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La Covid, la Ligne 5, le « Learning center » et UTOPIA
La Covid, la Ligne 5, le « Learning center » et UTOPIALes médias en auront fait leur feuilleton de l’été : la culture est au plus mal et le cinéma carrément à l’agonie. Impossible d’ouvrir un journal, d’allumer la radio ou de jeter un œil sur le fil de son réseau social préféré, sans e...

LA NUIT DE L’APOCALYPSE

EN PARTENARIAT AVEC CINEMED

Vendredi 11 juin à 18H30 – Tarif unique 8€
Interdit aux moins de 16 ans.
Préventes dès le 4 juin à la caisse du cinéma.

Suite à l’annulation de la grande NUIT EN ENFER d’Octobre avec le Cinemed, on vous donne rdv pour pour une soirée apocalyptique avant l’été !!!!

Nobles gens et gentes dames, parez-vous de vos costumes les plus futuristes ! Si nous avons dû annuler la sacro-sainte Nuit en Enfer, la voici ressortie de sa tombe, sa carcasse puante a muté vers une forme plus dure encore ! Bienvenue à La Nuit de l’Apocalypse. De nombreux dvd de l’éditeur Artus films à gagner ! Une sélection de Bandes-annonces et d’extraits plus terribles que l’Apocalypse elle-même ! Et en plus, un concours du costume postapocalyptique (masque de rigueur) !

LES RÉVOLTÉS DE L'AN 2000

(¿Quién puede matar a un niño?) Narciso Ibanez Serrador - Espagne 1977 1h46mn VOSTF - avec Lewis Fiander, Prunella Ransome... Interdit aux moins de 16 ans.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES RÉVOLTÉS DE L'AN 2000Plus impénétrable que la symbolique rosicrucienne, plus redoutable que le triangle des Bermudes, plus obscure que l'Amicale anarcho-bayrouiste de Sainte-Sévère Sur Indre, il faudra un jour que des spéléologues cinéphiles radicaux osent se pencher sur le mystère des traductions de titres de films en France… Car enfin, dans ce ¿Quién puede matar a un niño? (littéralement « Qui peut tuer un enfant ? »), à des années-lumières de la fable post-apocalyptique promise, il n'est en fait question ni de révoltés, ni de l'an 2000. Et pourtant, Les Révoltés de l’an 2000 (appelons-le comme ça) est de ces œuvres inclassables, rarement vues, mais qui, de rarissimes projections festivalières en pauvres éditions VHS, se sont imposées dans la durée comme des références auxquelles personne n'oserait refuser l'appellation tellement galvaudée de « films cultes » (il a depuis fait l’objet d’une - très belle - édition DVD chez Wild-Side).
Voir Les Révoltés de l’an 2000, une fois digéré le flot d'adrénaline, c'est comprendre d'un seul coup la singularité du cinéma fantastique espagnol, boire à la source d'inspiration, toutes nationalités confondues, de moult « petits maîtres contemporains » du genre, et découvrir (mais on s'en doutait un peu) que M. Night Shyamalan n'a rien – mais vraiment rien – inventé… Tourné en 1975, ¿Quién puede matar a un niño?, film-objet aussi terrifiant que mal-aimable, situé au croisement des Oiseaux d'Hitchcock, Sa majesté des mouches de Peter Brook et Cria Cuervos de Carlos Saura, ne sortira brièvement qu'en 1977, bien après la mort de Franco, et encombré d'une étonnante réputation de film communiste.

Comment en dire assez sans en dire trop ? Si le réalisateur met délibérément en exergue de son film les images d'un xxe siècle d'une effroyable barbarie, il nous plonge rapidement au cœur des années soixante-dix, dans cette Espagne où le franquisme n'en finit pas d'agoniser et qui vit pour beaucoup des touristes venus de l'Europe profiter des plages ensoleillées et d'une peseta au cours avantageux. Tels Tom et Evelyn, un couple anglais en voyage dans le sud, qui arrive un matin sur la petite île tranquille d’Almozora. Étonnamment tranquille. Tellement tranquille qu'elle en deviendrait inquiétante. Ils y découvrent un village déserté, que les adultes semblent avoir abandonné aux mains d'enfants aux regards d'anges…