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Fête du cinéma
NOUVELLE FORMULE du samedi 27 juin au vendredi 3 juillet inclus. Changement de durée et de tarif cette année pour la fête du cinéma.
Elle se déroulera sur une semaine entière, du samedi 27 juin au
vendredi 3 juillet inclus. Pendant cette période, vous achetez un
premier ticket à votre tarif habi...
FERMETURE ESTIVALE
Votre cinoche préféré sera fermé pour l'été du mercredi 15 juillet
au mardi 18 août inclus (Saint-Ouen et Pontoise); on se retrouve le
mercredi 19 août.Si vous souhaitez recevoir la gazette de
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effet dans le hall de Saint-Ouen....
Hadopi, la stratégie de la rupture entre les créateurs et leur public
Nous, salles de cinéma, sommes opposées à la loi Hadopi car elle est liberticide, réactionnaire et inefficace. Nous sommes opposés à cette loi car elle ne résoudra en rien les difficultés du secteur de la création, elle tend à opposer les créateurs et leur public et semble totalement ignorante des i...
Communiqué ISF
L'association ISF (Indépendants, Solidaires et Fédérés) se réjouit de la formidable réflexion qui traverse actuellement tous les secteurs du cinéma. Elle se félicite de la publication des rapports Ferran / Club des Treize et Perrot / Leclerc et souhaite apporter son grain de sel aux pistes ouver...
Écrit et réalisé par Woody ALLEN - USA 2009 1h32mn VOSTF - avec Larry David, Evan Rachel Wood, Patricia Clarkson,Ed Begley Jr, Conleth Hill, Michael McKean...
Du 01/07/09 au 14/07/09
New-York est une ville aux pouvoirs magiques, et ce n’est pas Woody Allen, grand admirateur de Houdini, qui nous contredira. Comment expliquer sinon qu’un couple aussi improbable que celui-ci - lui un génie en physique quantique vieillissant et misanthrope au dernier degré ; elle une jeune cruche en short ras les pâquerettes - puisse filer la parfaite romance sous les ponts de Brooklyn ? Comment sinon expliquer la transformation radicale d’une mère de famille sudiste, votant Bush et priant à genoux tous les soirs Jésus le sauveur en une artiste radicale, adepte de la fumette au narguilé et des joies de la polygamie ?
Vous voulez d’autres exemples ? Venez donc voir Whatever Works, littéralement « pourvu que ça marche », retour jouissif du célèbre binoclard à son cher New York : après quelques infidélités européennes, il en revient à ses premières amours et c’est une bien bonne nouvelle, messieurs dames. Car finalement, c’est encore là qu’on l’aime le mieux, Woody : la comédie new-yorkaise et autant vous dire qu’avec l’âge, il ne s’est carrément pas assagi, bien au contraire !
Tout commence par un hallucinant monologue à la terrasse d’un café où autre binoclard (Allen a trouvé un parfait alter ego) nous balance sa vision du monde avec une misanthropie qui fait vraiment plaisir à entendre. Il nous prend ensuite à témoin, nous, spectateurs confortablement assis dans notre fauteuil, le regard aussi vif qu’un néanderthalien devant l’image qui défile sous nos yeux (attention hein, c’est lui qui le dit)… et va alors raconter son histoire.
Comment lui, Boris Yellnikoff, génie en physique, professeur émérite n’ayant pas eu le prix Nobel parce que bien trop intègre pour cirer les pompes aux politiques, s’est retrouvé un beau matin, à l’automne de sa vie, avec ce constat terrifiant : son existence n’était qu’une suite parfaite d’éléments parfaits. Comment, considérant que quelle que soient la nature des chemins empruntées, ils nous conduisaient tous non pas à Rome mais six pieds sous terre, il décida de mettre un terme radical à tant de perfection. Et comment donc, puisqu’il est là pour en parler, après avoir raté le prix Nobel, il rata également son suicide.
On le retrouve donc seul, pas plus heureux, pas plus optimiste sur le genre humain mais d’une certaine manière plus libre, affranchi de la morale, des codes sociaux, d’un bel appartement, d’une belle épouse, d’un mariage idéal.
Et là bingo, il tombe sur le gros lot : une pauvre petiote fraîchement débarquée de son Sud natal atterrit précisément en bas de son immeuble. Elle a le cheveu gras et le ventre qui crie famine. Elle est ignare comme un chou fleur mais jolie comme un cœur et lui, malgré son mépris pour l’humanité tout entière, ne peut rien faire d’autre que de la prendre sous son aile déplumée de pigeon grisonnant. Et comme elle ne comprend pas la moitié des injures dont il l’abreuve et que lui adore s’écouter parler, ils finissent pas se supporter un peu, puis un peu plus, jusqu’à finalement tomber gentiment amoureux l’un de l’autre… La nounouille et le vieux professeur… Qu’importe les quand dira-ton, la morale, les règles… pourvu que ça fonctionne sans faire de mal à personne !
Mais voilà les parents de la jeunette qui débarquent, la mère d’abord, puis le paternel… Mais on vous l’a dit, New-York est comme Houdini et comme Woody : capable de transformer n’importe quel républicain accro de la gâchette en fervent défenseur du « Yes We can » !
Des dialogues mitraillés à 100 à l’heure, un ton résolument libre avec juste ce qu’il faut de provocation (Woody a beau avoir 74 piges, sa verve est verte comme celle d’un jeune roseau), une pointe de sarcasme et de cynisme sur les hommes, les USA, Dieu et le reste, il nous fallait au moins ça pour entrer dans l’été !
FERMETURE ESTIVALE DES CINÉMAS UTOPIA PONTOISE ET ST-OUEN L'AUMÔNE DU 15 JUILLET AU 18 AOÛT. SI VOUS DÉSIREZ RECEVOIR LA GAZETTE PAPIER DANS VOTRE BOITE À LETTRE AUX ALENTOURS DU 15 AOÛT ENVOYEZ NOUS VOTRE ADRESSE. OU GLISSEZ LA DANS L'URNE PRÉVUE À CET EFFET DANS LE HALL DES CINÉMAS.
