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Le blog des profondeurs...
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"Un sale métier" à voir sur Mediapart
UN SALE METIER, c’est le titre (emprunté au Voleur de Georges Darien) d’un très chouette film réalisé par Pascal Catheland il y a quelques années, qui est visible en accès libre sur le site de Mediapart pendant une semaine à partir du 26 avril 2020 : Un sale métier / Mediapart. La présentation d...

LES GRANDS VOISINS, LA CITE REVEE
LES GRANDS VOISINS et Utopia Sainte Bernadette à MontpellierUne fois n’est pas coutume, à la suite de nos amis d’Utopia Tournefeuille, nous nous essayons à partager avec vous un film, LES GRANDS VOISINS - et de profiter autant que possible de ce moment pour discuter, ensemble, avec d’autres. San...

La Lettre de Wajdi Mouawad
“Nogent-sur-Marne, le 12 avril 2020Mon cher petit garçon, T’écrire ces quatre mots me bouleverse. Ils rendent si réel l’homme que tu es, en cet aujourd’hui qui est le tien, quand, dans celui qui est le mien, tu n’es encore qu’un enfant. Cette lettre je l’adresse donc à l’homme que tu n’es pas en...

LE BONHEUR D'EMMA

(EMMAS GLÜCK) Sven TADDICKEN - Allemagne 2006 1h41mn VOSTF - avec Jördis Triebel, Jürgen Vogel, Hinnerk Schönemann, Martin Feifel, Karin Neuhäuser... Scénario de Ruth Toma et Claudia Schreiber, d’après son livre Les Amis d’Emmma (Actes Sud). Prix d’interprétation féminine et Grand Prix au Festival de Valenciennes 2007, Prix du public à Séville, Paris, Mons, Hampton.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE BONHEUR D'EMMAEmma vit seule. Enfin, pas vraiment. Dans le paradis terrestre qui lui sert de territoire, elle vit au milieu d’adorables petits cochons roses qui ne jurent que par elle et qu’elle n’a pas la moindre intention de quitter malgré le harcèlement des huissiers qui lui réclament les échéances de sa ferme et voudraient bien la bouter hors de ces murs, de ces prés, de ces arbres qui respirent à son rythme.
Emma, c’est le soleil, la lune et les étoiles, un rayonnement permanent, une chair de lait et un amour de la vie qu’elle communique à tous ceux qu’elle approche. C’est l’antidote à Notre pain quotidien, à tous ces films alarmistes sur le consternant devenir de la planète : Emma c’est la réconciliation avec la nature, avec l’amour, avec la vie et tout ce qui va avec y compris la mort… La mort, justement ! non je ne vais pas vous dire car s’il est aussi question de mort ici, elle a un sens tout autre parce qu’elle se confond avec la vie, avec l’amour, inscrite inéluctablement dans notre histoire, une affaire à vivre le mieux possible et jusqu’à la dernière goutte. Une autre mort est possible… en quelque sorte, mais chut !



Emma a ce don formidable d’être en symbiose parfaite avec la nature profonde des choses, ce qui lui permet d’admettre avec la même simplicité ce qui fait le dur et ce qui fait le tendre de la vie, prête à en jouir jusqu’au dernier instant : « vivre toute sa vie, aimer tout son amour, mourir toute sa mort » disait Sainte Thérèse d’Avila, la sainte la plus sensuelle de tout le calendrier. Emma, est une forme de réplique délicieusement païenne à la parole de la sainte. Quand Max le solitaire, à quelques encablures de là, au cœur du stress d’une ville bourrée de gens accrochés à d’illusoires valeurs, apprenant la maladie terrible qui lui ronge le ventre, pète les plombs, fauche la jaguar de son meilleur copain, lui pique tous ses sous, réserve un billet d’avion pour Mexico, fonce sur la route pour échapper à son destin, à sa vie de con, à l’abruti qui le poursuit, finit par perdre le contrôle du bolide qui part dans un invraisemblable vol plané et atterrit… dans la cour de la ferme d’Emma… la belle va prendre ce cadeau tombé du ciel comme elle prend tout le reste, le meilleur et le pire emmêlés, amorçant ainsi la plus formidable, la plus heureuse, la plus jouissive, la plus tragique, décapante, poétique… des histoires d’amour que le cinéma nous ait conté.