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Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août
Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers e...

SOS Méditerranée lance un appel aux dons
Chères citoyennes, chers citoyens,À l’heure où nous vous écrivons, l’Ocean Viking fait route vers la Méditerranée centrale pour porter secours aux personnes en détresse en mer. Durant ces dernières semaines et suite à la fin de notre partenariat médical avec Médecins Sans Frontières, nous avons dû n...

Pour un cinéma durable et des rencontres d’une nuit (par Anna Pitoun)
La chance quand on est réalisatrice de films documentaires c’est que vos travaux suscitent des débats. Alors on vous invite. Pour une soirée, une matinée. A une rencontre avec le public. C’est l’une des choses que je préfère. Ces moments d’échange, quand la lumière se rallume et que les spectateurs ...

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...



Soirée fantastique
Vendredi 13 décembre à partir de 20h30 à Tournefeuille : venez tou·te·s déguisé·es ou vêtu·es de rouge pour cette « soirée Prêt-à-découper ! » Bien qu'inspirée des romans Giallo (jaune en italien), la soirée tire pourtant plutôt vers le rouge… Deux films suivis d'un bal baroque pour lequel Nicolas Kononovitch et Nabi Cabestany joueront des danses sur violon et violoncelle d'époque avec la danseuse Elsa Chartres qui vous envoûtera et vous entrainera sur ses pas… (tarif unique 14 euros, achetez vos places à partir du 27 novembre aux caisses des cinémas et en ligne sur le site www.billetweb.fr)

SOIRÉE FANTASTIQUE « Prêt-à-découper »

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ciseaux

SIX FEMMES POUR L'ASSASSIN


Mario BAVA Italie 1964 1h28 VOSTF
avec Cameron Mitchell, Eva Bartok, Thomas Reiner…
Soirée fantastique
Après le large succès public et critique du Masque du démon, Mario Bava, déjà reconnu et respecté comme directeur majeur de la photographie, va trouver l’opportunité de réaliser des films de tout genre, et en trois films seulement, il créera son propre genre : le Giallo. Après deux essais plutôt réussis, Six femmes pour l’assassin aboutit ce genre qui servira de modèle à Dario Argento lorsqu’il réalisera ses propres giallos.
Un tueur masqué et ganté s’en prend, à l’arme blanche ou à mains nues, à de jeunes et belles femmes. Une dose de fétichisme, un soupçon d’érotisme, un peu d’angoisse, le tout emballé dans un univers coloré, voici les ingrédients de la recette giallo. Ce qui distingue Six femmes pour l’assassin, c’est l’absence d’un personnage extérieur menant l’enquête et portant le regard du spectateur. Il n’y a pas d’intrus dans le film qui fonctionne comme un monde clos, dans lequel tout le monde semble avoir quelque chose à se reprocher. Le réalisateur propose une approche plutôt misanthropique du monde, où chacun est coupable. Chez Bava, c’est ainsi l’humanité toute entière qui se livre à un jeu de massacre, chacun expiant ses mauvaises actions.
C’est ce jeu pervers qui intéresse le plus Bava et c’est dans cette logique qu’il utilise les nombreux effets de couleurs du film, qui en sont la signature la plus mémorable. Loin d’être utilisées à de simples fins esthétiques, les couleurs de Six femmes pour l’assassin ont chacune leur signification.



ciseaux

IN FABRIC


Peter STRICKLAND Grande Bretagne 2018 1h58 VOSTF
avec Marianne Jean-Baptiste, Léo Bill, Hayley Squires, Gwendoline Christie… Interdit aux moins de 12 ans

En trois longs-métrages, Peter Strickland s’est signalé comme l’auteur d’une œuvre hybride, se nourrissant d’influences exogènes voire impures, mêlant la stimulation à l’abstraction avec des titres comme Berberian Sound Studio ou The Duke of Burgundy. Les motifs et les images du cinéma d’exploitation ou de genre, de la série B d’hier, constituent aujourd’hui, pour certains réalisateurs, dont Strickland lui-même, une matière à travailler pour en faire le carburant de films exprimant une vision toute personnelle, entre l’ironie et l’expérimentation narrative. In Fabric semble vouloir continuer, en la nuançant, cette démarche.
Le récit du film est tout entier construit autour d’une robe rouge inquiétante et indestructible, une robe qui portera malheur à ceux qui l’acquièrent : Sheila, une employée de banque divorcée, guettant les petites annonces de rencontre à la recherche de l’âme sœur, puis Reg Speaks, un plombier timide humilié par ses collègues en passe de se marier avec la fille de l’un de ses camarades de travail. Depuis La Peau de chagrin, de Balzac, la circulation d’un objet maléfique est une constante d’un certain art fantastique et philosophique. Le motif a, pour cela même, été parfois utilisé par le cinéma d’épouvante.
Mais Peter Strickland choisit une autre voie que celle du simple frisson cinématographique. Son film s’amuse à mêler diverses sensations, à naturaliser le fantastique tout en stylisant un réalisme familier. In Fabric confronte la banalité de certains personnages à la bizarrerie des comportements d’autres, inquiétants par leur étrangeté, silhouettes venant contrarier la trivialité des situations mises en place. Le film est un voyage intérieur, une hallucination qui ne perd pourtant jamais complètement de vue l’existence concrète et le monde social de ses protagonistes, victimes sacrificielles d’une malédiction à première vue sans cause.
(D'après Jean-François Rauger, Le Monde)