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Le blog des profondeurs...
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Sous l'aile des Anges, et le regard de Terrence Malick
Chers spectateurs, parfois je viens vous voir dans les salles afin de vous rencontrer en direct, d’échanger avec vous, de vous raconter les croustillantes anecdotes de l’exploitante du cinéma aguerrie et acharnée que je suis. C’est tellement profitable les séances collectives, c’est du cinéma. Telle...

L'œil et la Plume : retour critique de LITTLE PALESTINE / D.E.F.I. prod
Basée au Mirail, l’équipe de D.E.F.I PRODUCTION s’est donner pour nouvelle mission d’accompagner des groupes de jeunes à la découverte d’autres cinémas, d’autres films, dans d’autres salles… Plus ou moins régulièrement nous aurons des retours, écrits, filmés, radios, de ces découvertes.... Lire ...

LE DOMOVOÏ - bistrot d'Utopia Borderouge - est (enfin !) ouvert !
« Génie familier de la maison, Domovoï est originellement celui du feu du foyer. Il se fonde sur l’usage de déposer dans la nouvelle maison un feu pris dans la précédente et sur celui d’offrir au domovój, chaque 28 janvier, un pot de gruau recouvert de braises. » Merci Wikipédia, on en sait à pr...

Stop Bolloré ! L'appel du collectif
Le collectif Stop Bolloré a vu le jour en décembre 2021 et rassemble des membres et des organisations de la société civile qui s’inquiètent de la concentration des médias et de l’édition en France et des dangers que cela représente pour la démocratie. Le projet du collectif, qui est poli...

Pour les amoureux du Jazz : séance unique le 14 février à 20h à Borderouge suivie d’une rencontre avec Nicolas Devienne et (sous réserve) Anne-Laure Lemancel, les réalisateurs. En partenariat avec le jazz-club Le Taquin - 23 Rue des Amidonniers à Toulouse.

LE JAZZ LEUR EST TOMBÉ SUR LA TÊTE

Anne-Laure LEMANCEL et Nicolas DEVIENNE - documentaire France 2020 52mn - Musique originale : Malik Mezzadri.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE JAZZ LEUR EST TOMBÉ SUR LA TÊTE« Un film sur un festival de jazz ? On pourrait s’attendre à un défilé de stars, de divas, de monstres sacrés de l’improvisation. Rien de tout cela ici. Dans cette très jolie estampe documentaire, filmée au ras des collinettes, les stars ne s’appellent pas Chick (Corea), Brad (Mehldau) ou Ahmad (Jamal), mais Dominique, Guitou, Serge, Michel ou Adrien. Ils sont bénévoles à Jazz in Marciac – JIM pour les intimes –, la plupart depuis les débuts du festival, en 1978. Et à travers leurs propos vivifiants, le regard lucide qu’ils posent sur cette singulière aventure collective, on mesure à quel point JIM occupe une place à part dans la (longue) liste des festivals de jazz en France.
Car à Marciac, patelin de mille deux cents âmes dans le sud-ouest du département du Gers, le jazz, au fil du temps, est devenu un ingrédient à part entière de la culture du terroir. Il s’y est incorporé avec la garbure, le Pousse Rapière, le magret séché ou les bandas. Tandis qu’en retour, en une curieuse alchimie, la culture locale s’est incorporée au jazz, cette musique aux lointaines origines afro-américaines.
« Et tout ce beau monde dialogue sans complexe. Il n’est pas rare en effet, sillonnant les routes du canton, au détour d’une rencontre avec un paysan du cru, que la conversation dérape sur la question jazzistique : et voilà notre éleveur de palmipèdes se mettant à disserter, mégot au bec, sur les vertus inventives de tel chorus de sax entendu la veille, sur la raucité de telle voix soul. »

Comme le dit si bien Sébastien Porte dans Télérama, ce festival est bien un miracle pour la ville, la région, le jazz et ses habitants… Mais qu’adviendra-t-il de l’aventure sans les pionniers garants de l’esprit originel, de l’âme du festival, sans leurs esprits frondeurs, sans leurs valeurs d’entraide ? Si leur engagement collectif dans l’éducation populaire venait à disparaître ?
Tenir un festival de Jazz est une entreprise courageuse, la sauvegarde d’un patrimoine local et culturel dans un contexte d’uniformisation l’est encore plus ! À travers ce qui semble être leurs dernières batailles, ils nous racontent leur histoire.
Le festival a permis le maintien d’une activité économique et culturelle dans le village. Les plus grands Jazzmen viennent jouer sous son chapiteau et attirent des centaines de milliers de visiteurs. Mais là encore, comme nos protagonistes, certains monstres sacrés du jazz prennent de l’âge ou disparaissent… Une page se tourne ?

Jazz In Marciac, festival devenu mythique, à son apogée, fait désormais face à un destin incertain. Comme celui des premiers musiciens, de ces bluesmen qui chantent la terre, le message de nos Gascons est clair : tenir le cap de la liberté et ne pas oublier ses racines. Comment nos héros arriveront-ils à transmettre leur flamme bénévole et ainsi sauver l’indépendance de leur festival ? Auraient-ils une recette miracle ?