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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...

Atelier d'écriture YAKSA 6 : Daria
Je m’appelle Greg Camazot, j’ai 34 ans ; je suis arrivé à Londres, il y a deux ans. Je travaillais à cette époque pour la Food and Drug Administration pour développer des recherches en alimentation alternative d’origine animale à base d’insectes.Les semaines qui avaient suivi le départ de Daria...

Atelier d'écriture YAKSA 5 : à partir de tableaux de Magritte
Test du parapluie. Comment savoir si un parapluie est vraiment étanche ?C’est très simple.Prenez un verre d’eau. Oui un simple verre d’eau transparent. Un verre que vous pouvez trouver partout. Un verre sans identification spécifique.Remplissez-le au 9/10 - c’est très important- d’eau du robine...

Atelier d'écriture YAKSA 4 : la parole
Parole que l’on dit sans y penser.Parole qui échappe, le mot de trop où la parole exprimée sans retenue se transforme en parole dérangeante et devient celle qu’on n’aurait pas dû dire.Parole qui peut être mise en musique ou en poème.Parole divine, posée sur une musique sacrée.Parol...



Également au programme - I FEEL GOOD - YVES

Avant-première mardi 17 septembre à 20h30 à Tournefeuille (places disponibles dès le 7 septembre aux tarifs habituels du cinéma). La séance sera précédée d'un concert du trio féministe palestinien Charq Gharb, groupe de jeunes femmes palestiniennes (Mira Abualsulof au piano, Lamar Elias au violon et Leila Abukhater à la flûte), passionnées de musique et de culture et qui se dressent contre les normes et les stéréotypes culturels en cultivant une sonorité hybride, à la fois orientale et classique. Elles proposent un voyage musical spécial à travers le Moyen-Orient, en faisant revivre différentes pièces orientales du xxe siècle et en y associant une touche occidentale à leur arrangement.

IT MUST BE HEAVEN

Écrit et réalisé par Elia SULEIMAN - France / Palestine 2019 1h27mn VOSTF - avec Elia Suleiman, Tarik Kopty, Kareem Ghneim, Ali Suliman, Grégoire Colin Gael Garcia Bernal... Festival de Cannes 2018 : Mention spéciale du Jury • Prix Fipresci de la critique internationale.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

IT MUST BE HEAVENUne œuvre singulière, secrète et accueillante, merveilleusement drôle en même temps qu’éminemment politique et offrant de multiples niveaux de lecture. L’univers d’Elia Suleiman n’est pas sans rappeler celui d’un Jacques Tati ou d’un Buster Keaton. Tout aussi tendre, imaginatif, il se moque de toutes nos contradictions, même des siennes propres. Il excelle non seulement dans le domaine de la dérision, mais dans celui de l’auto-dérision salutaire. Une fois de plus, Elia Suleiman interprète d’ailleurs lui-même son alter ego autant onirique que réel…

Ça commence par une histoire à rebondissements autour d’un citronnier en Palestine. Alors qu’Elia vient de trier quelques vieilleries dans la maison encore endeuillée de sa mère et qu’il prolonge ses rêveries dans un verre de vin, son oreille est attirée par un bruit dans le jardin. Il surgit alors tel un suricate derrière la balustrade du balcon. Surpris, son voisin, qui s’était introduit en catimini dans le jardin maternel pour le dépouiller de ses citrons, se transforme en moulin à paroles comblant le silence laissé par Elia qui l’observe de ses grands yeux étonnés, son éternel chapeau vissé sur la tête. Entre deux épisodes à répétition de cette mésaventure qui va devenir de plus en plus croustillante, se grefferont une cascade de saynètes drolatiques. La cavalcade effrayante et risible d’hommes armés dans une rue déserte, le repas terne d’une jeune femme prise en sandwich entre un inénarrable duo de frères barbus…

Si le premier tiers de l’action prend vie dans la cosmopolite Jérusalem, elle va s’envoler finement vers d’autres capitales, dans les rues desquelles Elia Suleiman compose sa propre comédie humaine, caustique, désabusée.
It must be heaven se traduit évidemment par « ce doit être le paradis ». Le constat est cinglant : si tant est qu’il existe, il n’est pas sur cette terre.