LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS APPELER

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Première séance à 4,5€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août
Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers e...

SOS Méditerranée lance un appel aux dons
Chères citoyennes, chers citoyens,À l’heure où nous vous écrivons, l’Ocean Viking fait route vers la Méditerranée centrale pour porter secours aux personnes en détresse en mer. Durant ces dernières semaines et suite à la fin de notre partenariat médical avec Médecins Sans Frontières, nous avons dû n...

Pour un cinéma durable et des rencontres d’une nuit (par Anna Pitoun)
La chance quand on est réalisatrice de films documentaires c’est que vos travaux suscitent des débats. Alors on vous invite. Pour une soirée, une matinée. A une rencontre avec le public. C’est l’une des choses que je préfère. Ces moments d’échange, quand la lumière se rallume et que les spectateurs ...

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...



Séance unique jeudi 30 janvier à partir de 19h30 à Tournefeuille, dans le cadre du cycle RICORDI D'AUTORE, venez découvrir ou re-découvrir les grands classiques du cinéma transalpin en version restauré, et vous plonger dans l'atmosphère italienne pour une soirée spéciale. En collaboration avec la Società Dante Alighieri de Toulouse, projection à 20h30 précédée d’une dégustation de vins italiens à partir de 19h30, en collaboration avec la Cavavin Vinopotes de Tournefeuille (tarif unique 7 euros, achetez vos places à la caisse des cinémas. Pour les volontaires, le food truck Au pied de l’Etna vous proposera ses fameux produits salés et sucrés.

TELEFONI BIANCHI

(LA CARRIÈRE D'UNE FEMME DE CHAMBRE) Dino Risi - Italie 1976 1h57mn VOSTF - avec Agostina Belli, Vittorio Gassman, Ugo Tognazzi...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

TELEFONI BIANCHI1935, Venise. Marcella, femme de chambre, est fascinée par le tout nouveau Festival du cinéma. Elle quitte Venise et son fiancé Roberto pour aller à Rome rejoindre Luciano, secrétaire de production. Un bout d'essai plus tard, elle rencontre Bruno, un lieutenant fasciste, et sa carrière est lancée…

Dans ce film il ne s’agit plus du tout de la mise en comédie italienne d’Une Étoile est née. Agostina Belli n’est pas la simple petite jeune fille qui rêve de faire du cinéma et y réussit grâce à son talent et à son obstination. Il ne s’agit plus d’idéaliser le monde du spectacle. Tout ce qu’elle obtient, aussi bien qu’une communication téléphonique qu’une roue de secours, la future Alba Doris l’obtient en couchant avec tous ceux qui peuvent lui être utiles, d’un producteur-escroc à Mussolini lui même.

Le titre italien renvoie très exactement au sujet qui se faufile d’une partie à l’autre de cette caricature sarcastique : le film italien à l’époque des « téléphones blancs ». Cette assez brève période d'euphorie ambiante, non seulement dans le cinéma italien mais aussi dans la vie de l'Italie tout entière, entre 1937 et 1941. Simultanément, le cinéaste se moque de l’art mussolinien et des mœurs du fascisme, du goût du régime pour l’emphase camouflant une réalité mesquine. « Marcella, selon Risi, est un portrait composite des vedettes de ces temps-là, comme Alida Valli, Doris Duranti, Luisa Ferida. »

Telefoni bianchi est à peine une comédie — ce qui ne veut pas dire que l’on n’y rit pas -, et ne reste une comédie que parce qu’il faut se dépêcher de rire. Bien sûr, on pourra lui reprocher une vulgarité très consciente, et une méchanceté qui ne l’est pas moins. Mais pour faire passer, un propos aussi pessimiste, pour aller aussi loin dans la noirceur il nous semble que Risi n’a jamais été si maître de ses moyens. Il a décidé ici d’aller beaucoup trop loin — trop pour parler en termes de bon goût. Plus question de gentillesse. Toute sentimentalité est bannie. Rarement humour nous aura semblé aussi révélateur, aussi authentique, aussi révolté.