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Install-party samedi 18 juin à Tournefeuille
Vous voulez déconfiner durablement vos ordinateurs ? Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas v...

Sous l'aile des Anges, et le regard de Terrence Malick
Chers spectateurs, parfois je viens vous voir dans les salles afin de vous rencontrer en direct, d’échanger avec vous, de vous raconter les croustillantes anecdotes de l’exploitante du cinéma aguerrie et acharnée que je suis. C’est tellement profitable les séances collectives, c’est du cinéma. Telle...

L'œil et la Plume : retour critique de LITTLE PALESTINE / D.E.F.I. prod
Basée au Mirail, l’équipe de D.E.F.I PRODUCTION s’est donner pour nouvelle mission d’accompagner des groupes de jeunes à la découverte d’autres cinémas, d’autres films, dans d’autres salles… Plus ou moins régulièrement nous aurons des retours, écrits, filmés, radios, de ces découvertes.... Lire ...

LE DOMOVOÏ - bistrot d'Utopia Borderouge - est (enfin !) ouvert !
« Génie familier de la maison, Domovoï est originellement celui du feu du foyer. Il se fonde sur l’usage de déposer dans la nouvelle maison un feu pris dans la précédente et sur celui d’offrir au domovój, chaque 28 janvier, un pot de gruau recouvert de braises. » Merci Wikipédia, on en sait à pr...

LES DÉMONS D’ARGILE

Nuno BEATO - film d'animation Portugal 2021 1h23mn VF - Scénario de Possidónio Cachapa. Pour les enfants à partir de 8 ans. Musique composée par le groupe d’influence jazz Gaiteiros de Lisboa.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES DÉMONS D’ARGILEQuel enchantement que ce premier film d’animation de Nuno Beato, concepteur et auteur, qui utilise de façon remarquable et fluide plusieurs techniques d’animation qui s’entremêlent : petits et grands, courez-y, ce film va faire parler de lui !!!
Dans le jargon du cinéma d’animation, il est ici question d’images 3D (à la beauté lisse et efficace, créées et animées par ordinateur) et de stop motion – dite aussi « animation image par image », évidemment moins technologique, plus artisanale, plus imparfaite, mais tellement plus poétique. Ces deux techniques sont intelligemment convoquées par Nuno Beato pour matérialiser le grand écart entre l’enfance perdue de son héroïne, ses aspirations et la façon dont ses rêves de petite fille ont été passés à la moulinette de la grande ville. En contrepoint, sans angélisme, la campagne porte des valeurs solides que toute la perfection de l’imagerie virtuelle ne saura jamais raconter… Bienvenue à bord pour un voyage d’une grande beauté !

Rosa, jeune working-girl disciplinée et performante, est l’un des éléments les plus prometteurs de son entreprise. Dans cette ville moderne, elle se donne peu de place pour elle et n’a guère de temps à accorder aux autres. Boulot qui finit tard, trop tard, la salle de sport, le dance floor défoulatoire avec le collègue Joâo qui essaie désespérément d’attirer son attention, son chat et sa plante pour seuls êtres chers vivants. L’annonce brutale de la mort de son grand-père Marcelino, sa seule famille, qu’elle n’avait pourtant plus vu depuis longtemps, est un électrochoc. Ni une ni deux, elle rentre chez elle, fourre son sac, son chat dans sa petite voiture rose et file rejoindre la propriété dont elle vient d’hériter pour la mettre en vente. Mais les affaires vont prendre une autre tournure…
Magie et enthousiasme de la scène d’arrivée dans cette région aride où Rosa sort de la voiture pour retrouver la maison de son enfance : le film réveille cette sensation de pieds nus sur de la terre mouillée, tout à fait bouleversante. Le paysage se révèle, comme une peau d’orange qu’on enlève, comme la poussière que l’on souffle sur des objets qui deviennent brillants et magnifiques quand ils se découvrent. On passe d’une image froide d’ordinateur aux chaudes couleurs des grands espaces et de l’argile. Ce village imaginaire de Vale do Sarronco, peuplé d’humains, d’animaux et d’êtres fantastiques, est inspiré par l’univers unique de la céramiste Rosa Ramalho.
Rapidement, Rosa va se confronter aux éléments et se reconnecter avec la nature, avec l’humain à travers toute cette petite communauté qui vit là et, ressac de lointaines querelles de voisinages, n’aimait pas trop son aïeul. Elle retrouve aussi les statuettes en terre que fabriquait Marcelino : les démons d’argile. Alors ses souvenirs d’enfance et les séquelles de la vie passée du grand-père assaillent la jeune femme dans d’étranges rêves où les figurines inanimées prennent vie. Ce sont elles qui vont la guider, pour la réconcillier avec son passé, mais aussi avec le village – et peut-être, telle une Manon des sources moderne, rendre aux habitants l’eau des sources qui se sont taries. Et pour cela, l’aide de Chico, son petit voisin de 6 ans, ne sera pas de trop…

Les Démons d’argile est une tendre œuvre d’animation qui aborde avec délicatesse cette question de la capacité des personnes à guérir leurs blessures, à retisser du lien, reconnecter d’où on vient et, à s’en affranchir pour se retrouver, gagner de la paix et de la liberté.