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A l'occasion de la 101ème commémoration de l'Armistice du 11 novembre 1918
séance exceptionnelle le vendredi 8 novembre à 20h30 à Utopia Saint Ouen
En hommage aux «  fusillés pour l'exemple » oubliés des festivités officielles,
suivie d'une rencontre avec les réalisateurs Jean Yves Croizé et Claude Singer,
avec le soutien de la Libre Pensée, associée à des sections de la Ligue des Droits de l'Homme, le Mouvement de la Paix, l'Association Républicaine des Anciens Combattants, l'Union Pacifiste qui se battent pour obtenir justice et réhabilitation de ces soldats qui sont "Morts par la France".

MORTS PAR LA FRANCE

(Écrit par Jean Yves Croizé et Claude Singer) Jean Yves CROIZÉ - documentaire France 2018 56mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MORTS PAR LA FRANCELe 31 juillet 1914, le député socialiste et pacifiste Jean Jaurès est abattu à bout portant dans un café parisien par un étudiant nationaliste, Raoul Villain, alors que l’élu de gauche s’apprêtait à rédiger pour le journal L’Humanité un article – qui se voulait l’équivalent du J’accuse de Zola – pour appeler la France à ne surtout pas s’engager dans la guerre meurtrière qui se profilait. Trois jours plus tard, la France entrait en guerre avec l’Allemagne, beaucoup d’anciens amis de Jaurès se sentant obligés, malgré son assassinat, de rallier l’union sacrée des belligérants.
Jaurès fut ainsi la première victime pacifiste de la Grande Guerre, rompant l’illusion nationaliste de toute une France qui serait partie fleur au fusil, persuadée de revenir pour les fêtes une fois victorieuse des « Boches ». Mais tout au long de cette boucherie, ils furent des centaines exécutés par les armes de leur propre pays : pour avoir déserté, reculé, incité à la désertion ou simplement pour avoir été soupçonnés, parfois à tort, de s’être mutilés volontairement dans le but d’échapper aux combats. Pas moins de 2500 soldats furent condamnés à mort, dont 700 furent effectivement fusillés. Seuls une cinquantaine à ce jour ont été réhabilités.

Le documentaire de Jean Yves Croizé, produit par la Libre Pensée, organisation athée et anticléricale militante qui fut une des pionnières dans le combat pour cette réhabilitation, s’ouvre par le témoignage de descendants de tous ces soldats injustement passés par les armes, parfois par leurs propres camarades de bataillon, et dont le destin des familles fut brisé (la Grande Muette, dans son incommensurable cruauté, leur refusa même une pension au même titre que les morts pour la France). Et on entend défiler des histoires d’une absurdité totale : celle par exemple de ce jeune paysan blessé à la main, qui fut accusé de mutilation volontaire et rapidement jugé. Le condamné le plus célèbre est probablement Lucien Bersot, dont le seul crime est d’avoir refusé, alors qu’il demandait un pantalon d’hiver, un vêtement taché du sang d’un soldat défunt. Son histoire inspira le téléfilm emblématique d’Yves Boisset, Le Pantalon.
Morts par la France décrit les recherches, les souffrances et les combats des ces familles mais aussi des associations qui ont accompagné leur démarche : Libre Pensée, Union Pacifiste, Ligue des Droits de l’Homme, Association Républicaine des Anciens Combattants. Le film suit par ailleurs la construction puis l’érection, dans le village picard de Chauny, d’une statue-hommage à ces fusillés pour l’exemple, ces victimes d’hommes sans cœur comme un certain Philippe Pétain, considéré pourtant comme le héros de Verdun et affublé un peu plus tard du doux surnom du Bon Berger. A l’heure où nombre de monuments pacifistes (dont celui célèbre de Gentioux dans la Creuse où est inscrit l’apostrophe « Maudite soit la Guerre ») ne sont toujours pas reconnus comme officiels, et où l’immense majorité des fusillés n’est toujours pas réhabilitée, Morts par la France a quelque chose de salutaire.