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Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août
Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers e...

SOS Méditerranée lance un appel aux dons
Chères citoyennes, chers citoyens,À l’heure où nous vous écrivons, l’Ocean Viking fait route vers la Méditerranée centrale pour porter secours aux personnes en détresse en mer. Durant ces dernières semaines et suite à la fin de notre partenariat médical avec Médecins Sans Frontières, nous avons dû n...

Pour un cinéma durable et des rencontres d’une nuit (par Anna Pitoun)
La chance quand on est réalisatrice de films documentaires c’est que vos travaux suscitent des débats. Alors on vous invite. Pour une soirée, une matinée. A une rencontre avec le public. C’est l’une des choses que je préfère. Ces moments d’échange, quand la lumière se rallume et que les spectateurs ...

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...



K CONTRAIRE

Sarah Marx - France 2019 1h24mn - Avec Sandor Funtek, Alexis Manenti, Sandrine Bonnaire... Écrit par Sarah Marx, Ekoué Labitey et Hamé Bourokba. Produit par La Rumeur.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

K CONTRAIREOn dirait des lycéens rigolards qui se succèdent sur la scène d’un atelier de théâtre. Chacun son texte, chacun son style : Ulysse, 25 ans, avec un air de gamin trop vite monté en graine, a le verbe haut, le sourire désarmant et le regard clair, ses mots claquent – les vannes fusent aussi vite que les rires… Sauf que voilà : ces grands gosses sont en prison. Ulysse, plus combinard que malfrat, est à la veille d’en sortir et répare activement son retour à la vie normale. Et on pressent que ce ne sera pas simple, la taule n’ayant jamais été la meilleure école pour se, comme on dit, « réinsérer ».
Et de fait, en liberté conditionnelle, sa réinsertion doit se faire sur les chapeaux de roues. Sortir, reprendre pied dans le monde extérieur, signer son contrat de travail et se mettre à bosser. Et s’occuper de sa mère, Gabrielle, atteinte d’une violente dépression. Sans aide sociale, il lui faut gagner de l’argent et vite.
Son ami David l’embarque dans un projet de food-truck un peu particulier, consistant à vendre en rase campagne des hamburgers dans une free-party ainsi que des boissons enrichies à la kétamine. Si on ajoute que la kétamine en question est fournie par le vétérinaire du coin, par l’entremise du paysan qui loue son terrain, que tout ce petit monde est âpre au gain, on pressent que l’affaire, a priori toute simple et très rémunératrice, va sans doute être un peu plus compliquée à mener.

Réinsertion, délinquance, récidive, injustice sociale… Sarah Marx brasse finement ces situations tendues avec la très belle relation, faite d’autant d’amour que d’incompréhension, qu’Ulysse entretient avec sa mère. Ça donne un film noir, un polar d’aujourd’hui sec et nerveux, écrit et interprété au cordeau.
Co-écrit et produit par Hamé et Ekoué du groupe de rap la Rumeur, qui avaient livré avec Les Derniers parisiens un magnifique premier film, K contraire s’inscrit dans le même projet impeccable et passionnant – celui d’une réappropriation populaire du cinéma. C’est également le résultat d’un long travail mené par la réalisatrice avec des détenus de la prison de Nanterre. « Ces hommes aux parcours chaotiques, avec une cellule familiale fragile, ne sont pas nés loups, ils le sont devenus par manque d’horizon ou l’absence de portes ouvertes. Le cinéma doit leur redonner une dignité que la société leur refuse. K Contraire est né de ce travail ».