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Quiz des trente dernière secondes (1)
Vous trouverez ici les archives du quiz des “trente dernières secondes” //////////////////////////////////////// Mercredi 6 janvier Quiz cinéma : les 30 dernières secondesPour célébrer la fin de l’année écoulée et vous présenter nos meilleurs vœux pour 2021, l’équipe d’Utopia Bordeaux...

Le monde du silence
LE MONDE DU SILENCE Mardi 15, Mercredi 16, Samedi 19 et Dimanche 20 décembre, le cinéma Utopia de Bordeaux assurera symboliquement les séances initialement prévues dans son programme de réouverture. Les projecteurs seront allumés, les salles seront dans le noir et les images défileront sur nos écran...

Journal du 2ème confinement
Ici sont archivés les publications mises en ligne lors du 2ème confinement, du 30 octobre au 14 décembre 2020     En attendant de nous retrouver, on signe et on relaie cet appel de David Dufresne, réalisateur du film UN PAYS QUI SE TIENT SAGE. Chers ami(e)s, Samedi prochain, à 14h, se tiendront d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 6 mai de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de chèv...

En attendant de nous retrouver...

Du 30/10/20 au 03/02/21



Samedi 16 janvier


Hier, fin N°10. Si on a vu le film, on devine tout de suite, rien qu'en voyant le visage incroyablement expressif et émouvant de Chiara Mastroianni, qui l'illumine de la première à la dernière minute : CHAMBRE 212 (2019), écrit et réalisé par Christophe Honoré. Elle a, Chiara, ce je ne sais quoi que d'autres n'ont pas, qui nous met (en tout cas qui me met) dans un drôle d'état... Ses traits représentent tellement le mariage miraculeux de ceux de ses deux parents que ce sont dix, vingt, cinquante souvenirs de cinéma qui viennent à l'esprit quand on se perd dans son regard, quand on s'abandonne à sa mélancolie, quand on sourit de la voir sourire. Surtout dans ce film où elle est la maîtresse du jeu, où elle donne le la, où elle mène la danse des amours passés, présents, à venir. Des amours envolés, oubliés, rêvés. Des amours déçus, perdus, vaincus par le temps qui passe, les sentiments qui se lassent.
Ce que raconte CHAMBRE 212 est finalement assez grave, et pas forcément gai, mais il le fait avec une légèreté, une fantaisie, une liberté qui en font un spectacle en permanence réjouissant. C'est l'un des plus beaux films de Christophe Honoré et une sacrée passe de deux après le très beau PLAIRE, AIMER ET COURIR VITE en 2017.


Aujourd'hui, pas besoin de s'approcher, un plan d'ensemble suffit. C'est c'la oui...





Vendredi 15 janvier


Hier, fin N°9. Celle-ci, c'est cadeau ! Emmanuelle Riva donne même la réponse dans les quelques mots qu'elle dit à son amant japonais : « Hiroshima, c'est ton nom. » HIROSHIMA MON AMOUR (1959), réalisé par Alain Resnais sur un scénario et des dialogues de Marguerite Duras. Ecriture éclatée, dialogues incantatoires, Resnais et Duras ouvraient des voies nouvelles au langage cinématographique.
C'est le premier long métrage de Resnais, c'est le premier scénario de Marguerite Duras. Je pensais même que c'était la première fois qu'on voyait et entendait un de ses textes au cinéma, eh bien non ! Je redécouvre que son roman UN BARRAGE CONTRE LE PACIFIQUE a été porté à l'écran en 1957 par René Clément, avec Silvana Mangano, Alida Valli, Anthony Perkins. Une rareté absolue.
Avant HIROSHIMA, Resnais a réalisé plusieurs courts métrages documentaires mémorables, dont NUIT ET BROUILLARD, sur les déportés victimes des nazis, ou TOUTE LA MÉMOIRE DU MONDE, sur la Bibliothèque nationale. Il a été aussi, on le sait moins, monteur du premier long métrage d'Agnès Varda, LA POINTE COURTE. Avec HIROSHIMA, il entame à 37 ans une carrière exceptionnellement riche et tout aussi exceptionnellement longue (il réalisa son dernier film, AIMER, BOIRE ET CHANTER, à 90 ans passés !) qui l'imposera comme l'un des plus grands cinéastes français contemporains.


Aujourd'hui, un marivaudage spatio-temporel à Montparnasse.





Jeudi 14 janvier


Hier, fin N°8. Pas évident de trouver parce qu'on ne peut pas dire que le film m'ait beaucoup marqué... On reconnaît évidemment tout de suite Catherine Frot et Albert Dupontel. Ils n'ont tourné, à ma connaissance, que deux films ensemble : Le Vilain, réalisé par Dupontel lui-même, mais Catherine Frot jouait la veille maman du héros et n'avait pas du tout cette tête-là, et en plus cette fin joliette n'est pas du tout dans l'esprit Dupontel ; c'est donc le second : ODETTE TOULEMONDE (2006), réalisé par l'écrivain Eric-Emmanuel Schmitt, qui a spécialement écrit pour le cinéma cette fable bienveillante et gentiment farfelue, qui suit le destin d'Odette, vendeuse de cosmétiques le jour et petite main brodeuse de paillettes et de plumes pour les Folies bergères (d'où la référence à Joséphine Baker dans l'indice : elle devint la grande vedette du cabaret en 1926) le soir : elle rêve d'amour toujours et s'évade dans les romans à l'eau de rose écrits à la chaîne par l'écrivain blasé Balthazar Balzan (Dupontel), qu'elle va finir par rencontrer grâce à une petite lettre sur papier rose qu'elle a osé lui écrire, non sans mal (« si j'ai de l'orthographe, je n'ai pas de poésie »). Un p'tit grain de fantaisie, un p'tit poil de folie douce... et Catherine Frot qui emballe le tout en rêveuse au cœur d'artichaut.


A présent, la séquence du jour avec cette phrase iconique pour indice : « tu n'as rien vu... »





Mercredi 13 janvier


Hier, un dernier baiser entre Audrey Hepburn (habillée par Paco Rabanne) et Albert Finney dans VOYAGE À DEUX (1967), réalisé par Stanley Donen. Une fausse comédie plus mélancolique que romantique, que vous avez eu l'occasion de revoir chez nous l'été dernier. Six tranches de vie déterminantes pour raconter douze ans de la vie d'un couple, de l'emballement au désenchantement, de l'euphorie à la lassitude. Une construction à la fois savante et limpide, propice aux chocs des émotions les plus diverses. Et deux acteurs au sommet de leur art et de leur charme.
Je profite de l'occasion pour rappeler à votre attention l'un des plus beaux rôles d'Audrey Hepburn : c'était à la fin de sa carrière, dans LA ROSE ET LA FLÈCHE (1976) de Richard Lester. Si j'en parle maintenant, c'est qu'elle en partage l'affiche avec un comédien qui s'y montre également prodigieux : Sean Connery. À l'occasion du récent décès de l'acteur écossais (le 31 octobre dernier, on venait juste de re-fermer nos salles, ça nous a rendus encore un peu plus tristes), tout le monde a bien sûr évoqué son rôle récurrent de James Bond mais personne n'a parlé de son interprétation magnifique de Robin des bois vieillissant dans le film de Lester, aux côtés de l'inoubliable Marianne d'Audrey Hepburn.


Pour celles ou ceux qui prennent le jeu en marche, le jeu que nous vous proposons depuis une semaine consiste à trouver le titre d'un film à partir d'un extrait de ses trente dernières secondes. Vous pouvez participer sur Facebook dans les commentaires de la publication ou par courriel (bordeaux@cinemas-utopia.org). Surtout, n'hésitez pas à commenter vos réponses et à partager ce que le film vous évoque, l'intérêt de ce quiz étant de poursuivre tant bien que mal les échanges cinéphiles entre nous ! Merci à tous.


Ci-dessous, la séquence du jour avec son indice : une fan de Joséphine Baker.





[Les précédentes publication du quiz sont disponibles ici]