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CROCK OF GOLD, a few rounds with Shane MacGowan

Julien TEMPLE - documentaire GB 2020 2h05mn VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

CROCK OF GOLD, a few rounds with Shane MacGowan« Je vais, je vais
Peu importe dans quelle direction
Je vais, je vais
Où les flots de whisky coulent.
J’ai maudit, saigné et juré
J’ai sauté en parachute et j’ai atterri en prison
La vie a souvent essayé de me pousser à bout
Mais la corde était toujours trop lâche
Et maintenant que j’ai un support,
Je vais aller au Chelsea
J’y entrerai sur mes deux pieds
Et j’en sortirai sur le cul »
(Steams of Whiskey des Pogues)

Quand il a été question de trouver un volontaire pour chroniquer ce bouleversant mais aussi parfois drolatique documentaire sur l’icône du punk/folk irlandais Shane MacGowan, leader des mythiques Pogues, votre serviteur s’est gentiment roulé par terre pour être choisi. En 1985, je suis à peine adulte quand ma vie bascule avec un album au titre génialissime : Rum, sodomy & the lash (inspiré de la définition de la Marine par Winston Churchill un jour où il ne manquait ni de verve, ni de colère contre un quelconque amiral). Depuis j’ai dû fredonner quelques petites centaines de fois le génial Dirty old town, ode amoureuse à la classe ouvrière et à l’Angleterre industrielle. Et puis le temps a passé et malgré quelques albums géniaux, Shane MacGowan a surtout retenu de Rum, sodomy & the lash le seul premier mot, devenant aux yeux de beaucoup le plus grand alcoolique du rock n’roll. Les Pogues sont revenus dans l’actualité par la petite porte quand, à Noël dernier, des abrutis bien pensants de la BBC ont voulu censurer Fairytale of New York, diffusé depuis trente ans à la radio au moment de l’anniversaire du petit Jésus, au prétexte que ses paroles étaient jugées offensantes (il faut dire que cette chanson géniale évoque les déboires d’un couple d’alcooliques à la période des fêtes). On découvrait à l’occase que des personnalités comme Nick Cave ou Johnny Depp montaient au créneau pour défendre le titre. Et on réalisait que Shane était encore dans le cœur de millions de gens.

Julien Temple, vieux routard du cinéma et du documentaire rock (il a réalisé les mythiques L’Obscénité et la fureur sur les Sex Pistols et Joe Strummer, the future is unwriten sur The Clash) a décidé en 2018, à l’occasion du 60e anniversaire de Shane pour lequel un concert mythique fut donné en présence du président irlandais, de consacrer au mythe un documentaire. Revenant sur son enfance misérable mais heureuse dans une masure sans eau courante ni électricité dans la campagne irlandaise, avec une partie magnifique en animation, le film est construit sur des archives souvent étonnantes et des entretiens avec des personnalités comme Gerry Adams, leader du Sinn Fein, héros de la cause indépendantiste d’Irlande du Nord. Le film est bouleversant, passionnant, stimulant et dessine la richesse d’une personnalité qui se cache derrière un corps fracassé par les excès. Si vous préférez les grandes gueules au grand cœur aux gens sobres et modérés, si vous avez un faible pour l’âme irlandaise maltraitée par son grand voisin arrogant, ce film est pour vous. À votre santé !