Loading

MON C.E. ROULE POUR UTOPIA

METTEZ VOTRE PUB
DANS LA GAZETTE !

NOUS CONTACTER
NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6,5€
CARNET D'ABONNEMENT : 48€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Groupe ( >30p.) : 3€
TARIF étudiants, lycéens, collégiens, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA : 4€ (sur présentation d'un justificatif)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Master of the Universe, confessions d'un banquier
Après Viramundo en 2013, Vidéo en Poche participe pour la seconde fois à une expérience européenne (SPIDE) proposant une sortie quasi simultanée en salles et en vidéo dans dix territoires européens du film Master of the Universe : ça n’a l’air de rien mais c’est une petite révoluti...

LE PROGRAMME À TÉLÉCHARGER
247UTPONTOISE_web.pdf... Lire LE PROGRAMME À TÉLÉCHARGER...

Viramundo, un voyage musical avec Gilberto Gil
Du 17 avril au 7 mai en Vidéo en Poche, en avant-première, pour 5€ et en HD ! (voir la page de présentation du film) Une expérience européenne (The Tide Experiment) va proposer une sortie quasi simultanée en salles et en vidéo dans dix territoires européens : ça n’a l’air de ri...

Veolia attaque Water makes money !
Le 14 février 2013 s’ouvre à Paris le procès en diffamation intenté par Veolia contre le film Water makes money qui osait parler en 2010 des pratiques des multinationales de l’eau. Sur le banc des accusés, l’association La mare aux canards qui a distribué le film en France, et Jean-Luc Touly, a...

CHEMIN DE CROIX

(KREUZVEG) Dietrich BRÜGGEMANN - Allemagne 2014 1h50mn VOSTF - avec Lea van Acken, Franziska Weisz, Florian Stetter, Lucie Aron, Moritz Knapp, Michael Kamp, Hanns Zischler, Birge Schade, Georg Wesch, Ramin Yazdani... Scénario d'Anna et Dietrich Brüggemann.

Du 29/10/14 au 18/11/14

CHEMIN DE CROIX« De par la nature, les parents ont le droit de former leurs enfants, mais ils ont en plus le devoir de mettre leur instruction et leur éducation en parfait accord avec la fin pour laquelle ils les ont reçus par un bienfait de Dieu. Les parents doivent donc employer toutes leurs forces et une persévérante énergie à repousser tout genre d’injustice en cet ordre, à faire reconnaître d’une manière absolue le droit qu’ils ont d’élever leurs enfants chrétiennement, comme c’est leur devoir, et le droit surtout de les refuser à ces écoles dans lesquelles il y a péril qu’ils ne boivent le funeste poison de l’impiété. » Léon XIII dans l’encyclique Sapientiae Christianae, Janvier 1890 (repris en 2014 par l'Abbé Laurent Ramé de Civitas)

Le très beau plan fixe et claustrophobe d'ouverture donne le ton : on y voit, allusion directe à la Cène du Christ, une dizaine d'enfants et d'adolescents réunis autour d'un jeune et beau prêtre volubile lors d'une catéchèse au cours de laquelle, question après question, la foi des jeunes croyants est éprouvée. Rien de très original pour ceux qui, comme votre serviteur, ont subi ces séances de bourrage de crâne intensif pratiquées sur les jeunes esprits par l'Eglise depuis de très longues années. Mais peu à peu la discussion glisse – voire dérape – sur la vie du fœtus dès la conception puis sur les musiques que l'on peut légitimement considérer comme impies… On comprend alors qu'il ne s'agit pas seulement d'un cours de catéchisme catholique mais que nous sommes au sein d'une fraternité intégriste comme il en existe depuis la scission dans les années 1970 de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, fondée par Monseigneur Lefebvre.

On va suivre Maria, une jeune fille de quatorze ans au visage angélique qui vit une existence presque normale à ceci près que régie par des préceptes très stricts, dans une famille dominée par une mère autoritaire à l'extrême, qui interdit les musiques impies aussi bien que les contacts avec les garçons de son âge. Maria est obsédée par l'idée qu'elle pourrait, en se sacrifiant – jusqu'à quel point ? – venir en aide à son jeune frère, qui ne parle toujours pas à quatre ans.
Partagée entre ses aspirations de jeune fille (elle est troublée par un garçon de son lycée, apparemment amoureux d'elle, qui l'invite dans sa chorale qui chante du gospel !) et l'obsession du péché nourrie par le souhait de ne pas décevoir son intransigeante mère, Maria nous paraît peu à peu s'enfoncer dans un engrenage mortifère qui l'emmène inexorablement à la négation d'elle même…

La mise en scène est impressionnante de rigueur et de grandeur austère (on pense forcément aux autrichiens Michael Haneke et Ulrich Seidl) : elle est composée de quatorze plans fixes, comme autant de tableaux magnifiquement composés, qui correspondent aux quatorze stations du chemin de croix, avec trois seuls mouvements de caméra à des moments clés qu'on vous laisse découvrir. On ressent ainsi parfaitement l'impasse terrible dans laquelle s'enfonce la jeune fille. Et face à un tel gâchis, on est saisi autant par la beauté sombre du film que par une sainte colère devant l'obscurantisme qui détruit une vie en devenir…