LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS APPELER

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Première séance à 4,5€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Install-party samedi 18 juin à Tournefeuille
Vous voulez déconfiner durablement vos ordinateurs ? Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas v...

Sous l'aile des Anges, et le regard de Terrence Malick
Chers spectateurs, parfois je viens vous voir dans les salles afin de vous rencontrer en direct, d’échanger avec vous, de vous raconter les croustillantes anecdotes de l’exploitante du cinéma aguerrie et acharnée que je suis. C’est tellement profitable les séances collectives, c’est du cinéma. Telle...

L'œil et la Plume : retour critique de LITTLE PALESTINE / D.E.F.I. prod
Basée au Mirail, l’équipe de D.E.F.I PRODUCTION s’est donner pour nouvelle mission d’accompagner des groupes de jeunes à la découverte d’autres cinémas, d’autres films, dans d’autres salles… Plus ou moins régulièrement nous aurons des retours, écrits, filmés, radios, de ces découvertes.... Lire ...

LE DOMOVOÏ - bistrot d'Utopia Borderouge - est (enfin !) ouvert !
« Génie familier de la maison, Domovoï est originellement celui du feu du foyer. Il se fonde sur l’usage de déposer dans la nouvelle maison un feu pris dans la précédente et sur celui d’offrir au domovój, chaque 28 janvier, un pot de gruau recouvert de braises. » Merci Wikipédia, on en sait à pr...

DETROITERS

Andreï SCHTAKLEFF - documentaire France / USA 2020 1h26mn VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DETROITERSParadoxalement, Detroit est devenue une ville hautement cinématographique du fait de son déclin (souvenez-vous en particulier du fascinant Only lovers left alive de Jim Jarmush, qui faisait déambuler son couple de vampires millénaires dans des rues et des décors quasi fantomatiques). Capitale américaine donc mondiale de l’automobile durant les années prospères des lendemains heureux de la guerre, la ville a subi de plein fouet le déclin du secteur et la propension des grands groupes à délocaliser leur production vers des contrées aux salaires plus bas et à la pression syndicale moindre. Puis en 2008, avec la crise des subprimes, Detroit est devenue une « shrinking city », une ville qui retrécit, nombre de ses habitants se voyant dans l’incapacité de rembourser leurs prêts contractés avant l’effondrement de la bulle spéculative.

Ce film passionnant – centré autour de quelques figures historiques locales de la contestation afro-américaine, personnages formidables désormais sexa ou septuagénaires qui sont restés detroiters coûte que coûte – ne se contente pas de dresser le constat terrible de la situation actuelle d’une ville qui dut il y a quelques années se déclarer en faillite. Ce que nous racontent nos guides, anciens ouvriers, militants des droits civiques, compagnons de Martin Luther King – qui tint à Detroit un meeting inoubliable –, c’est toute l’histoire d’un prolétariat, ses luttes, ses passions.
Le film rappelle aussi que Detroit devint dans les années 60 le foyer de la soul avec le légendaire label Motown (clin d’œil au surnom de la ville : la Motor Town), créé en 1959 par Berry Gordy Jr. Un ouvrier explique que c’est probablement les gestes répétitifs imposés aux travailleurs à la chaîne qui inspirèrent les rythmes entêtants de la soul. Une histoire musicale qui se poursuivra avec la naissance de la techno à Detroit dans les années 80.

Aujourd’hui, c’est le temps du mouvement Black Live Matters, c’est l’heure du déboulonnage des statues de Thomas Jefferson, 3e président des États-Unis et propriétaire d’esclaves… Malgré les maisons en ruines, l’âme de Detroit est bien vivante.