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Install-party samedi 18 juin à Tournefeuille
Vous voulez déconfiner durablement vos ordinateurs ? Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas v...

Sous l'aile des Anges, et le regard de Terrence Malick
Chers spectateurs, parfois je viens vous voir dans les salles afin de vous rencontrer en direct, d’échanger avec vous, de vous raconter les croustillantes anecdotes de l’exploitante du cinéma aguerrie et acharnée que je suis. C’est tellement profitable les séances collectives, c’est du cinéma. Telle...

L'œil et la Plume : retour critique de LITTLE PALESTINE / D.E.F.I. prod
Basée au Mirail, l’équipe de D.E.F.I PRODUCTION s’est donner pour nouvelle mission d’accompagner des groupes de jeunes à la découverte d’autres cinémas, d’autres films, dans d’autres salles… Plus ou moins régulièrement nous aurons des retours, écrits, filmés, radios, de ces découvertes.... Lire ...

LE DOMOVOÏ - bistrot d'Utopia Borderouge - est (enfin !) ouvert !
« Génie familier de la maison, Domovoï est originellement celui du feu du foyer. Il se fonde sur l’usage de déposer dans la nouvelle maison un feu pris dans la précédente et sur celui d’offrir au domovój, chaque 28 janvier, un pot de gruau recouvert de braises. » Merci Wikipédia, on en sait à pr...

À Borderouge - lundi 28 novembre à 20h, séance suivie d'une rencontre proposée par les Amis du Monde Diplomatique avec Pascal Gassiot (Fondation Copernic) et d'un moment convivial autour d'un vin chaud offert.

REPRISE EN MAIN

Gilles PERRET - France 2022 1h43mn - avec Pierre Deladonchamps, Laetitia Dosch, Grégory Montel, Vincent Deniard, Finnegan Oldfield, Samuel Churin, Marie Denarnaud... Scénario de Gilles Perret et Marion Richoux.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

REPRISE EN MAINVoici la toute première fiction d’un réalisateur, Gilles Perret, qui a déjà une filmographie généreuse à son actif. Pour ne citer que que quelques uns de ses documentaires, tous projetés à Utopia : Les Jours heureux, La Sociale, J’veux du soleil, Debout les femmes ! (ces deux derniers en complicité avec François Ruffin)… Autant de films qui traduisent l’engagement de l’homme, son intérêt toujours renouvelé pour le bien commun, les luttes sociales. Ce n’est pas parce qu’il s’essaie à un autre genre de cinéma qu’il renie ses convictions, bien au contraire, c’est l’occasion de trouver une nouvelle manière de mettre en scène ses thèmes de prédilection, avec suspense et humour, d’inventer une intrigue qui lui permet accessoirement de faire un clin d’œil à l’une de ses premières passions : la varappe. C’est presque une déclinaison des tirades de Cyrano : ne pas grimper bien haut peut-être, mais y grimper tout seul… L’ascension ici s’entend au sens propre comme au figuré et la réjouissante reprise en main du titre sera autant celles de destins individuels que collectifs…

Que la montagne est belle ! Comment imaginer qu’en contrebas des sommets, dans la haute vallée savoyarde, il se trame une drôle d’histoire. Cédric, comme tous ses collègues, aime son métier. Il n’est pas peu fier de faire partie d’un des fleurons de l’industrie française. Il suffit d’observer son regard pétillant quand il explique à ses enfants la magie du décolletage. Tous ici sont fiers de mère en fils, de père en fille… Ce sont des générations qui se relaient fidèlement dans la même usine depuis des décennies. Fidélité peu partagée par un patronat qui a bien changé et s’apprête à agir une fois de plus dans le dos de ses salariés. Sans que cela soit annoncé, la boîte est sur le point d’être revendue aux plus voraces. Nous voilà dans une de ces usines comme tant d’autres où l’intelligence ouvrière, intellectuelle et manuelle ne représente plus grand chose dans la tronche des actionnaires hors sol qui ne voient plus que par le petit bout de la lorgnette de leurs finances désincarnées. Que vaut une vie humaine face à l’appât du gain, la fureur de vouloir faire toujours plus de profit malgré la casse sociale prévisible ?
Cette histoire-là, plus répandue et dévastatrice que n’importe quelle pandémie mondiale, nous la connaissons, ainsi que tous ses rouages. Jeux de rachats entre fonds d’investissements psychopathes avec à la clef toujours plus de licenciements, de « dégraissages » dit-on, comme si l’humanité était aussi indésirable que la cellulite. Les dés en seraient jetés, il ne resterait aux travailleurs que leurs yeux pour pleurer, leurs cœurs pour trembler… Sauf que l’information va malencontreusement fuiter. Alors ? Courber l’échine comme toujours ? « Fatalitas, fatalitas ! » se serait écrié Chéri Bibi, comme tout damné de la terre qui voit son avenir torpillé. Mais c’est une froide colère qui s’empare dès lors de Cédric et elle va donner naissance à une idée complètement folle, un projet qui semble hors de portée de simples salariés : pour empêcher la transaction scélérate, racheter leur outil de travail, l’usine qui coûte la modique somme de 70 millions d’euros ! Ses amis d’enfance, sa famille, fauchés comme les blés, d’abord incrédules et après avoir proclamé que Cédric est tombé sur la tête, vont peut-être bien finir par se piquer au jeu…

Après tout qu’ont-il à perdre, toutes et tous ? Que peut-il y avoir de pire que de regarder les camarades tomber, que laisser leur territoire se paupériser, devenir moribond ? Les voilà prêts à entrer dans la mêlée avec pour seul bagage leur détermination et leur solidarité.