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Connaissez-vous l’Observatoire du nucléaire ?
Cet organisme est animé par notre ami Stéphane Lhomme, fin connaisseur de la question du nucléaire. Sur le site web l’Observatoire du nucléaire, vous pouvez vous inscrire pour recevoir une revue de presse hebdomadaire, qui épingle d’ailleurs presque autant les médias que le lobby de l’atome. Pre...
SÉANCES « BÉBÉ » de Mai-Juin
Les séances estampillées « Bébé » dans les grilles horaires sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveau-né, et se faire une toile pendant qu’il roupille tranquillement dans leurs bras (on met le son un peu moins fort pour l’occasion). Ces séances sont évidemment ouvertes aux ...
8e Commémoration de la traite des noirs et de l’esclavage
10 mai, 8e Commémoration de la traite des noirs et de l’esclavageLa Fondation du Mémorial vous invite :Vendredi 10 mai à 19h, SQUARE TOUSSAINT LOUVERTURE, à Bordeaux, Rive Droite en face du Jardin BotaniqueSoirée Nègres Marrons, avec les groupes Diable rouge, Kool A et Ramy, Arte Negra (Capœira)...
TAKE SHELTER sur Vidéo En Poche
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L'ACROPOLE VENDU !!!
Les Grecs sont des gens formidables et côté imagination, ça carbure raide… Après des mois de négociations difficiles, le dimanche 17 mars, 2013, l’Acropole a été vendu non pas à un, mais deux investisseurs : l’émir du Qatar et la firme canadienne Eldorado Gold. Cette dernière aurait eu vent de l...
(HYSTERIA) Tanya WEXLER - GB 2011 1h39mn VOSTF - avec Hugh Drancy, Rupert Everett, Jonathan Price, Maggy Gyllenhall, Felicity Jones... Scénario de Jonah Lisa Dyer et Stephen Dyer.
En apprenant le sujet du film, vous allez croire peut-être à un canular, et sa drôlerie paillarde (et néanmoins délicieusement raffinée) vous confirmera dans l'idée que tout ça est né de l'imagination perturbée d'une jeune femme égrillarde… Eh bien, pas du tout : tout ce que raconte ce film est merveilleusement exact et pour être léger, savoureux, coquin et divertissant, il est parfaitement documenté et précis : la première machine à faire jouir les femmes a bien été inventée dans l'Angleterre victorienne quasi en même temps que la machine à vapeur dont le principe a vu là une de ses premières applications, grâce à un appareil compliqué mis au point par Georges Taylor, mais ce fut bien le Joseph Mortimer Granville héros du film qui fit breveter le premier vibrateur électromécanique qui permettait de faire jouir six femmes à l'heure, alors que le malheureux toubib ne parvenait auparavant à ne traiter manuellement qu'une seule femme dans le même temps, au prix de crampes terribles.
Mais revenons au film : Mortimer Granville est un garçon charmant qui rêve d'user de ses diplômes en médecine fraîchement acquis pour soulager les souffrances humaines. Impatient devant le conservatisme criminel de ses employeurs, il peine à trouver durablement une place dans les hôpitaux de la ville. Jusqu'à ce qu'un spécialiste de l'hystérie féminine, le célèbre professeur Dalrymple, ne l'embauche pour l'aider à répondre aux innombrables femmes hystériques qui se pressent dans son cabinet où il s'épuise à apaiser, avec succès, les feux de patientes jeunes ou vieilles, mais non de toutes conditions (la clientèle aisée ne supporterait pas une cohabitation avec des souillons). Le toubib débutant, joli garçon et fort bien élevé, fera merveille dans le « traitement de l'hystérie par l'orgasme », mais il a beau plonger sa main dans des seaux de glace, après chaque patiente, rien n'apaise sa propre inflammation. Fort heureusement, son meilleur ami est un allumé de première, qui expérimente toutes sortes de choses autour de l'utilisation de l'électricité et n'est jamais à court d'inventions saugrenues. Voyant souffrir son ami, il va bien entendu orienter ses recherches…
Dalrymple a deux filles. L'une sage et conventionnelle qui massacre Mozart au piano et que son père aimerait bien marier à ce Mortimer qui lui semble être très vite un successeur de choix. Et l'autre, toute dévergondée et impertinente, qui n'a aucun goût pour la soumission aux hommes et a monté une sorte de dispensaire où elle reçoit tout ce que son père ne voudrait surtout pas dans son cabinet : prostituées et pauvresses, se vouant corps et âme dans l'enthousiasme le plus gai, à la libération des femmes… et là, le film est toujours dans le strict respect de l'Histoire : non contente d'inventer la machine à vapeur et de plonger dans une industrialisation galopante, d'étendre son empire, la perfide Albion voyait en effet poindre, entre autre mouvements syndicaux, un vaste courant d'émancipation qui commençait à bouleverser la vie des femmes… et donc des hommes, c'est ce que nous verrons ici dans le cas du beau Mortimer.
Nota bene : ce sont les Grecs qui ont nommé « hystérie » (d'uterus) ce que l'on croyait être une « suffocation de la matrice », Platon lui même attribuant (suivant ainsi Hypocrate) la cause de ces troubles que l'on ne reconnaissait alors qu'aux femmes à un vagabondage de l'utérus : considéré comme une sorte d'animal vivant dans le corps de la femme, l'utérus affamé provoquait chez sa propriétaire toute sorte de troubles qui ne disparaissaient qu'en le nourrissant de caresses… Ahrr ces Grecs !
