirée du Raga


Musique classique indienne
UNE PREMIÈRE À BORDEAUX !
Organisé par GANAPATI

LE PROGRAMME
16h : La Danse du vent, film de Rajan Khosa (1997, 1h23, VOSTF)
18h : Pdt. Atulkumar Upadhye, violon
Apurba Mukherjee, tabla.
19h45 : Sudeshna Bhattacharya, sarod
Suranjana Ghosh, tabla.
21h30 : Rishab Prasanna, flûte bansuri
Mosin Khan Kawa, tabla.
23h15 : Sabir Sultan Khan, sarangi
Prabhu Édouard, tabla.

Tarifs : Pass global : 35 euros
Pass film / 1er concert : 18 euros
Pass 3 concerts : 25 euros
Achetez vos places à l'avance, à partir du Mercredi 30 Mai.
(Pour les adhérents Ganapati, tarifs spéciaux, réservation obligatoire au 05 56 52 56 47 ou 06 33 61 11 12)

LA DANSE DU VENT

Rojan KHOSA - Inde 1997 1h23mn VOSTF - avec Kitu Gidwani, Pakhi Tyrewala, Bhaveen Gosain, Roshan Bano, Kapila Vatsyayan... Scénario de Rajan Khosa et Robin Mukherjee. Musique de Shubha Mudgal.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA DANSE DU VENTPremier long-métrage du documentariste Rojan Khosa (37 ans en 1997), La Danse du vent se déroule dans les années 80 à New-Delhi.

La scène initiale se passe dans un célèbre temple-tombeau musulman de tradition soufie, construit au début du 16ème siècle : une petite-fille y pénètre et joue avec l'écho de sa voix sous le dôme décrépi.
Dans la séquence suivante, Pallavi prend une leçon de chant classique avec sa mère, Karuna Devi, célèbre musicienne. Ranmal, mari de Pallavi, est aussi son imprésario. Lors d'un concert où la présence d'un critique influent, Thakkar sera déterminante pour la suite de l'histoire, la chanteuse apprend le malaise et l'hospitalisation de sa mère, qui mourra peu de temps après son retour chez elle.
Le mari, soucieux de la notoriété et de la reconnaissance de l'art de sa femme, organise trop vite après ce deuil un concert au cours duquel Pallavi perd sa voix. Le film montre alors la déprime de l'artiste et relate la reconquête de son art dans un monde où la modernité disperse les repères et trouble la relation traditionnelle du maître à disciple.

Munir Babar (B.C.Sanyal, peintre bengali célèbre), gourou archétypal, ne s'est jamais compromis ni à donner des concerts publics, ni à s'enregistrer. Accompagné d'une petite-fille, Tara, il s'est enfermé dans un silence de parole.
Fable nostalgique sur le poids de l'initiation traditionnelle, qui ne doit pas se réduire à une simple reproduction mais demande au disciple d'exprimer sa propre sensibilité, ce film nous plonge dans une Inde actuelle et quotidienne, au-delà de simples symbolismes naïfs.

GANAPATI, association culturelle philindienne, propose un événement exceptionnel, une succession de quatre concerts donnés par différents musiciens. Expérience sensorielle unique que celle d'une nuit blanche musicale.
L'Inde n'a jamais cessé de fasciner les Européens par ses richesses, ses diversités et ses paradoxes. Ses cultures musicales de traditions orales découlent d'ancestrales pensées théoriques et religieuses qui ont su intégrer de nombreuses influences d'Asie centrale, d'Iran, de Grèce et de Turquie.

Le raga, concept spécifiquement indien, s'apparente aux modes grecs, aux maqam arabes et aux dastgah persans. Mais il dépasse la simple notion de mode en établissant des correspondances avec les heures du jour, de la nuit, des saisons, des couleurs, des miniatures, des moments affectifs et des textes. Les ragas portent des noms de divinités masculines (raga) ou féminines (ragini) et même de leur descendance (putra).
C'est une musique improvisée dont la tradition (celle du Nord : hindoustanie, du Sud : carnatique) se transmet le plus souvent par enseignement familial dans des écoles (gharana) associées au nom de villes et de maîtres (guru).
D'une grande variété, les instruments indiens privilégient des sonorités riches en harmoniques.
Le sarangi, instrument à cordes frottées, illustrera cette dimension ainsi que le sarod, instrument à cordes pincées. La flûte, attribut du dieu Krishna, est plus large que l'occidentale. Nommée bansuri, faite à partir d'un bambou, elle est riche en sons graves et favorise des alap (début du raga) exceptionnels. Le violon, apport de la colonisation occidentale, a été rapidement assimilé, surtout dans la tradition d'Inde du Sud. Accordé selon le raga choisi, il est joué dans une posture qui rappelle celle du joueur de rebab arabe.
Tous ces instruments mélodiques sont accompagnés par une paire de tambours accordés, appelés tabla, dont la peau, lestée en son centre d'une pastille noire, est mise en vibration par les différentes parties des mains véloces du percussionniste.