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Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 6 mai de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de chèv...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 7)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 29/04 au mardi 5/05/2020  Mercredi 29 avril, jour 44 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 29 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 6)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 22/04 au mardi 28/04/2020  Mercredi 22 avril, jour 37 de l’après La séquence du confiné #34 La séquence précédente était extraite de L’as de pique, premier long métrage de Miloš Forman. Réalisé en 1964, le film suit les a...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 5)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 15/04 au mardi 21/04/2020  Mercredi 15 avril, jour 31 de l’après Comme la semaine dernière, nous vous soumettons ce mercredi quelques suggestions de films à voir (voir colonne de gauche). La semaine dernière c’était la ré...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 4)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 8/04 au mardi 14/04/2020  Mercredi 8 avril, jour 24 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 8 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de ...

Jeudi 24 SEPTEMBRE 2020 à 20h15

ÉCRANS URBAINS #3


Cycle de films proposé par arc en rêve centre d’architecture en partenariat avec la revue l’Architecture d’Aujourd’hui pour explorer les liens entre architecture et cinéma. Présentation et débat avec Christophe Catsaros, critique d’art et d’architecture.

PARK

Écrit et réalisé par Sophie EXARCHOU - Grèce 2016 1h40mn VOSTF - avec Dimitris Kitsos, Dimitra Vlagkopoulou, Enuki Gvenatadze, Lena Kitsopoulou...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PARKPark met en scène la déshérence d’une bande d’adolescents dans les ruines contemporaines du complexe olympique d’Athènes. Dix ans après les Jeux de 2004, la Grèce traverse la plus sérieuse crise économique de son histoire récente. La ville n’a pas su reconvertir les infrastructures réalisées à grands frais. Le bilan est d’autant plus grave que l’une des causes de la crise économique n’est autre que l’endettement dû au chantier pharaonique des Jeux.
Le décor d’une infrastructure neuve abandonnée dans le film d’Exarchou n’est pas sans rapport avec les codes du cinéma post-apocalyptique et le principe d’un regard rétrospectif sur les ruines d’un futur qui n’est jamais advenu. Car plus qu’un passé, les ruines olympiques portent en elle la promesse non tenue d’un développement avorté.
En mettant en scène les stades et équipements abandonnés, Park nous rappelle que l’issue du pari olympique n’est pas toujours heureuse. La nature des Jeux serait-elle en partie responsable de ce revers ? L’olympisme, dans sa version globalisée et spectaculaire, serait-il irrémédiablement dopé, à l’instar des nouveaux dieux du stade qu’il produit ?

Le film d’Exarchou se construit sur les deux principaux échecs du pari olympique : sa promesse d’une cité idéale qui n’adviendra jamais, et celle d’une jeunesse épanouie dans l’exploit sportif, dont la bande d’adolescents en déshérence n’est que la parodie hallucinée. Comme tout événement sujet à une surexploitation médiatique, les Jeux semblent prisonniers de leurs paradoxes. Ils substituent aux villes l’image radieuse d’une société épanouie dans l’effort sain et le volontariat. Sauf que cette image idyllique n’est qu’un décor télévisuel, sans lien avec la vie des citadins relégués au rang de spectateurs ou de figurants. La réalité, une fois les Jeux terminés, est plutôt à chercher dans les déchets urbains (les stades inutilisés) et humains (les jeunes désœuvrés)… On peut légitimement se demander par quelle spéculation, par quelle torsion illusoire des besoins réels d’une société, les Jeux trouvent encore preneur. Les ruines modernes d’Athènes telles qu’elle apparaissent dans le film d’Exarchou sont le triste rappel de cette réalité.