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LE ROI CERF

Masashi ANDO - film d'animation Japon 2021 1h54mn VF &VOSTF (voir grilles) - Pour les enfants à partir de 10/12 ans.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE ROI CERFCe sont des genres très particuliers qui se sont peu à peu imposés à nous, réconciliant tout un public d’adolescents et de jeunes adultes avec la lecture et le cinéma d’animation. Longtemps pris de haut, le manga, la fantasy (heroic ou pas) ont acquis leurs lettres de noblesse – et sont désormais proposés dans les librairies de qualité comme dans les meilleurs cinémas… Trouvant sa source dans les légendes, les folklores et les mythologies de nos propres mondes pour mieux les réinventer, la fantasy s’émancipe des limites du rationnel et les transcende en de formidables épopées fantastiques, intarissables sources d’inspirations pour l’imaginaire. Ancré dans la vie qui grouille et la verdure de la nature, foisonnant de détails luxuriants, Le Roi cerf s’inscrit dans cette riche et belle tradition. Au-delà de la quête épique et ses scènes d’action haletantes, au-delà de sa beauté et de sa puissance graphique, le film recèle un enseignement philosophique et écologique qui résonne avec les questions de notre époque. Pas mal pour un premier film… Mais ce Roi cerf, bijou d’animation haut en détails et en couleurs ne sort pas ne nulle part. C’est l’aboutissement d’une longue carrière, commencée à l’ombre de réalisateurs célèbres comme Hayao Miyazaki – pour qui Masashi Ando a dirigé l’animation sur rien de moins que Princesse Mononoke ou Le Voyage de Chihiro. Nourri d’influences diverses, Ando s’est créé une large palette en œuvrant également pour des films aussi différents que Paprika ou Your name. Magnifique travail d’artisan qui donne toute sa richesse à ce Roi cerf

Ne ratez surtout pas les premières secondes du film, qui contextualisent cette intense saga ! L’action se situe dans un temps féodal imaginaire (assez proche de celui décrit dans Princesse Mononoke, on est en terrain connu). Plus précisément dans le tranquille Royaume d’Aquafa, envahi par son imposant voisin l’Empire de Zol, qui se heurte à une mystérieuse poche de résistance : « le domaine des chevaux de feu ». Deux civilisations se côtoient désormais, deux formes de croyance. L’une, se pensant supérieure, plus évoluée, ne jure que par le faste de ses constructions, surplombant et surveillant le pauvre peuple avec de déconcertants ballons dirigeables. L’autre plus rurale, à l’écoute de la nature ; les habitants du pays vaincu triment sous le joug de l’occupant. En particulier dans de terribles mines de sel, où les gardiens sévissent sans une once de compassion pour les esclaves entravés. C’est de là, de ces mines, que renaît et menace de se propager un terrible fléau de jadis. Attaqués par une meute de loups dont les morsures propagent une étrange peste, prisonniers et geôliers sont sauvagement décimés – à l’exception de Van, jadis irréductible guerrier résistant et Yuna, enfant insouciante, pas plus haute que trois pommes, plus joyeuse qu’un pépiement de merle. Les deux miraculés profitent de la confusion générale pour s’évader sans demander leur reste et, peut-être, commencer une nouvelle vie loin des persécuteurs. C’est compter sans la vigilance d’une chasseresse parmi les plus fines limières du pays, sans l’acharnement thérapeutique de vieux prêtres dogmatiques, et sans le dévouement à son art d’un délicat médecin avant-gardiste. Car le Roi Zolite se meurt, atteint du même mal étrange que celui propagé par les loups diaboliques. S’engage une impitoyable course à la poursuite de ces deux êtres, résilients, ébouriffés et indomptables – qui détiennent, croit-on, le remède.

Mais direz-vous : où sont les cerfs et leur roi ? Ils viendront à leur heure, pour apporter à cette fable épique la nécessaire morale sur les méfaits de l’orgueil humain et du goût de la vengeance… L’homme pouvant, s’il le veut, reprendre goût à la vie, au courage, bref être autre chose qu’un loup pour l’homme.