U-BLOG 95

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi, décembre 2 2011

Toujours plus de nouveaux films en Vidéo en Poche

Logo Vidéo en PochePour faire un beau cadeau à Noël, pas cher et original, venez au ciné remplir une clé USB avec des films Vidéo en Poche, il y en a pour tous les goûts et les âges (quand même, l’intégrale de Bill Plympton, ça aurait de la gueule et ça tient sur une 8Go). 5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible, la résolution minimale étant celle d’un DVD ! Vous pouvez consulter sur le site le catalogue complet des films disponibles : www.videoenpoche.info (pour plus de précisions sur la lecture des films, voir la page d’aide sur le site Video en Poche). Ci-après, voici quelques titres parmi les nouveautés…

Lire la suite...

jeudi, octobre 20 2011

Edito 222 - LA GUERRE INVISIBLE CONTRE LES PEUPLES

On en parle peu, mais se livre actuellement une course à l’armement semblable à celle qu’on a connue durant la guerre froide, sauf que celle-ci opposait des États à d’autres États… Cette guerre, c’est celle de la maîtrise d’Internet, des canaux d’informations qui échappent aux pouvoirs politique, financier et médiatique, ces mêmes canaux qui favorisèrent les soulèvements arabes. C’est une guerre contre la liberté des peuples à s’informer à partir d’autres sources que celles fournies par les grands groupes de presse, dans un contexte économique plus catastrophique que celui des années 20, propre à ébranler le système capitaliste comme en témoignent les très nombreux rassemblements des indignés à travers le monde.

La première manifestation publique évidente en fut probablement l’avènement de Wikileaks en 2007, site qui publiait des câbles diplomatiques secrets en pleine guerre d’Irak, et l’apparition sur les JT de sa figure emblématique, Julian Assange, assigné à résidence depuis plus d’un an par la police britannique, et dont l’extradition vers la Suède vient d’être confirmée en appel. Une procédure contre Assange qui selon le Canard Enchainé « ressemble fort à un coup tordu des services secrets, à l’ancienne », et qui fut lancée comme par hasard peu de temps après la publication des documents irakiens. Depuis décembre 2010, peu après l’annonce de futures publications concernant cette fois-ci Bank of America, Wikileaks fait face à une attaque d’une autre nature, encore moins médiatisée, qui a obligé l’organisation à faire le 24 octobre l’annonce suivante : « Afin d’assurer notre future survie, nous sommes forcés de suspendre toutes les opérations de publication et de diriger toutes nos ressources pour combattre le blocage et lever des fonds ». En effet les sociétés Visa, Western Union, Bank of America et Paypal ont bloqué, de manière arbitraire et illégale, les donations à travers leurs systèmes depuis décembre 2010, ce qui, selon Wikileaks, revient à supprimer 90% à 95% de ses fonds. Julian Assange a profité de ce discours pour préciser que Wikileaks avait « plus de 150 publications en attente », et que le 28 novembre prochain serait mise en service la nouvelle mouture du site, et surtout de sa sécurisation pour garantir l’anonymat des ses sources d’informations (ils ont publié sur leur site www.wikileaks.ch les moyens pour apporter vos dons malgré le blocage, Wikileaks a besoin de nous !)

En 2008, Wikileaks publiait les documents de travail relatifs à l’ACTA (Accord commercial anti contrefaçon), alertant l’opinion sur ces négociations menées par 39 pays dont 27 de l’Union Européenne en dehors de tout débat démocratique, visant notamment à forcer les fournisseurs d’accès à faire la police de leurs réseaux et des activités de leurs utilisateurs, représentant ainsi une menace pour les libertés fondamentales. L’association La Quadrature du Net a lancé une campagne de sensibilisation à la question de l’ACTA, et a besoin de notre aide pour faire pression sur les élus et appeler à rejeter au Parlement Européen cet accord, en partie déjà adopté par la Commission Européenne.
La neutralité des réseaux, qui fait qu’Internet est libre car non discriminatoire (chaque point du réseau étant égal à un autre et chacun pouvant publier au même titre qu’un grand groupe, ce qui a permis à des sites de presse en ligne tels que Mediapart et OWNI d’émerger), est sans cesse attaquée et on pouvait ainsi voir à Dijon, aux Rencontres de l’ARP (Association des Réalisateurs Producteurs) le 21 octobre dernier, assis sur un même canapé, TF1, Orange et le CNC qui s’entendaient comme larrons en foire pour dire que la question de la Neutralité des réseaux était la question fondamentale à régler… En effet, la veille, La Quadrature du Net venait de remporter une petite bataille, la commission « Industrie » du Parlement européen ayant adopté une résolution sur la neutralité du Net, ayant la valeur d’un engagement politique fort en sa faveur (voir le site www.laquadrature.net).

Mettre fin à la neutralité du Net, c’est en particulier ouvrir la voie à des techniques de surveillance de masse des réseaux qui ont été testées en grandeur réelle durant les révoltes arabes par des sociétés européennes telles qu’Amesys, qui espionnait les citoyens pour le compte de Kadhafi. Cette technique a pour joli nom « Deep Packet Inspection » (DPI) et permet d’analyser systématiquement toutes les données transférées sur Internet, ouvrant la voie à une censure automatisée, une industrialisation de la surveillance et de la censure que même Georges Orwell n’aurait pas osé imaginer. Et cette merveilleuse technique, que l’on pouvait croire réservée aux pires dictatures, pointe le bout de son nez chez nous : sous couvert de la « protection » de l’internaute, les Fournisseurs d’Accès Internet vous proposerons bientôt toutes sortes de services qui impliquent une surveillance et une analyse systématique de votre trafic.
Le site www.reflets.info publie régulièrement des articles, source précieuse d’informations sur cette question (ils ont d’ailleurs reçu des menaces de mort récemment).
Mais au-delà de ces sujets qui peuvent paraître un peu lointains pour qui n’est pas impliqué dans la défense de la liberté du net, la récente décision, le 14 octobre, du tribunal de Grande Instance de Paris d’ordonner le blocage site du site Copwatch Ile de France concerne le quotidien de chacun. On peut contester le principe de Copwatch, qui consiste à répertorier nommément des policiers suspectés d’abus de pouvoir, ou de pratiques liberticides ou discriminatoires. Mais il est toujours bon de rappeler que, contrairement aux clichés dégueulasses qui ont fait de Copwatch un ramassis de petits blogueurs racailleux anti-flics, Copwatch est né en 1991 de l’initiative citoyenne d’électeurs américains, qui ont mis en ligne la vidéo du tabassage en règle de Rodney King, images qui avaient alerté toute l’Amérique sur les dérives d’une police violente et raciste. Copwatch, quoi qu’on en dise, peut être un contre-pouvoir démocratique qui pourrait garantir que la police ne franchisse pas les limites acceptables. Et il peut paraître étonnant que les tribunaux de notre République une et indivisible refusent comme preuve la vidéo, notamment dans les affaires de violences policières, alors qu’elles favorisent l’incitation à la délation, comme dans le cas des émeutiers de Villiers le Bel. Ce qui peut consoler, c’est que de nombreux sites miroirs de copwatch se sont créés, faisant ainsi la nique à la justice (werebuild.eu/wiki/Copwatch)…
D’ailleurs un petit outil très simple permet désormais à quiconque dispose d’un blog de copier les contenus menacés de censure :  sebsauvage.net/streisand.me

Ce qui est encore plus atterrant, c’est que, dans le cas de Wikileaks ou de Copwatch, aucune des forces de gauche n’a réagi fortement contre ces atteintes au libre droit à l’information. Ignorance coupable ? Méfiance idiote envers des démarches difficiles à récupérer par un parti ? On aimerait avoir leur réponse avant d’aller voter ou pas en 2012…
Vous avez aimé la guerre froide ? Voici la guerre silencieuse, celle des 1% contre les 99%…

mercredi, octobre 19 2011

Les nouveaux films en Vidéo en Poche

Logo Vidéo en PocheVidéo en Poche s’étoffe ! Bien entendu, on rajoute régulièrement des nouveaux films, mais également trois cinémas s’apprêtent à rejoindre le réseau à Saint Etienne, Poitiers et Bayonne. Les Films du Losange et ASC distribution nous rejoignent et vont nous aider à enrichir l’offre de films que nous vous proposons. Pour une meilleure expérience utilisateur, on a amélioré la compatibilité avec les appareils de salon (TV, mediaplayer, box, etc.), tout en préservant le choix fondamental du format ouvert Matroska et sans DRM (pour plus de précisions, voir la page d’aide sur le site Video en Poche). Pour consulter le catalogue complet, voir le site Vidéo en Poche. Ci-après, voici quelques titres parmi les nouveautés…

Lire la suite...

mercredi, avril 6 2011

Nouveau en Vidéo en Poche : Gasland

GaslandFilm indispensable, enquête passionnante et rondement menée, Gasland est le rouage qui grince, le grain de sable qui pourrait gripper la nouvelle « cosmopompe » de l’industrie gazière et nous sauver d’une catastrophe écologique provoquée par l’extraction des gaz de schiste : « Quand on ne sait pas où on va, il faut y aller… et le plus vite possible ! » (proverbe Shadok). Gasland décrit les risques que nous encourons et constitue un véritable avertissement. Les projets d’exploration sont déjà en cours mais l’avenir dépend aussi de nous. Dans toutes les zones potentiellement touchées, des débats s’organisent, des collectifs citoyens naissent, la résistance grandit !

Gasland est disponible en Vidéo en Poche dès aujourd’hui, dans sa version intégrale d’1h43mn (amenez vos clés USB et repartez avec le film pour 5€, sans DRM et en HD, plus d’infos et bande annonce sur le site de Vidéo en Poche).

vendredi, mars 25 2011

EDITO (216)

« Citoyens utopistes : unissez-vous ! »

Il y a quelques années, alors que le multiplexe de Cergy-le-haut n’était encore qu’un gros machin dans les tuyaux, vous fûtes nombreux à vous mobiliser autour des salles Utopia pour nous soutenir dans ce combat, mais aussi (et c’est surtout cela que notre petite histoire retiendra) pour nous manifester votre indécrottable attachement.
Au faîte de sa gloire, l’Ascut, l’Association des spectateurs des cinémas Utopia, réunissait près de 1700 adhérents, ce qui n’était pas rien pour un groupement de personnes dont le seul trait commun était de fréquenter avec assiduité 5 petites salles de cinéma indépendantes de banlieue.
Aujourd’hui, nous avons le sentiment d’être à une période charnière de notre existence (24 ans, ce n’est pas encore la crise de la quarantaine, mais ce n’est plus non plus l’insouciance de ses 18 printemps) : l’arrivée du numérique dans les salles de cinéma, qu’on la redoute, qu’on la craigne, qu’on l’attende, est devenue une évidence pour tous les exploitants (mot pas très joli pour parler de tout ceux qui ont la charge de faire tourner une ou plusieurs salles de cinéma, petite ou grande, indépendante, municipale ou rattachée à un grand groupe). L’horizon, même s’il demeure encore plein d’incertitudes quant aux modalités du basculement, quant aux conséquences sur la programmation et l’impact financier et humain qu’il aura sur les structures, est et sera immanquablement numérique. C’est un fait, inéluctable, le train est en marche, nous sommes montés dedans et essayons au sein du réseau des salles Utopia, mais aussi via l’association ISF (Indépendants, Solidaires et Fédérés) d’accompagner au mieux ce bouleversement et si possible d’en corriger les défauts, les travers, les écueils. Mais nous nous égarons un chouïa.
Bref, ce que nous souhaitons vous dire, c’est que cette transition technologique, qui au fond est un truc qui se passe dans les coulisses, coïncide aussi avec un temps de réflexion sur la manière dont nous faisons vivre ces 6 salles (plus de 2 ans déjà d’existence pour la salle 5 de Saint-Ouen). Vous avez sans doute déjà pu le lire dans cette gazette, ou dans les mails que nous vous envoyons, ou l’entendre au cours des nombreuses soirées que nous proposons : nous cogitons sévère ! Comment faire pour vous donner envie sans vous assommer de trop de sollicitations ? Comment maintenir une programmation de qualité curieuse, inventive, audacieuse tout en assurant notre équilibre financier ? Comment être réceptifs aux sollicitations de nos partenaires sans être redondants dans nos propositions ? Comment faire venir le public étudiant (souvent non motorisé) alors que nous sommes isolés du cœur de Cergy ? Comment ne pas se lasser et ne pas vous lasser ? Comment être à l’écoute tout en gardant notre indépendance ? Comment ne pas s’endormir sur nos lauriers (ben oui, on est quand même la salle Art et Essai d’Ile de France la plus fréquentée après le Méliès à Montreuil sous Bois) ? Comment se remettre en question sans tout remettre en cause…

L’idée a germé à l’issue de l’une des deux soirées sur les cantonales proposées sur la précédente gazette, où, même si ce n’était pas la foule des grands soirs, une belle énergie était présente ; elle s’est ensuite précisée au cours d’échanges que nous avons eu avec les plus fidèles d’entre vous.
Alors voilà, nous aimerions que se constitue un réseau de spectateurs, petit ou gros (le réseau  j’entends, pas les spectateurs !), pas une association, ni une armée mexicaine comme dirait Grégory X (opérateur à Utopia et coupable des soirées Freak Zone), ni un groupuscule, ni un mouvement, non, juste une modeste communauté de personnes. Certes nous aurions pu faire une grande enquête, mais les trucs qui ressemblent de près ou de loin à des sondages, on s’en méfie comme de la peste et nous préférons mille fois vous accueillir dans notre arrière boutique autour d’un petit déjeuner : réfléchir ensemble à comment mieux diffuser notre gazette mais aussi mieux faire connaître Vidéo en Poche, le joli système qui vous permet de repartir avec une clé USB bourrée de bons films, comment toucher de nouveaux publics, comment renforcer nos actions auprès des enseignants, des centres de loisirs, des Comités d’Entreprise, des étudiants… mais aussi écouter vos remarques, vos éventuelles critiques… Voilà l’idée est lancée, à vous de la saisir, de la faire vôtre…
Si le cœur vous en dit, envoyez-nous un mail à l’adresse suivante : utopia95@wanadoo.fr
objet « citoyen utopiste ».
Sinon, il reste un tout petit peu de place pour vous causer des prochaines soirées qui nous tiennent particulièrement à cœur: prévue de longue date et bien avant la catastrophe de la Centrale nucléaire de Fukushima au Japon, la question du nucléaire sera au cœur du débat le 26 avril en présence entre autres d’un ancien consultant de TEPCO, en charge de la centrale japonaise. Le 1er mai, on recevra l’incorrigible, l’indispensable, l’indéboulonnable et le désormais vainqueur par KO aux prudhommes SINÉ, alias Maurice Sinet salarié injustement remercié par le patron voyou Philippe Val…Champagne pour ceux qui viendront féliciter Siné en ce dimanche de fête du travail. Mais aimer Siné, le contempteur des religions ne nous empêchera pas de recevoir aussi Mogchok Rinpoché, moine bouddhiste de passage chez nous autour du très beau documentaire LA TRAVERSÉE DU ZANSKAR.

Et puis ATTENTION DEUX EVENEMENTS A NE PAS MANQUER SUR LA PROCHAINE GAZETTE ET À GRAVER DANS VOTRE AGENDA !

Yolande est de retour chez nous ! Le vendredi 6 mai à 20h30 à Pontoise on reçoit un duo qui nous avait bouleversé avec Séraphine : le réalisateur Martin Provost et l’actrice Yolande Moreau qui reviennent pour Où Va La Nuit, un film sensible, poétique et totalement belge ( il se passe des Ardennes belges à la côte flamande ) sur le destin d’une femme qui s’émancipe peut-être trop tard et peut-être de manière trop radicale du joug marital et tente de renouer des liens distendus avec son fils parti à Bruxelles.
Un film bouleversant, avec une Yolande Moreau qui se métamorphose au long du film tel un papillon émergeant de sa chrysalide.

Prévente plus que conseillée à partir du mercredi 27 avril

Et ne ratez pas le philosophe et économiste Patrick Viveret !

Le lundi 9 mai à Utopia Saint-Ouen L’Aumône on reçoit pour la projection du film Indices, passionnant documentaire de Vincent Glenn évoquant l’absurdité des indices économiques rendant compte de la richesse d’un pays en volume monétaire sans tenir compte de la santé sociale et environnementale, le réalisateur mais aussi le philosophe Patrick Viveret, conseiller référendaire à la Cour des Comptes , auteur entre autres de «  Reconsidérer la Richesse ». Une soirée en partenariat avec l’association ATTAC et le mouvement UTOPIA ( mouvement transpartis présent au PS, chez Europe Ecologie Les Verts et au Parti de Gauche proposant une gauche d’avant garde fondée sur une identité écologiste, antiproductiviste et altermondialiste )

mardi, février 22 2011

ÉDITO 215

Il y aura toujours des mauvaises langues pour tenter de nous rabattre ce caquet que l’on aime si souvent ouvrir… des langues bien pendues pour nous rappeler à l’ordre de notre mission soit-disant première, celle du divertissement… Des ‘mais contentez-vous donc de passer des films’, des ‘vous êtes toujours à la ramener sur tout’, des ‘à Utopia, vous êtes trop politiques’. Un discours aussi vieux qu’Utopia, qui ressemble un peu à celui de l’amoureux qui peste sur les défauts de sa belle, tout en sachant pertinemment que rien ni personne ne saurait la changer…
Pourquoi d’ailleurs vouloir se contenter d’une simple programmation de cinéma alors que tout nous incite au contraire : le monde tel qu’il tourne (pas vraiment rond) et tel qu’il nous révolte souvent (devant notre porte ou à l’autre bout de la planète), le public qui répond présent aux soirées proposées, qu’elles soient festives ou réflexives, qu’elles parlent local (ahhh !!!!, cette soirée 100% made in Beauvais et gens du voyage pour « La BM du seigneur ») ou global (ahhh la soirée qui nous parlait de la crise en compagnie de l’impertinent François Ruffin de « Là Bas si j’y suis ») , et des partenaires (associatifs, culturels, et même politiques !!!) toujours plus demandeurs de partenariats !
Assumant donc pleinement et sans complexe cette seconde nature, votre salle de cinéma toujours préférée (parce que les ‘râleurs’ sont souvent dans les files d’attente !) remet donc le couvert sur cette gazette, à l’occasion du rendez-vous électoral des 20 et 27 mars. Souvent boudées, les élections cantonales sont pourtant capitales pour la vie et les impulsions futures de notre département, influant directement dans des domaines qui nous touchent au plus près : éducation, santé, culture, aménagement des voiries et des zones vertes. C’est aussi un espace où l’on pourra sonder la capacité du département à faire exister (ou pas) d’autres perspectives que celles proposées par une politique nationale qui navigue à droite toute et qui s’applique consciencieusement à asphixier Education, Justice, Santé.
Alors voilà, pour laisser la place à la discussion et, on le souhaite, aux confrontations d’idées, pour aussi modestement tenter de donner envie aux indécis de prendre le chemin des urnes, nous vous proposons deux soirées thématiques mettant en perspective des enjeux départementaux susceptibles de toucher les citoyens/électeurs/spectateurs que vous êtes.
La première soirée se proposera d’analyser la qualité et le contenu des assiettes proposées aux collégiens val d’Oisiens (et indirectement, la question du bio, mais aussi du goût dans les cantines du Val d’oise, et on verra si le département est à la pointe dans ce domaine ).

La deuxième soirée abordera la question de la politique d’équipement cinématographique sur le Val d’Oise, en partenariat avec l’association Ecran VO (regroupant les salles indépendantes du 95). Ce dernier thème nous touche doublement à Utopia : d’abord par rapport à la question de l’équipement numérique des salles (LE grand sujet d’actualité dans le petit monde du cinéma), miroir aux alouettes ou vraie chance pour nos salles?; mais aussi par rapport à l’implantation probable et prochaine du Mégarama à Chambly en lisière du Val d’Oise, grosse machine qui risque de sévèrement déstabiliser l’équilibre économique de la zone concernée …
Il n’y a pas si longtemps, quand le multiplexe UGC Ciné Cité s’était implanté (puis agrandi) à Cergy le Haut, les élus avaient mouillé leur chemise (ou franchement pas) en affichant clairement leur position par rapport à ce nouvel opérateur. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Seront-ils toujours prêts à s’engager ? Quels cinémas nous souhaitons pour la région ? Et surtout, avec quel contenus ?.
Nous espérons pouvoir répondre à ces questions en présence des intéressé(e)s…
 
Pour ces deux sujets, nous avons donc invité des mouvements citoyens ou associatifs et des ‘spécialistes de la spécialité’ (voir le détail dans la gazette) et espérons que les candidats du canton ( ) auront à cœur de venir débattre dans la salle avec nous et donner leur position et celle de leur couleur politique. Ces débats sont bien entendu ouverts à toutes et à tous, y compris aux élus non directement concernés par ces élections mais qui souhaiteraient apporter leur contribution aux échanges.

Mais comme vous allez le voir, cette gazette poussera aussi la réflexion avant et après les élections avec en vrac des thématiques aussi passionnantes que variées : Femmes en lutte (We Want Sex Equality ou Remue-ménage dans la Sous traitance), Cinéma des peuples Amérindiens (Coca zéro), Vie et vin sans pesticide (La Clef des Terroirs et La Disparition des Abeilles), sans
oublier la venue chez nous de deux cinéastes aussi radicaux (chacun dans son genre) que remarquables : la jeune et brillante Isild le Besco (pour « Bas fonds ») et Frederick Wiseman (pour « Boxing Gym »).
Voilà, les rabats-joie auront donc matière à rabattre et les curieux de
tous bords, l’occasion de se réjouir !

vendredi, janvier 21 2011

EDITO 214

Camarades spectatrices et spectateurs, tout d’abord, bonne année 2011 pleine de sérénité, de bonheurs simples ou fastes, de plaisirs matériels, charnels ou spirituels, et bien sûr de découvertes, d’émotions, de rires ou d’indignations dans nos salles.

Bon on commence l’année avec une programmation qui pourra paraitre étonnante par la récurrence de ses thématiques. Et comme en cours de latin, j’ai appris par je ne sais plus quel penseur ( Cicéron ? ) que pour préparer sa défense il fallait attaquer, sans se justifier, explicitons ! En effet je vois certains de nos amis libres penseurs, athées et autres agnostiques, favorables à une laïcité intransigeante, se dire qu’à Utopia on a du ces derniers temps probablement abuser de l’eau de Lourdes, passer nos vacances d’hiver dans un ashram tibétain, ou tomber amoureux du regard fascinant noirci au khol d’une belle orientale cachée derrière son niqab, tant le thème religieux semble omniprésent sur cette gazette : le vénérable Clint Eastwood questionne les Au-delà possibles ; dans l’extraordinaire la BM du Seigneur réalisé avec et par les gens du voyage de Beauvais, il est question d’un voleur de BM dont la vie change grâce ( ou à cause ) du pentecôtisme ;  un jeune réalisateur prodige allemand, d’origine afghane, explore dans Shahada, avec la virtuosité d’un Inarritu, la difficulté de vivre son Islam dans son pays ; et dans Qui a envie d’être aimé ? la brillante scénariste de la géniale série télé Fais pas ci , fais pas ça relate avec humour la conversion surprise au catholicisme de son mari. Et enfin, à l’occasion de la journée mondiale de la mémoire de l’holocauste, nous recevrons le rescapé du Vel d’Hiv, Maurice Rajfus, qui nous expliquera probablement comment concilier son héritage yiddish avec une résistance au présent contre la politique d’exclusion de Sarkozy.
Alors je vois déjà notre vieux pote Siné nous accusant de ‘baisser notre froc’ devant les curés, rabbins et autres imams. Mais non Bob, calme toi, reprends du Morgon et parlons…
D’abord ce sont les hasards de la programmation et nous n’allions pas nous interdire de passer des films formidables parce qu’ils avaient des thématiques récurrentes. Mais soyons honnêtes et assumons :  on avoue que vu le contexte on est assez ravis de cette récurrence. Car à Utopia, nous lutterons sans relâche contre l’emprise des religions quand elle compte régir nos vies, nos sexualités, l’éducation de nos enfants. Nous serons toujours autant profondément choqués par les positions rétrogrades du Pape en terme de sexualité que par les poursuites judiciaires entamées dans des pays du Maghreb prétendument démocratiques contre ceux qui ne respectent pas le jeûne du Ramadan. Ceci étant, nous tenons à marquer notre respect pour les individus ayant une pratique religieuse ( ou pas ). Que vous soyez salafiste, sikh, Loubavitch, pentecôtiste, papiste inconditionnel, nous ne serons probablement pas d’accord avec vous sur tout, mais vous serez toujours bienvenus. A Utopia lieu public, venez avec vos hijab, croix en bois de trois kilos, turbans, barbes ostentatoires, on s’en moque et parlons cinoche ! Et c’est vrai que l’intolérance grandissante de part et d’autre nous inquiète. Bien sûr il y a ce qui se passe loin de chez nous, l’horrible attentat qu’ont subi les coptes à quelques jours du Noël orthodoxe est encore dans les esprits. Mais si on reste dans notre hexagone, la montée des tensions interreligieuses nous donne des frissons. Ce qui nous inquiète encore plus c’est la manière dont l’islamophobie s’affiche de manière totalement décomplexée à droite comme à gauche : voir que des gens venus de ‘Riposte laïque’ - à priori issus de la gauche républicaine et probablement mus par une vision étriquée et délirante de la laïcité -  s’associent au ‘Bloc Identitaire’ pour monter conjointement des ‘Assises sur l’Islamisation’ nous rappelle que l’histoire peut hoqueter, évoquant furieusement le ralliement des socialistes Déat ou des communistes Doriot à l’extrême droite. Voir que  Le Monde commandite à l’IFOP un sondage  opportuniste  pour demander aux Français « si l’existence d’une communauté musulmane menace l’identité nationale du pays » ( demanderait-on la même chose pour la communauté juive sans déclencher un tollé général légitime ? ) nous dégoûte de la part d’un journal censé représenter un certain gage de sérieux. Mais de la même façon nous savons qu’il est de plus en plus difficile dans certains quartiers d’assumer son athéisme.

Alors si nous avons un vœu pour 2011, brisons les ghettos physiques et mentaux, respectons-nous les uns les autres, et jugeons-nous non sur notre apparence, sur nos convictions religieuses mais sur nos actes. Dans plusieurs villes de France, des franciscains ont entamé des cercles de silence en soutien aux sans-papiers, certains imams et rabbins luttent mieux que quiconque pour la cohésion sociale, autant de personnes qui, malgré les divergences, susciteront toujours plus notre respect que certains athées affichés qui font de notre monde une arène d’exclusion et de concurrence.

mardi, novembre 30 2010

GOD SAVE THE QUEEN HER FASCIST REGIM ! * (Édito 213)

Je ne sais pas vraiment trop pourquoi mais les périodes de fêtes me donnent irrésistiblement des envies de sauter dans le premier ferry pour l’Angleterre ( avec nos salaires utopiens on peut difficilement se payer l’Eurostar ).

Peut être que j’ai encore une âme d’enfant et que la somptuosité des illuminations, qui font passer Paris pour une banlieue roumaine en fête, le sapin géant de Trafalgar Square offert tous les ans par la Norvège, les innombrables marchés où l’on déguste vin chaud et tartelettes aux fruits confits improbables, ça donne envie de franchir illico la Manche à la vitesse d’un réfugié kurde frigorifié dans la jungle de Calais. Ou peut être parce que c’est aussi la période de soldes impressionnantes qui permettent de revenir avec des fringues extravagantes qu’on osera porter deux jours maxi. Enfin tout ceci est probablement un peu irrationnel.god save the queen

Ceci étant, les Anglais on aurait bien des raisons à priori de les détester. Outre le fait qu’ils ont la gastronomie la plus pathétique du système solaire, ils furent avec nous les pires colonisateurs de l’histoire, ils ont aussi persécuté durant deux siècles, les compatriotes du gentil Bono et du beau Daniel Day-Lewis, et surtout ils nous ont livré avec Blair, le modèle du gars qui se dit de gauche tout en envoyant son pays se gaufrer dans la guerre et en le faisant plonger dans l’ultralibéralisme le plus décomplexé.

En résumé un pays à éviter !

Mais bon peut ton vraiment totalement en vouloir à un pays qui a vu naitre les Clash et les Sex Pistols, Chapeaux Melons et Bottes de Cuir, son incroyablement élégant Patrick Mc Nee et son incroyablement sexy Tara King, les Monty Python et leur humour dévastateur ? un pays où les punks aux iroquoises démentielles peuvent parler courtoisement aux grands mères, un pays où toutes les filles sont bourrées le samedi soir, un pays où presque tout est permis avec une bonne dose d’autodérision ?

Et puis puisque ce mois décembre nous évoque cruellement l’anniversaire de la criminelle attaque d’Israël sur la population de Gaza ( qu’on appela Plomb Durci ), comment détester un pays qui a le génial culot de menacer de faire boucler des officiels israéliens s’ils mettaient les pieds sur le sol anglais parce qu’ils peuvent y être poursuivis pour crimes de guerre. Et dans le même registre alors que MAM déclare illégal l’appel au boycott des produits israéliens, que dire d’un pays dans lequel au contraire les plus grands artistes comme Ken Loach appellent à des mesures de boycott encore plus radicales.

Alors vous me direz pourquoi ce panégyrique de ce que l’on appelait encore au XIX ème siècle la perfide Albion ?

Simplement les hasards de la programmation de cette gazette nous font prendre conscience de la grandeur et surtout de l’audace des artistes de ce pays. Jugez plutôt. On y trouve Nowhere, le biopic pas du tout orthodoxe de John Lennon adolescent, que l’on découvre beaucoup plus teigneux et torturé que l’on aurait imaginé, mais surtout la révélation de deux génies absolus du pince sans rire so british chacun avec leurs armes. Banksi, le street artist facétieux et mystérieux mondialement connu sans que quiconque ne connaisse réellement son visage fait des murs de Londres puis du monde entier, des pieds de nez permanents aux autorités avec notamment sa série célèbre de bobbies qui s’embrassent passionnément, ou ses casseurs masqués qui jettent des fleurs sur les CRS. C’est désormais au cinéma qu’on le découvre dans un film totalement inclassable, Faites Le Mur ! entre documentaire et fiction hilarante. Quant à Chris Morris, trublion dévastateur de la télé, qui ferait passer Stéphane Guillon pour un premier de la classe, il vient de s’attaquer avec We are Four Lions au cinéma au tabou ultime : nous faire marrer avec le pire de ce qui est arrivé aux Anglais dans la décennie, les attentats de Londres de 2005. Ou comment par le rire et le ridicule renvoyer dos à dos le fanatisme imbécile des poseurs de bombes, et la connerie paranoïaque et sécuritaire des autorités. Quant à Mike Leigh avec son chef d’œuvre Another Year, injustement boudé à Cannes par le Palmarès mais pas par les spectateurs présents qui ont ovationné de longues minutes à s’en rompre les cordes vocales et s’en user les paumes applaudissantes, il prouve à quel point le cinéma réaliste et social anglais peut être drôle, juste et bouleversant.`

Allez Merry Christmas and happy new year !

* Evidemment amis britanniques ou simplement anglophiles , vous n’êtes pas des fascistes, les esthètes auront reconnu la référence au titre légendaire des Sex Pistols.

vendredi, novembre 5 2010

VIDEO EN POCHE : C'EST PARTI !!!!

Dès le démarrage dans tout le réseau Utopia, rien moins que quatre distributeurs se sont joints à nous avec des fictions, des films pour enfants, et d’autres à venir que l’on rajoutera petit à petit…

Toutes les infos et la liste des films disponibles sur VIDÉO EN POCHE

« Venir avec sa clé usb pour la faire remplir au cinéma, très écologique, on vient avec son contenant.
Ça me rappelle mon village quand ma maman allait chercher du lait dans sa bouteille alu. » Momo345

6 nouveaux films en Vidéo en Poche dès le mois de Septembre, dont 5 films de fiction : Le bonheur d’Emma, The saddest music in the world, L’impitoyable lune de miel (par l’impitoyablement drôle Bill Plympton), La montagne aux bijoux (pour les tous petits), La vallée des montreurs d’ours, J’aime la vie, je fais du vélo, je vais au cinéma, le magnifique El Bola… et d’autres à venir n’en doutons pas.

C’est une initiative des Cinémas Utopia cherchant à apporter une réponse aux questions posées par notre époque sur les échanges culturels et la rémunération de la création, dans un contexte de ce que l’industrie culturelle a appelé la « guerre du copyright », de crispation autour du droit d’auteur qui tend à opposer les créateurs et leur public. Vidéo en Poche est la modeste contribution de salles indépendantes.
Le principe est simple : vous venez à la caisse d’une des salles membres du réseau Vidéo en Poche, avec votre support amovible type clé USB ou carte mémoire (d’une capacité minimum de 2 gigas), et on vous copie dessus le film de votre choix au format ouvert Matroska, sans DRM, contre la modique somme de 5€ (les 5€ comprennent 3€ pour l’ayant droit, 0,82€ de TVA et 1,18€ pour la salle). La résolution minimale de la vidéo est celle d’un DVD, et quand la source le permet la vidéo sera à une résolution HD (720p).
Vidéo en Poche, c’est aussi le développement d’un logiciel libre par la société Objectif Libre, financé par les salles Utopia. L’objectif est de mettre en place un vrai réseau de diffusion alternatif de films. Pour l’instant, seules les salles Utopia en font partie, mais déjà les autre salles indépendantes de l’association ISF devraient bientôt le rejoindre. Pour permettre d’agrandir ce réseau, il était nécessaire d’avoir un outil informatique à même de faciliter la gestion des ventes et de remonter de manière fiable les données de ces ventes sur une partie serveur à destination des ayants droit. Le développement libre permettra que personne, pas même nous, ne puisse s’accaparer cet outil, et donnera la liberté à d’autres de pouvoir l’adapter à d’autres langues voire à d’autres usages.
« Mais pourquoi Vidéo en Poche ? » D’abord parce que, salles Art et Essai Recherche, ce qui nous anime est de faire partager des œuvres qui n’ont souvent pas accès à d’autres écrans que les nôtres, ni même au piratage qui n’est somme toute qu’un « avatar » de la consommation de masse.
Parce que le support matériel n’est plus adapté aux usages, que les prix pratiqués dans la vente de DVD sont souvent dommageables à une diffusion plus large de films modestes, et qu’il serait temps pour le bien-être de la planète d’arrêter de graver par millions des galettes de plastique.
Parce que la culture n’a de sens que si elle s’inscrit dans une relation humaine, nous ne proposerons pas de borne automatique ni même de téléchargement sur Internet, d’autres s’en chargerons bien mieux que nous.
Le prix du film correspond au prix moyen d’un ticket de cinéma, et le format ouvert sans DRM permet toute liberté dans la pratique culturelle (dans le cadre d’un usage strictement privé bien sûr), tout en étant un format pérenne pour l’archivage personnel d’œuvres culturelles. Le format Matroska s’imposait car il répond à ces exigences, qu’il permet plusieurs sous-titres et pistes son, qu’il est déjà largement utilisé, qu’il existe de plus en plus d’appareils de salon capables de lire ce format, et qu’il est lisible pour le moins par VLC, un logiciel libre multi-plateforme.

mercredi, août 11 2010

EDITO 210

Ya quoi dans le nouveau cartable Utopia ? eh ben pas mal de choses !

A peine la saison précédente  terminée, nous étions tout excités à l’idée de vous présenter plein de nouveautés, quand le président, comme tous les ans , a profité de la torpeur estivale pour nous montrer le pire s’il était encore possible, bafouant ouvertement les principes de la République en reprenant à son compte les suggestions du Front National sur la déchéance de la nationalité pour les délinquants et usant de préjugés ouvertement racistes envers ceux qu’il appelle dans un amalgame qui donne la nausée «  les gens du voyage ». A Utopia, nous ne manquerons pas de réagir en vous proposant dès octobre une rencontre sur le sujet et tant qu’à avoir des préjugés, nous aurons toujours plus de sympathie pour les prétendus «  voleurs de poules » que pour les aristocrates hongrois importés. Mais comme c’est encore un peu l’été et que vous nous reprochez assez de vous inonder de coups de gueule tonitruants sur tous les sujets qui nous révoltent on va quelque peu vous épargner pour revenir trublions de première les dernières semaines de septembre. Notre seule réponse pour l’instant  à tous ceux qui aiment que l’on érige des frontières entre les hommes est BENDA BILILI,  magnifique portrait de musiciens paralytiques congolais que le talent a poussés sur les routes du monde ( pour l’instant Hortefeux n’a pas osé refuser leur visa ).
En attendant dans quelques semaines ce sera la rentrée. Rentrée des classes et  les petits troqueront un cartable Pokemon contre un nouveau cartable Dragonball flambant neuf et découvriront la tête de leurs nouve(lle)aux maîtres(se). Rentrée littéraire, et nos amies de Lettre & Merveille de Pontoise ne sauront plus où mettre tous les best sellers des mois à venir. Et chez nous la rentrée c’est quoi?
D’abord quelques petites choses très importantes pour égayer vos quelques minutes de patience avant les séances ou vous inviter à traîner après : ENFIN !!! promis d’ici le 15 septembre dernier carat, vous devriez découvrir une machine à café dans le hall !!. Une vraie, pas un horrible distributeur bariolé d’ignobles pubs dont le breuvage insipide vous rappellerait de mauvais souvenirs de fac ou de bureau…Non une machine avec du bon café. Autre agrément du hall pour patienter moins idiot : une belle armoire vitrée remplie de jolis bouquins en libre échange sur le principe du bookcrossing: http://bookcrossingfrance.apinc.org. Vous pouvez non seulement bouquiner sur place mais finir le livre chez vous à condition de mettre un petit commentaire sur le site, et une fois lu reposer l’objet dans un endroit public, tant qu’à faire dans la bibliothèque de votre cinéma préféré.
Enfin un service considérable pour savourer chez soi les petits films indépendants que vous avez apprécié chez nous : Vidéo en  Poche: http://www.videoenpoche.info ou comment repartir grâce à une petite clé USB avec un film que l’on a aimé.  Autre petite nouveauté cette fois-ci radiophonique : Utopia  causera dans le micro de RGB un mercredi par mois à 18h45 pour parler d’un film qu’on aura tout particulièrement adoré.
Sinon côté RDV réguliers on persiste et signe pour notre cinéclub espagnol qui devrait refaire son apparition courant octobre histoire que l’on ait le temps de bien faire macérer la sangria. Et bien sûr on ne perd pas les habitudes avec nos fiestas d’ouverture et de fin de saison ( mais aussi de Noël ) avec au programme un film festif et un buffet participatif généralement bien arrosé et gargantuesque tant vous jouez admirablement le jeu. Ce coup-ci le 18 septembre ne loupez pas le désopilant POTICHE, comédie de François Ozon inspirée d’une pièce de Jacqueline Maillan avec ni plus ni moins que Catherine Deneuve,  Fabrice Luchini et Karin Viard au casting . Ca ce sont les petits rencards que vous connaissez déjà mais toujours gourmands on a voulu en rajouter. D’abord le retour des fameuses séances bébés qui avaient disparu faute d’un réel succès mais qui reviennent face aux demandes des jeunes parents contraints sinon de regarder Derrick l’après midi , et Secret Story le soir. Le principe très simple : des séances ouvertes aux spectateurs avec nourrissons, avec un son un peu moins fort que dans les autres salles.
Tout nouveau rendez-vous à partir du mois d’octobre, « La Toile des Lecteurs » une carte blanche mensuelle à un écrivain ou un dessinateur de BD proposé avec nos amies de Lettre et Merveille pourvoyeuses en stars de la plume ou du crayon. Autre nouveau rendez-vous pour les cinéphiles nocturnes et déviants, «  FREAK ZONE » ou tous les vendredi à 22h45, un petit bijou de kitsch de mauvais goût , SF, fantastique, éroticosoft ou tout simplement nimportenawak. Et ça commencera par une séance inaugurale le  vendredi 22 octobre avec STARCRASH chef d’oeuvre cultissime du space opera kitsch.
Bon sinon au ni veau des rendez-vous ponctuels ne loupez pas notre séance spéciale interconfessionnelle vendredi 10 septembre à 20h30 en présence des représentants de la Maison islamo-chrétienne autour du magnifique film « Des Hommes et des Dieux » primé à Cannes et évoquant le tragique destin des sept moines de Tibhérine assassinés en 1996 en Algérie.  Et on en profite d’ailleurs pour souhaiter à tous nos spectateurs musulmans un bon Ramadan.

- page 1 de 3