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Install-party samedi 18 juin à Tournefeuille
Vous voulez déconfiner durablement vos ordinateurs ? Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas v...

Sous l'aile des Anges, et le regard de Terrence Malick
Chers spectateurs, parfois je viens vous voir dans les salles afin de vous rencontrer en direct, d’échanger avec vous, de vous raconter les croustillantes anecdotes de l’exploitante du cinéma aguerrie et acharnée que je suis. C’est tellement profitable les séances collectives, c’est du cinéma. Telle...

L'œil et la Plume : retour critique de LITTLE PALESTINE / D.E.F.I. prod
Basée au Mirail, l’équipe de D.E.F.I PRODUCTION s’est donner pour nouvelle mission d’accompagner des groupes de jeunes à la découverte d’autres cinémas, d’autres films, dans d’autres salles… Plus ou moins régulièrement nous aurons des retours, écrits, filmés, radios, de ces découvertes.... Lire ...

LE DOMOVOÏ - bistrot d'Utopia Borderouge - est (enfin !) ouvert !
« Génie familier de la maison, Domovoï est originellement celui du feu du foyer. Il se fonde sur l’usage de déposer dans la nouvelle maison un feu pris dans la précédente et sur celui d’offrir au domovój, chaque 28 janvier, un pot de gruau recouvert de braises. » Merci Wikipédia, on en sait à pr...

OEDIPE ROI

(EDIPO RE) Pier Paolo PASOLINI - Italie 1967 1h50mn VOSTF - avec Silvana Mangano, Franco Citti, Alida Valli... D'après la tragédie de Sophocle.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

OEDIPE ROINé d’une mère aimante, un enfant est abandonné dans le désert par un père jaloux des sentiments éprouvés par son épouse. Recueilli par un berger, il est alors adopté par le roi et la reine de Corinthe. Devenu adulte, Œdipe fait un rêve étrange qu’il tente de comprendre auprès de l’Oracle de Delphes. Ce dernier lui annonce pourtant une prophétie qui semble sceller son destin…

Après une première période rattachée au mouvement néo-réaliste (Accatone, Mamma Roma), Pasolini entame une « trilogie des mythes » entamée en 1964 avec L’Évangile selon Saint-Mathieu et clôt par Médée en 1969. Œuvre médiane, Œdipe roi représente l’acmé d’une inspiration totalement protéiforme du cinéaste. Si le récit popularisé par Sophocle est bien présent – élagué mais clairement lisible –, les repères temporels sont segmentés en trois parties et le propos se veut autant autobiographique que freudien ou marxiste. Toute théâtralité est abandonnée. Quant aux musiques et aux décors, ils sont brassés dans des sources ethnographiques a priori incohérentes : cités grecques dans le désert marocain, langue roumaine, Mozart et chants révolutionnaires…
L’expérience du spectateur en est bouleversée et un sentiment de cinéma en totale liberté s’exprime à travers les visions proposées par le film. Visions qui restent toujours aussi puissantes 55 ans plus tard.
Comme il le fera ensuite avec les contes dans sa « Trilogie de la vie », Pasolini fuit sa contemporanéité : une Italie des années 60 rongée par l’arrivée du consumérisme et du capitalisme, qu’il analyse comme une nouvelle forme de fascisme. Devant les images d’Œdipe roi, on a le sentiment inouï qu’un monde est couché sur la pellicule pour la première fois, avant que le cinéaste n’affronte frontalement son présent avec l’élégie barbare de Salò. Mais il est aussi permis de voir en Œdipe l’allégorie d’un héros moderne.

Un chef-d’œuvre soutenu par les compagnons de route de Pasolini : Franco Citti et Ninetto Davoli, accompagnés ici par deux grandes divas du cinéma italien : Silvana Mangano (inoubliable dans Riz amer et dans Théorème, autre grand Pasolini) et la bien oubliée Alida Valli (Le Troisième homme, Senso, Suspiria et tant d’autres…)
De ce film, Pier Paolo Pasolini disait : « Je suis assez vieux pour faire mon autobiographie. Or je suis un petit bourgeois et je hais la petite bourgeoisie et je me hais moi-même. Je ne peux en parler que si la petite bourgeoisie devient mythique. C’est pourquoi j’ai choisi Œdipe roi. »