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Le blog des profondeurs...
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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

UNE HISTOIRE D’AMOUR ET DE DÉSIR

Écrit et réalisé par Leyla BOUZID - France / Tunisie 2021 1h43mn VOSTF - avec Sami Oultalbali, Zbeida Belhajamor, Diong-Kéba Tacu, Aurélia Petit...

Du 29/09/21 au 12/10/21 à Toulouse (Borderouge)

UNE HISTOIRE D’AMOUR ET DE DÉSIRSans jouer au vieillard nostalgique, il fut un temps pas si lointain où bon nombre de filles et de garçons construisaient leur premier imaginaire sexuel grâce à la littérature érotique, le pouvoir des mots sur la sexualité étant infini. Votre serviteur est ainsi tombé très tôt – et par hasard – sur La Philosophie dans le boudoir de Sade, qui a changé pas mal sa vie. L’accès trop facile pour les ados aux images pornographiques et à leur vision formatée et le plus souvent sexiste n’existait pas et franchement ça n’était pas plus mal. Le très délicat et envoûtant Une histoire d’amour et de désir évoque une initiation amoureuse et littéraire, c’est si rare ! Et qui plus est à travers le personnage d’un garçon, brisant ainsi ce présupposé comme quoi la fragilité et la pudeur seraient des valeurs essentiellement féminines.

Voici donc l’histoire d’Ahmed, un jeune homme issu d’une famille algérienne vivant dans un quartier populaire, qui fait sa première rentrée sur les bancs de la Sorbonne pour entamer des études littéraires. Il va faire une rencontre qui va bouleverser son petit cœur et un peu plus que ça, en la personne de Farah, une jeune Tunisienne fraîchement arrivée à Paris, aussi libre et à l’aise que notre Ahmed est taiseux et timide. La rencontre a lieu à l’occasion d’un cours de littérature dans lequel est enseignée la tradition érotique arabe, d’une richesse méconnue de beaucoup – qui croient que seuls les contes des Mille et une nuits ont mis un peu de piment dans le monde arabe médiéval.
Dès lors Ahmed doit affronter le tourment intérieur de ses sentiments : il doit concilier une vision probablement idéalisée de l’amour et le désir sexuel naissant, mais aussi assumer la remise en question de sa propre culture dont il découvre en fait toute une partie, lui qui ignorait qu’elle pouvait proposer une vision fort peu rigoriste et religieuse des relations amoureuses.

Dans son premier film, À peine j’ouvre les yeux (2015), Leyla Bouzid faisait un magnifique portrait de la jeunesse tunisienne en quête de liberté, suivant un groupe de rock emporté dans le tourment de la révolution de 2010. Le film était tout en mouvement et en caméra à l’épaule, au plus près de l’effervescence des événements. Dans ce deuxième long métrage, plus écrit (et remarquablement !) et construit, la mise en scène est plus posée, prenant le temps de suivre les premiers émois des deux protagonistes, leurs regards furtifs, leurs gestes parfois interrompus. Elle introduit aussi beaucoup de complexité, n’opposant jamais les deux personnages, s’attachant au contraire avec douceur aux atermoiements d’Ahmed, prisonnier de ses préjugés, du qu’en dira-t-on de son quartier… avant de se révéler peu à peu au contact de Farah.
Leyla Bouzid filme aussi superbement la libération de la parole dans la famille d’Ahmed, marquée par les années noires algériennes, par des souffrances longtemps tues. Bravant ainsi les clichés et les idées préconçues, Leyla Bouzid livre simplement, en se libérant des facteurs culturels paralysants, un splendide film sur l’éveil amoureux, à voir sans hésiter et à montrer si possible à tous les ados de votre entourage.