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L'INCINÉRATEUR DE CADAVRES

Juraj Herz - Tchécoslovaquie 1968 1h40mn VOSTF - Avec Rudolf Hrusinsky, Vlasta Chramostova,Jiri Menzel, Jana Stehnova, Milos Vognic... Scénario de Juraj Herz et Ladislav Fuks d'après son roman. RÉÉDITION EN COPIE RESTAURÉE.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L'INCINÉRATEUR DE CADAVRESEn 1938, à la veille de l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne nazie, M. Kopfrkingl (Rudolf Hrusinsky), employé modèle du crématorium de Prague, est heureux. Dévoué à son métier, il aime à jouer de son charme, un livre sur le Tibet en mains : il prêche à ses concitoyens les vertus de l’incinération des corps, qui rend les âmes pures et les promet à la réincarnation. Un jour, un fasciste veut le persuader que du sang allemand coule dans ses veines. Sous la pression, il se laisse convaincre et rejoint la cause nazie.

Pour son troisième long métrage, Juraj Herz travaille pendant près de deux ans, avec l’auteur Ladislav Fuks, à l’adaptation de son roman L’Incinérateur de cadavres. Commencé durant le Printemps de Prague, le tournage se complique et s’achève au moment où les armées du Pacte de Varsovie ont envahi la Tchécoslovaquie. Mettant en scène un personnage devenu un outil consentant de la force occupante, le film devient alors un miroir de l’actualité : « L’Incinérateur de cadavres est un film sur la collaboration, tourné à une époque où, en Tchécoslovaquie, on pouvait assister à un renouveau de collaboration. » (Juraj Herz)
Oscillant entre humour noir et horreur, le film est volontairement excessif. Le réalisateur dresse un portrait extrême d’un Monsieur-tout-le-monde et montre comment un citoyen exemplaire peut verser dans le totalitarisme en acceptant sans discuter tout nouvel ordre qui lui parvient. « Chez Fuks, le macabre devient réalité sanglante et se situe dans le domaine de l’horreur psychologique hitchcockienne. » (Heinrich Böll)

Censuré pendant près de vingt ans (dans son pays et dans les pays voisins), à l’instar de films comme Les Diamants de la nuit de Jan Nemec, Les Petites Marguerites de Vera Chytilova ou Au feu les pompiers de Milos Forman, le film atteignait une vérité historique que les autorités ont souhaité étouffer, en voulant donner l’illusion que la Tchécoslovaquie avait résisté à l’occupant. Rappelons l’épigraphe du roman de Fuks : « Le diable est le plus malin quand il dit lui-même qu’il n’existe pas… »
Parmi les plus fameux films interdits de l'époque où l’on retrouve Jiri Menzel en tant qu’acteur, L'Incinérateur de cadavres frappe par la force et l'intelligence de son propos, une plongée dans la folie d'un homme remarquablement portée par Rudolf Hrusinsky et un basculement sociétal dans le nazisme. C’est un film d’une splendeur visuelle sidérante marqué par une mise en scène virtuose et inventive, un montage d'une liberté et d'une audace unique. Une œuvre inoubliable qui a marqué les esprits et l'imaginaire de nombreux cinéastes comme Bertrand Mandico, Lucile Hadzihalilovic ou Gaspard Noé.