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Install-party samedi 18 juin à Tournefeuille
Vous voulez déconfiner durablement vos ordinateurs ? Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas v...

Sous l'aile des Anges, et le regard de Terrence Malick
Chers spectateurs, parfois je viens vous voir dans les salles afin de vous rencontrer en direct, d’échanger avec vous, de vous raconter les croustillantes anecdotes de l’exploitante du cinéma aguerrie et acharnée que je suis. C’est tellement profitable les séances collectives, c’est du cinéma. Telle...

L'œil et la Plume : retour critique de LITTLE PALESTINE / D.E.F.I. prod
Basée au Mirail, l’équipe de D.E.F.I PRODUCTION s’est donner pour nouvelle mission d’accompagner des groupes de jeunes à la découverte d’autres cinémas, d’autres films, dans d’autres salles… Plus ou moins régulièrement nous aurons des retours, écrits, filmés, radios, de ces découvertes.... Lire ...

LE DOMOVOÏ - bistrot d'Utopia Borderouge - est (enfin !) ouvert !
« Génie familier de la maison, Domovoï est originellement celui du feu du foyer. Il se fonde sur l’usage de déposer dans la nouvelle maison un feu pris dans la précédente et sur celui d’offrir au domovój, chaque 28 janvier, un pot de gruau recouvert de braises. » Merci Wikipédia, on en sait à pr...

Avant-première à Borderouge jeudi 1er décembre, rencontre avec Coline Serreau. Préventes sur utopiaborderouge.festik.net
Le même jour, séance « scolaire » en après-midi à destination des lycéens et étudiants – tarifs de groupes : inscrivez vos classes en nous écrivant : borderouge@cinemas-utopia.org ou en nous appelant au 05 61 50 50 43

POURQUOI PAS !

Écrit et réalisé par Coline SERREAU - France 1977 1h33mn - avec Christine Murillo, Sami Frey, Mario Gonzalès, Nicole Jamet, Michel Aumont...

Du 01/12/22 au 27/12/22 à Toulouse (Borderouge)

POURQUOI PAS !En 1984, alors qu’elle pulvérise le box office et secoue la société française avec Trois hommes et un couffin, (pensez donc : trois hommes qui vivent et élèvent un bébé ensemble !), les fêlés d’Utopia en profitent pour ressortir de derrière les fagots l’ébouriffant premier film (de fiction) de la non moins ébouriffante Coline Serreau. Sorti en 1977, agrémenté par la censure giscardienne (pudibonde, c’est un euphémisme) d’une invraisemblable interdiction aux mineurs de moins de 12 ans, Pourquoi pas ! porte en germe tout ce que la réalisatrice allait décliner au cinéma pendant quatre décennies : verve délicatement subversive, utopie généreuse, poésie libertaire.

« Changer la vie en commençant par le commencement, au ras du quotidien. Essayer une nouvelle manière d’aimer et de vivre ensemble. Ils seraient trois et habiteraient dans un pavillon de banlieue. Sami Frey serait Louis, l’homme d’intérieur. Il s’occuperait de la maison parce qu’il aime ça. Mario Gonzalès serait Fernand, il ferait de la musique, le soir, dans une boîte. Musique-passion qui ne nourrirait pas son homme. Alors, Christine Murillo serait Alexa, elle gagnerait l’argent du ménage à trois, singulière dame de compagnie d’une singulière vieille femme qui se ferait toujours, inlassablement, lire à haute voix le même livre.
Ça ne serait pas facile tous les jours, mais… Pourquoi pas ? Raconter cette histoire en se gardant bien des grands mots et des images chocs, en misant plutôt sur les demi-teintes et la drôlerie, en posant sur les personnages un regard toujours tendre, mais jamais complaisant. Pourquoi pas ? » (Utopia Avignon, 1984)

En 2022, les efforts conjugués de l’éditeur vidéo Le Chat qui fume et de la programmatrice du ciné-club Le 7e genre aboutissent à la réédition et la ressortie chez nous de cette jolie fable douce-amère, mi-conte, mi-satire, mi-pamphlet… Et un demi-siècle plus tard, on n’en croit toujours pas nos yeux. Non seulement le film n’a pas pris une ride, son humour et sa tendresse font mouche à tous coups, mais sa façon de parler d’amour et de vie partagée anticipent de quelques décennies les notions aujourd’hui moins balbutiantes affublées des drôles de noms de polyamour, de trouple… Et dans ce début de millénaire où nos sociétés sont déchirées par l’isolement affectif numérique et les résurgences du puritanisme religieux, c’est une arme politique dont on serait bien inspiré de se saisir.