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QUITTER LA NUIT

Écrit et réalisé par Delphine GIRARD - Belgique 2023 1h48mn - avec Selma Alaoui, Veerle Baetens, Guillaume Duhesme, Anne Dorval...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

QUITTER LA NUITUne femme coincée la nuit dans la voiture de son agresseur feint de téléphoner à sa sœur. Elle contacte en fait la police et arrive à faire comprendre discrètement à son interlocutrice qu’elle est en danger. L’homme est arrêté. Le processus judiciaire s’amorce…

Complexe et subtil, chargé d’émotion, Quitter la nuit est un drame psychologique anxiogène, tout sauf manichéen, qui aborde le thème du consentement et de la violence faite aux femmes.
Aly, récemment séparée du père de sa fillette, rencontre Dary, l’ami d’une amie, dans une soirée. Il lui plaît, c’est réciproque. « Chez moi ou chez toi ? », lui demande-t-elle. « Pas chez moi, j’ai un coloc », lui dit-il, laissant deviner que sa situation est précaire. Ils montent dans sa voiture, ils bavardent. Elle s’étonne qu’il vive en colocation, lui dit de manière banale qu’il conduit la même voiture que sa grand-mère. Fragile, déprimé, il se vexe soudainement. Humilié par le rejet lorsqu’Aly lui fait savoir qu’elle a changé d’idée et lui demande de la raccompagner, Dary s’anime d’une rage brutale…
Pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi ? Delphine Girard refait le fil (tendu) des évènements, utilisant flash-backs et ellipses, jusqu’à brosser un tableau de la situation qui n’offre pas toutes les réponses, impose une réflexion. Sur les enquêtes policières, sur le processus judiciaire, sur la crédibilité accordée aux victimes, sur leur sentiment de culpabilité et – sujet délicat – sur la compréhension que l’on peut ressentir pour les agresseurs…

La jeune cinéaste a le (bon) réflexe de faire confiance à l’intelligence des spectateurs, leur laissant le loisir d’offrir leur propre interprétation aux actions et réactions des personnages, de combler les silences et les non-dits. Pourquoi Anna, la policière bouleversée par l’appel qu’elle a reçu d’Aly au centre d’urgence pendant la nuit, semble-t-elle obsédée par la jeune femme qui l’a contactée ? Peut-être en raison de ses propres blessures ? On ne le saura pas, et c’est tant mieux.

(M. Cassivi, lapresse.ca)