LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS APPELER

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Première séance à 4,5€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...

Atelier d'écriture YAKSA 6 : Daria
Je m’appelle Greg Camazot, j’ai 34 ans ; je suis arrivé à Londres, il y a deux ans. Je travaillais à cette époque pour la Food and Drug Administration pour développer des recherches en alimentation alternative d’origine animale à base d’insectes.Les semaines qui avaient suivi le départ de Daria...

Atelier d'écriture YAKSA 5 : à partir de tableaux de Magritte
Test du parapluie. Comment savoir si un parapluie est vraiment étanche ?C’est très simple.Prenez un verre d’eau. Oui un simple verre d’eau transparent. Un verre que vous pouvez trouver partout. Un verre sans identification spécifique.Remplissez-le au 9/10 - c’est très important- d’eau du robine...

Atelier d'écriture YAKSA 4 : la parole
Parole que l’on dit sans y penser.Parole qui échappe, le mot de trop où la parole exprimée sans retenue se transforme en parole dérangeante et devient celle qu’on n’aurait pas dû dire.Parole qui peut être mise en musique ou en poème.Parole divine, posée sur une musique sacrée.Parol...



ÊTRE PLUTÔT QU’AVOIR ? À L’ÉCOLE AUTREMENT

Agnès FOUILLEUX - documentaire France 2017 1h28mn -

Du 25/03/20 au 30/06/20 à Toulouse (Borderouge) - Du 25/03/20 au 30/06/20 à Tournefeuille

ÊTRE PLUTÔT QU’AVOIR ? À L’ÉCOLE AUTREMENT« Monsieur le professeur, je vous dis merde ! » affirme la petite fille de Zéro de conduite (Jean Vigo, 1933) face à une brochette de profs, proviseur, inspecteur qui lui demandent excuses et soumission. Au moment même où le film est censuré (il le sera jusqu'en 1946), Hitler prend le pouvoir en Allemagne… Alors… L'éducation, ça sert à quoi ? À préparer de bons petits soldats, rouages dociles qui continueront indéfiniment à perpétuer l'ordre établi ? Ou a préparer des individus critiques qui risquent de le bousculer ? Agnès Fouilleux, dans un film nourri, vivant, passionnant, superbe, largement illustré de chants, de gravures, d'extraits de films, interroge l'évolution de l'éducation à travers notre histoire et, tout en faisant un état des lieux actuel des questionnements, nous plonge dans les alternatives…

En 1921, à peine sortis des horreurs et des dévastations de la « grande guerre », pacifistes, éducateurs et autres personnes engagées dans l'éducation des chères têtes blondes s'interrogent. « Quoi, toujours ce serait la guerre, la querelle, des manières de roi et des fronts prosternés… » écrivait Aragon. Et le mouvement naissant pour l'école nouvelle répondait : « Changer l'éducation pour changer le monde ». Il y aura de nombreux échanges et rassemblements. Maria Montessori, Celestin Freinet, Gustave Monod, Rudolf Steiner… l'école de Summerhill voit le jour… Extraordinaire d'entendre la voix de Célestin Freinet et l'actualité de ses paroles nous laisse tout épatés. En écho, les voix actuelles d'enseignants, de psychologues, chercheurs… accompagnent et ponctuent les images et paroles de gamins en situation d'apprentissage. On s'attarde avec des bambins d'une Ecole Montessori, avec l'Ecole en Forêt, l'école du Colibri : la pratique illustre la théorie et toujours images et musique élargissent la réflexion et donnent une respiration au film. Bon sens, écoute, bienveillance, respect de l'autre, rapport à la nature…
Philippe Meirieu réfléchit sur le rapport à l'écran des enfants, constate que désormais les gamins passent plus de temps devant un écran que devant un être humain et interroge l'influence des médias sur les esprits adultes et fatalement sur le cerveau des enfants. C'est que l'école n'est pas seule à façonner les personnalités des gamins. On suit les expériences de Peter Winterstein à partir des dessins des enfants en fonction du temps passé devant la télé : le pouvoir des médias, du neuro-marketing sur les cervelles des gamins mais aussi les nôtres. Le conditionnement s'oppose au développement de l'imaginaire, les images envahissent nos vies, modifient le rapport à soi, poussant chacun à renvoyer une image idéale plutôt que de se construire à l'intérieur. « Facebook détient le pouvoir et vous êtes la marchandise » dit le Président du Fond de Défense pour la Neutralité du Net.

On y évoque aussi longuement l'importance et l'incidence sur le développement du rapport direct à la nature… et toujours cette interrogation qui sous-tend le formidable engagement passionné et passionnant de tous ceux qui interviennent devant la caméra curieuse d'Agnès Fouilleux : quel projet de vie donnons nous à nos enfants, pour quel monde les préparons nous ? Quel monde souhaitons nous leur transmettre ?

Retrouvez tous les épisodes du Journal de bord au temps du confinement, et bien plus encore, sur le blog à cette adresse : cinemas-utopia.org/U-blog/toulouse/index.php?tag/confinement2020 (vos réponses aux quiz et vos commentaires : nous écrire).