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VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT

Ariane LOUIS-SEIZE - Canada (Québec) 2023 1h32mn VOSTF - avec Sara Montpetit, Félix-Antoine Bénard, Steve Laplante, Sophie Cadieux, Noémie O’Farrell... Scénario d’Ariane Louis-Seize et Christine Doyon.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANTOn croyait un avoir à peu près tout vu des déclinaisons du mythe du vampire, sur le grand et le petit écran. Personnage fétiche de l’expressionnisme avec le Nosferatu de Murnau, il fut pendant des décennies le produit de l’imagerie balkanique héritée du mythe du prince roumain Vlad L’Empaleur, avec son cortège de clichés : tenue néo-gothique avec l’indispensable cape noire qui évoque les ailes de la chauve-souri en laquelle il était censé pouvoir se transformer, peur de la lumière du jour et de son reflet dans le miroir, terreur de l’ail… À la fin des années 60, le savoureux Le Bal des vampires signa la caricature drolatique du mythe. Puis le vampire au cinéma ou à la télé muta, devint romantique à destination des spectateurs adolescents (les séries Buffy et les vampires et Twilight), se fit plus récemment étrangement normal (comme dans le génial film scandinave Morse où le vampire est un jeune garçon de 12 ans) ou au contraire brutalement horrifique (comme dans le film français récent et mésestimé Le Vourdalak)

Qui aurait pu prévoir qu’une jeune réalisatrice québécoise allait inventer une approche différente du personnage du vampire ? Pas grand monde et pourtant : l’héroïne de ce film – qui peut concourir pour le trophée du meilleur titre de l’année – est totalement atypique parmi toutes les jeunes filles vampires que l’on a pu voir au cinéma. Digne descendante d’une honnête famille de vampires qui, comme tous leurs congénères, doivent pour survivre boire régulièrement le sang de quelques inconnus préalablement occis, Sasha a 16 ans et un souci : bien qu’ayant largement dépassé l’âge de raison, elle rechigne toujours, question de morale, à ôter la vie et se nourrit exclusivement des poches de sang que lui fournit sa famille, qui commence à en avoir assez de ses pudeurs et menace de lui couper les vivres ! Jusqu’au jour où elle semble avoir trouvé la solution à son dilemme quand elle croise le chemin d’un garçon dépressif et suicidaire qui n’attend qu’une chose : que quelqu’un mette fin à sa déprimante existence. Si bien que la première victime de Sasha pourrait être désignée par un pacte amical, voire amoureux…

Le film d’Ariane Louis-Seize (il n’y a vraiment que les Québécois pour avoir des noms aussi délicieusement surannés) mélange magnifiquement les ambiances, les esthétiques, les registres et les thématiques. Tour à tour drôlatique (la famille de Sasha, aux préoccupations très prosaïques et somme toute très proches de celles d’une famille normale, est on ne peut plus pittoresque), tendre et poétique avec les personnages de Sasha et de Paul, Vampire humaniste… est un vrai récit d’apprentissage et questionne très intelligemment le rapport des adolescents à la mort et à la responsabilité individuelle face aux injonctions du groupe. Le tout servi par une mise en scène parfois éthérée qui met magnifiquement en valeur l’étrange charisme de la jeune actrice.