LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6,50€
CARNET D'ABONNEMENT : 47€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance sur fond gris : 4€
Moins de 14 ans : 4€
(paiements uniquement en chèques et en espèces)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

À vos aiguilles !
L’an passé nous vous avions mis à contribution pour tricoter ou crocheter des petits carrés de 10x10cm, une fois assemblés, ils ont formé des couvertures que nous avons envoyé à l’Auberge des Migrants de Calais. p { margin-bottom: 0.21cm; } Cette année nous continuons notre partenaria...

SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

Nouveautés Vidéo en Poche
Il y a du nouveau sur Vidéo en Poche ! Nous sommes très heureux de vous annoncer l’entrée au catalogue du film 120 battements par minute de Robin Campillo ainsi que de Jeanette, l’enfance de Jeanne d’Arc de Bruno Dumont. Le principe est toujours le même, venez avec votre clé USB ou votre dis...

BANQUET ANTI-GASPI mardi 12 février à partir de 19h sur la terrasse du cinéma, concocté à partir de comestibles récupérés.

Suivi d'une séance contre-pied unique à 20h et d'une discussion avec les « relaxés des sacs poubelles ».

Le 5 décembre dernier, la cour d'Appel de Montpellier a relaxé trois personnes inculpés pour avoir volé des denrées périssables dans les poubelles d'un supermarché.

LA GRANDE BOUFFE

Marco Ferreri
Italie / France 1973 2h05
avec Andréa Ferréol, Marcello Mastroianni, Michel Piccoli, Ugo Tognazzi, Philippe Noiret...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

Quatre amis se réunissent un week-end dans le manoir de l’un d’eux pour manger. Il ne s’agit pas de se retrouver autour de dîners et partager le plaisir des retrouvailles, mais bien de manger pour manger. La nourriture est présentée dans une profusion qui provoque la nausée et cerise sur le gâteau, l’orgie de Ferreri ose entremêler les chairs, la sexualité s’invite crapuleusement à la table.
Pourtant, aucune scène scandaleuse à proprement parler. La provocation va au-delà de la représentation de l’acte sexuel. La nudité du corps lmé dans sa totalité s’assimile bien vite à la chair des gibiers. Le malaise tient aussi du mauvais goût assumé par Ferreri qui sonorise à l’excès les émissions de gaz intestinaux, les éructations, bruyantes et revendiquées. La nourriture est consommée sauvagement mais elle est aussi jetée par les fenêtres. Marco Ferreri dénonce le train de vie bourgeois dans un portrait paillard et vulgaire. On est très loin du raf nement et de la préciosité de cette classe sociale. À l’horizon, il s’agit aussi de dénoncer la vanité d’une société gorgée d’excès et parmi lesquels, « le corps [est] vanité des vanités », dira Michel. (D’après Sophie Labeille dans Critikat)

Mise en exergue du consumérisme a outrance, La Grande Bouffe symbolise ce procès pour récupération alimentaire : une société bourgeoise qui, non contente de s’empiffrer, va joyeusement a sa perte. Aujourd'hui, en France, on peut être condamné pour avoir pris de la nourriture comestible dans une poubelle. Pour une soirée, osons le grand banquet de La Grande Bouffe, tiré du sac... poubelle !