LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6,50€
CARNET D'ABONNEMENT : 47€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance sur fond gris : 4€
Moins de 14 ans : 4€
(paiements en chèques, espèces et carte bleue)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

À LA VIE À LA MORT
Quelle joie de se retrouver sous les étoiles hier à Berat, en Haute-Garonne!Expo, rencontre et ciné avec Nevada. Quel bonheur.Déjà 200 personnes pour les prémisses d’un nouveau lieu vivant et pluridisciplinaire co animé par les habitants. Ce sont les premières festivités de l’été d’Utopia et du ...

Loi « sécurité globale » : « un outil pour permettre aux forces de l’ordre de cacher leurs dérapages »
Lu dans le journal Le Monde https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/11/05/loi-securite-globale-un-outil-pour-permettre-aux-forces-de-l-ordre-de-cacher-leurs-derapages_6058574_1653578.htmlJournalistes indépendants, collectifs, associations et syndicats se mobilisent contre un texte qu’...

SOUTENEZ LE FUTUR UTOPIA DANS L’AUBE
Crowdfunding sur Ulule - cliquez sur « me prévenir du lancement » ou écrivez nous à pont-sainte-marie@cinemas-utopia.org... Lire SOUTENEZ LE FUTUR UTOPIA DANS L’AUBE...

En plein air à Grabels le samedi 24 juillet à partir de 19h30 + concert avec Corleone Band

PORCO ROSSO

Hayao Miyazaki - film d'animation Japon 1992 1h33mn VF - avec les voix de Jean Réno, Sophie Deschaumes, Gérard Hernandez, Jean-Luc Reichmann... Pour les enfants à partir de 5 ans.

Du 21/07/21 au 27/07/21

PORCO ROSSOSi l’on ne devait garder dans l’œuvre luxuriante de Miyazaki qu’un seul film dont on pourrait dire qu’il emporte indistinctement tous les publics, emporte toutes les générations de spectateurs de 5 à 105 ans (minimum), filles et garçons confondus, avec un égal bonheur et une même énergie, c’est bien ce Porco Rosso qui nous revient presque en catimini – alors même qu’il était porté disparu des écrans de cinéma depuis sa sortie en 1995 (!) et qu’on le croyait perdu, condamné à n’être jamais vu qu’en format de poche sur de tristes écrans de télévision, pour l’éternité immergé avec son hydravion quelque part dans la crique d’une petite île de la Méditerranée, au large de l’Italie.

Porco rosso, c’est Marco, un ancien combattant de la Première Guerre mondiale, qui doit à une mystérieuse malédiction d’avoir troqué sa tête d’humain contre un groin de cochon. Il n’en continue pas moins de piloter son avion de combat et s’acharne contre les pirates de l’air qui terrorisent l’Italie. Sa seule consolation sur cette terre est d’aller boire un verre chez Gina, une tenancière d’hôtel qui l’a connu lorsqu’il avait visage humain. Les pirates se donnent pour chef le bellâtre Curtis et parviennent à mettre Marco en échec. Plus grave encore, l’appareil du pilote porcin est endommagé. À Milan, où Marco tente de faire réparer son engin, une petite fille débrouillarde et experte en mécanique vole à son secours…

Vous dire notre bonheur : Porco Rosso, c’est, avec l’œuvre sans doute la plus européenne et la plus transgénérationnelle du Maître japonais, le retour de la vraie, belle, grande aventure au cinéma ! Cette alchimie parfaite d’action trépidante, de magie, d’émotion, de farce et de douce mélancolie, que le cinéma hollywoodien de série B avait porté à sa perfection dans les années 50 et dont la recette semble aujourd’hui égarée, ressurgit avec vigueur, portée par une animation devant la beauté de laquelle on ne pourra encore une fois que béer d’admiration. Tout est beau, tout est simple, tout est fluide, et pourtant la virtuosité de l’ensemble s’efface derrière l’efficacité des combats, l’énergie de l’histoire, la drôlerie des confrontations et la sincérité des émotions. Et, qu’on se le dise, pour une fois, la version française est à la hauteur – et offre sans doute à Jean Réno, dans le rôle titre, l’une de ses meilleures interprétations. Porco Rosso, par la grâce du cinéma, semble ressusciter Errol Flynn et Steward Granger, Lauren Bacall et Olivia de Havilland, nous fait retrouver nos sensations d’enfants, et cet étrange aviateur lunatique à tête de cochon vient de plein droit ranger son hydravion rouge héroïque, pour l’éternité, aux côtés des inoubliables Corsaire rouge, Zorro, Philip Marlowe, Robin des bois, et autres Ivanohé. Bon décollage !