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Le blog des profondeurs...
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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

Lundi 8 novembre à 20h30 à Tournefeuille, séance unique suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Inès Compan. En collaboration avec La commission de la vérité, Action poétique-S.O.S Colombie et l’Observatoire toulousain des Pratiques Policières et le festival Latino docs. Places disponibles dès le 6 octobre au cinéma ou sur billetweb.fr (tarif unique 4,50 €).

ECCE OJO

Inès Compan - documentaire France 2020 58mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ECCE OJOEn 2016, au cours du discours de la signature des accords de paix, l’ex – président colombien Juan Manuel Santos proclamait l’aube de la paix et déclarait : « Plus de guerre ! C’est la clameur de la Colombie ! L’horrible nuit de violence qui nous assombrit depuis plus d’un demi-siècle est terminée ! ». Cinq ans après la signature des accords le constat est amer… Le phénomène des assassinats des leaders sociaux, le déplacement forcé est reparti de plus belle et la multiplication des groupes armés est plus que jamais là… En parallèle, les luttes se poursuivent, des mobilisations sociales conquièrent l’espace public, des voix s’insurgent, protestent, continuent à dénoncer et à soigner… Car les conflits et les guerres se vivent aussi dans les hôpitaux et les cabinets médicaux.
C’est le cas de Margarita qui redonne, avec sa palette et ses pinceaux, de la couleur et de l’espoir à ceux dont la guerre a arraché une partie du corps. Depuis longtemps, Margarita lit la violence du conflit à travers les visages et les corps des survivant·es. Elle répare avec bienveillance les gueules cassées de cette tragédie et écoute leurs fragilités. La caméra suit donc le fil de deux histoires de résilience et de reconstruction autour de la perte d’un œil.
D’un côté, Yesica qui recommence à croire en l’avenir, se regarde à nouveau dans un miroir, sourit et continue à bâtir sa maison, la même où une balle perdue a percé son toit et plus encore. D’un autre côté, Esteban qui vit pour le collectif, un leader social, engagé dans des actions de réconciliation auprès des victimes rurales du conflit, pour qui perdre un œil a permis de mieux voir la réalité en face. Il devient un symbole de plus des violences policières, visé à l’œil gauche par les forces de l’ordre lors d’une manifestation étudiante à Popayán pour réclamer l’application des accords de paix…

C’est un film choral qui montre la Colombie d’aujourd’hui, entre violence et espoir ; un film qui met aussi la puissance de l’image et de l’évocation au cœur de son processus. Un film, enfin, qui parle de regards perdus, de nouveaux regards construits, de regards face à celui des autres, et face à la réalité d’un pays passionnant dans toute sa complexité.