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CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
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Tournefeuille Culture

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Le blog des profondeurs...
(de champ)

On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

CINÉ-BISTROT : projection unique en exclusivité samedi 26 juin à 12h30 à Tournefeuille en ouverture du premier Festival de cinéma de Mondonville, les 2, 3 et 4 juillet sur le thème Femmes singulières, femmes plurielles, organisé par le Service culturel de la mairie. Rendez vous à partir de 12h30 pour un repas espagnol (tapas et accompagnements) par le Bistrot Pace Salute, suivi à 14h de la projection.
C’est un film grand public, une comédie visible en famille, qu’il ne faut absolument pas rater en salle, puisqu’il ne passe qu’une fois ! Réservation sur billetweb.fr ou aux caisses des cinémas à partir du 6 juin. Prix total repas et film 20 euros (boissons non comprises).
Pour les plus jeunes est programmé en parallèle Calamity à 14h15 sans réservation.

LE MARIAGE DE ROSA

(La Boda de Rosa) Iciar BOLLAIN - Espagne 2020 1h37mn VOSTF - avec Candela Peña, Sergi Lopez, Nathalie Poza, Paula Usero... Scénario d’Iciar Bollain et Alicia Luna.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE MARIAGE DE ROSARosa, c’est la femme absolue, celle à qui tous se réfèrent, l’indispensable, l’incontournable, celle sans qui tout s’écroule… Elle est la mère parfaite, la fille aimante, la sœur inépuisable… Quoi qu’il arrive elle est là, sourire en bandoulière, précise, active, chaleureuse, bienveillante, aucun de ceux qui l’entourent n’imaginerait une seconde pouvoir se passer d’elle. Il faut préparer une noce ? Une fête ? Mitonner des petits plats pour son papa ? Garder les enfants de son frère ? Elle est là. Toujours là ! Tellement là que personne ne semble se demander s’il lui arrive parfois de prendre du bon temps, de penser d’abord à elle, tant elle encourage involontairement, par son altruisme chronique, une attitude de dépendance égoïste et ingrate…

Mais trop, c’est trop : le jour où son père déboule pour s’installer chez elle, alors que son frère l’appelle pour résoudre à sa place ses problèmes de garde, quand une fois de plus on lui demande de terminer une somptueuse robe de dentelle blanche quitte à y passer la nuit… Rosa plante là tout ce petit monde qui se retrouve tout soudain démuni, désorienté, incapable de se dépatouiller des choses les plus élémentaires… Rien de spectaculaire, juste un refus qui vient de loin, une envie de retour aux sources dans la boutique familiale des origines. Se faire plaisir, enfin, vivre, respirer ! Et là, saisie d’une sorte d’inspiration, elle commence à se confectionner une robe rien que pour elle et quand son frangin arrive enfin à l’avoir au téléphone pour lui demander où elle est passée, Rosa l’invite à son mariage, un mariage qu’elle veut secret, en petit comité, juste la famille… La stupéfaction de ses proches est immense, comment ont-ils pu ne pas se douter ? Mais qui donc est le marié ?
L’andouille de frère, trop habitué à imposer sa vision des choses, rameute le ban et l’arrière-ban, commande une noce grandiose : tout le contraire de ce qu’il devrait faire, comme un gros macho qui n’écoute jamais rien et a tout de même la petite intuition qu’il a beaucoup de choses à se faire pardonner.
Et nous voilà à deux doigts que cette histoire vire à la catastrophe…
Je n’en dirai pas plus pour vous laisser la surprise, mais par ce surprenant mariage, Rosa, dans un élan joyeux, bouscule des siècles d’oppressions, de conventions, de soumissions et petit patapon… Désormais libre comme le vent, comme les vagues de la mer et les nuages… ce qu’on pouvait d’ailleurs pressentir dès la première scène du film : Rosa, franchissant haut la main la ligne d’arrivée d’une course, à la surprise générale, continue sans s’arrêter, ignorant les applaudissements, les clameurs de victoire de ses supporters. Rosa file à travers champs : pour le plaisir de se sentir vivante… et ils ne sont pas nés ceux qui pourront l’arrêter.

Iciar Bollain, on l’aime depuis longtemps : Flores de otro mundo, Ne dis rien, Même la pluie, Yuli… autant de beaux films intelligents et généreux. D’abord connue comme comédienne, elle crée avec deux partenaires une société de production, réalise ses premiers films… ce qui l’amènera à intervenir sur Land and freedom de Ken Loach qu’elle accompagnera sur le tournage de Carla's song, le temps d’en faire le sujet de son livre Ken Loach, un observador solidario. Elle vit depuis avec le scénariste écossais de Loach, Paul Laverty. Si elle a un talent très personnel, il y a, dans le goût pour l’humain de ses films, une parenté certaine avec l'« observador solidario », un zeste de soleil et le bleu de la Méditerranée en plus.


Vendredi 2 juillet à 20h30 à la salle d’animation de Mondonville, projection de Madame porte la culotte de George Cukor (choisi par Utopia et l’équipe du festival), suivie d’une rencontre à battons rompus avec le public.