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Utopia Toulouse Borderouge : un nouveau cinéma est né !
Utopia, le cinéma au mûrier… Holà ! Habitants de Borderouge, des Minimes, des Trois cocus, de Saint-Selve, de Montastruc, de la Croix Daurade, de Montauban, des Izards, de Saint Jean Lherm, de Granague et d’ailleurs… ! Approchez qu’on vous dise ! Voilà, nous sommes fins pr...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...



LE SILENCE DES AUTRES

(El silencio de otros) Robert BAHAR et Almudena CARRACEDO - Espagne 2018 1h35mn VOSTF - Prix du public Berlin 2018.

Du 20/02/19 au 26/03/19 à Tournefeuille

LE SILENCE DES AUTRES1977. Deux ans après la mort de Franco, dans l’urgence de la transition démocratique, l’Espagne vote la loi d’amnistie générale qui libère les prisonniers politiques mais interdit également le jugement des crimes franquistes. Les exactions commises sous la dictature (disparitions, exécutions sommaires, vols de bébés, tortures) sont alors passées sous silence.
Mais depuis quelques années, des citoyens espagnols rescapés du franquisme saisissent la justice en Argentine pour rompre ce « pacte de l’oubli » et faire condamner les coupables. Il a fallu en effet que ces citoyens espagnols aillent jusqu'à Buenos Aires pour obtenir que les tribunaux mettent enfin en branle une action qu'une partie de la société espagnole (et beaucoup d'hommes politiques) refuse encore d'accepter, parce qu'ils ne veulent pas tourner leurs regards vers le passé. Hélas, que le sous-sol de l'Espagne soit encore plein de cadavres non-identifiés et de fosses communes, qu'il y ait encore des rues et places qui portent le nom de militaires fascistes et que soit encore en vigueur cette fameuse loi d'amnistie de 1977 en dit sans doute long sur une nation qui est peut-être encore gouvernée par des complices silencieux de ces atrocités qui n'ont jamais été jugées, parce qu'elles ne sont pas considérées comme des crimes contre l'humanité.

Six années durant, dans un style direct et intimiste, les réalisateurs suivent les victimes et survivants de la dictature espagnole au fur et à mesure qu’ils organisent la dénommée « querella argentina », c’est-à-dire le procès qui réussira à faire comparaître en justice les tortionnaires du régime, et à faire ouvrir les fosses communes des Républicains…
Ce procès fédère plusieurs associations espagnoles, qui militent aussi pour une conscientisation et une sensibilisation de la population envers sa propre histoire : besoin de mettre en pleine lumière la face sombre de l'histoire espagnole afin de pouvoir régler les problèmes du présent et de construire sereinement l’avenir.

Le film, produit par les frères Almodovar, montre, avec force et retenue, le courage des victimes qui se considèrent avant tout comme des résistants. Sans tomber dans une narration journalistique, il donne la parole aux survivants qui témoignent avec lucidité, l’émotion prenant souvent le pas sur la raison : ils persévèrent malgré les obstacles et le déni pour que droit et justice soient enfin rendus.