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Quiz des trente dernière secondes
Vous trouverez ici les archives du quiz des “trente dernières secondes”  Quiz cinéma : les 30 dernières secondesPour célébrer la fin de l’année écoulée et vous présenter nos meilleurs vœux pour 2021, l’équipe d’Utopia Bordeaux (sur un colossal travail d’archiviste d’Aurore) vous propo...

Le monde du silence
LE MONDE DU SILENCE Mardi 15, Mercredi 16, Samedi 19 et Dimanche 20 décembre, le cinéma Utopia de Bordeaux assurera symboliquement les séances initialement prévues dans son programme de réouverture. Les projecteurs seront allumés, les salles seront dans le noir et les images défileront sur nos écran...

Journal du 2ème confinement
Ici sont archivés les publications mises en ligne lors du 2ème confinement, du 30 octobre au 14 décembre 2020     En attendant de nous retrouver, on signe et on relaie cet appel de David Dufresne, réalisateur du film UN PAYS QUI SE TIENT SAGE. Chers ami(e)s, Samedi prochain, à 14h, se tiendront d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
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PASOLINI

Abel FERRARA - France/Italie 2014 1h26mn VOSTF - avec Willem Dafœ, Ninetto Davoli, Riccardo Scamarcio, Valerio Mastandrea, Adriana Asti, Marie De Medeiros... Scénario de Maurizio Braucci, d'après une idée d'Abel Ferrara et Nicola Tranquillino.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PASOLINICe qu'Abel Ferrara fait des derniers jours de Pier Paolo Pasolini, mort assassiné sur une plage d'Ostie un rude soir de novembre 1975, déroute, intrigue, surprend, fascine puis finit par faire surgir une émotion intense. Et fait entendre la voix prophétique de Pasolini, qui annonçait quelque chose comme la faillite des sociétés capitalistes occidentales – peut-être celle que nous vivons actuellement.

Au cœur du film, il y a Willem Dafoe : bien sûr, ses traits singuliers évoquent ceux du poète italien. Mais ici, sans moumoute et maquillage, il s'agit d'interprétation et non de mimétisme. Ce qui passe sur son visage, magnifié comme tous ceux du film par la formidable photo de l'Italien Stefano Falivene, c'est une intensité, une intégrité, un dévouement acharné au travail de la pensée et de la création, une idée d'être soi-même jusqu'au bout – même quand le bout est la mort.
Ces dernières heures de sursis, Abel Ferrara les nourrit de plusieurs travaux de Pasolini : le grand roman inachevé des combinazione à l'italienne, Petrolio – celui qui, peut-être, scella son sort tragique –, le scénario de Porno-Teo-Kolossal – ce devait être son film suivant –, récit fabuleux de la quête d'un nouveau Messie, sa dernière interview, des lettres…

Les scènes de famille sont magnifiques : Adriana Asti dans le rôle de la mère, Maria de Medeiros dans celui de Laura Betti, et un repas en commun suffit à donner l'impression du clan. Les moments « à la manière de » Pasolini cinéaste sont savoureux, notamment les scènes de Porno-Teo-Kolossal : Ninetto Davoli, l'acteur fétiche de Pasolini joue aux côtés de Riccardo Scamarcio, le beau gosse aux yeux bleus du cinéma italien d'aujourd'hui qui incarne… Ninetto jeune. Leur foi est communicative. Pas besoin d'être un expert en Pasolini pour ressentir l'émotion qui monte peu à peu…

(A. Ferenczi, Télérama)