U-BLOG 95

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vendredi, février 19 2010

EDITO (gazette 206)

Débat local pour problématiques globales (et vice-versa !)
ou
du bon usage de la salle de cinéma.




En cette période de rendez-vous électoral, ça pourrait bien sonner comme notre programme de campagne à nous, même si nous n’avons pas de mandat à renouveler, juste votre confiance et votre intérêt à constamment stimuler !  
La salle de cinéma comme un espace public et politique (dans le sens originel du terme : du grec « politikos », « de la cité »), fenêtre sur le monde et sur les autres, lieu d’échanges, de rencontres, carrefour de toutes les utopies, c’est ce qui, dans les années 1970, avait été le terreau fertile sur lequel avait germé l’idée folle de faire du cinéma autrement. Utopia était né.
Ce petit rappel historique non pas pour se la jouer vieux combattants ou réveiller en nous de doux et poussiéreux rêves nostalgiques (d’autant que bon nombre de vos serviteurs étaient encore en culottes courtes à cette époque), plutôt pour rappeler à celles et ceux qui  voudraient nous renvoyer à une pure « mission de divertissement » que l’intérêt de notre cinéma pour le monde qui nous entoure, proche et lointain, est viscéralement inscrit dans notre patrimoine génétique.

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mardi, février 9 2010

POUR LA DIFFUSION DU FILM GAZASTROPHE sur France ô.

Nous soutenons la diffusion du film GAZASTROPHE de Samir Abdallah sur France Ô le mercredi 10 février.

pour soutenir la diffusion de Gaza Strophe : écrire à Sophie Levillain:

sophie.levillain@francetv.fr

voici le courrier adressé à France ô par l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix) dont nous partageons le point de vue:

Lettre à France ô

Bonjour,

Nous sommes heureux et fiers  que France ô  soit la  chaîne de télévision qui ait choisi de programmer le film Gazastrophe mercredi 10 février à 20 h 35
Nous considérons en effet pour avoir vu ce film, qu'il  constitue un témoignage remarquable réalisé dans l'immédiat après coup de l'opération "plomb durci" sur Gaza. Il est donc  très important  que les citoyens français ne soient pas maintenus dans l'ignorance, par l'absence d'image dûe à l'interdiction israélienne d'entrer dans la bande de Gaza, de ce que ses  habitants  ont à dire sur ce qu'ils  ont subi et subissent  aujourd'hui encore  . Cette interdiction faite à la presse mondiale pendant l'opération israélienne contrevenait à toutes les régles de l'information en démocratie. Cette interdiction renforcée de nos jours contribue à  resserrer l'étau qui enferme un million et demi de personnes depuis  plus de trois ans.En lut tant contre la loi du silence que l'on cherche à imposer dans cette région du monde,  France ô remplit  honorablement son devoir d'information. Qu'il en soit remercié.
Nous lisons  avec effroi sur certains sites communautaires des appels à la censure doublés d'insultes contre votre travail, et nous tenons à vous manifester fermement  notre soutien pour  une information libre  et démocratique qui s'inscrit de plus dans le respect des  votes   largement majoritaires du rapport Goldstone  sur cette opération, à la fois par la Conférence des droits humains  des Nations Unies à Genève et  par l'assemblée générale des Nations Unies . Ce rapport établit,  sur la base de témoignages nombreux et divers, y compris d'organisations israéliennes des droits de l'homme, ce  qu'a représenté cette opération en termes de violation des droits humains et  crimes de guerre.
 France ô  en montrant ce film se situe donc du côté du droit international et du respect des droits humains.   Faire que l'on voie et entende le témoignage unique que représente Gazastrophe, est un acte citoyen et moral. C'est le silence que  ces sites cherchent à imposer sur Gaza  qui serait meurtrier et hors la loi.

Michèle Sibony  -  André Rosevègue  - coprésidents de l'Union Juive  Française pour la Paix
le 8-02-2010

 
Union Juive Française pour la Paix (UJFP)  -  21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS
Téléphone : 06 61 33 48 22  ·  e-mail : contact@ujfp.org  ·  Site : www.ujfp.org

lundi, janvier 18 2010

EDITO (GAZETTE 205)

Allez parfois vous nous reprochez peut-être à raison que nous sommes des râleurs congénitaux, que nous conspuons à longueur de textes notre société occidentale et ses dérives.
Pourtant, il nous arrive néanmoins parfois d’être (un peu) satisfaits... Non pas parce qu’un joli manteau blanc recouvre le paysage d’une douceur régressive, ni même par la perspective prochaine de faire sauter les crêpes, mais tout simplement parce ce que, sans tomber dans l’autosatisfaction d’actionnaires comptant leur dividendes, on ne peut que se réjouir d’apprendre que vous avez été 7% de plus en 2009 à émerveiller vos jolies mirettes devant les films que nous vous proposons. Certes c’est plutôt normal et mathématique, me direz-vous,  vu qu’en septembre 2008 nous avons inauguré une grande nouvelle et belle salle, mais des amis rongés par le pessimisme croyaient que les spectateurs n’allaient pas forcément se démultiplier avec le nombre de salles et que notre potentiel avait peut-être touché à sa finitude. Ce n’est encore pas tout à fait ça, puisque l’idéal aurait été une bonne augmentation à 2 chiffres, mais ne boudons pas notre plaisir, et misons que ce n’est que le début d’une ascension vers les sommets...
Et puis après plusieurs soirées transformées en bides en partie à cause des intempéries neigeuses courant décembre, nous avons fini l’année avec un vrai succès pour une soirée avec un film que l’on adore mais dont on ne donnait pas cher de la peau, La Merditude des Choses, que le sympathique Jackie Berroyer avait bien voulu venir défendre un 29 décembre.
Janvier c’est évidemment le moment des résolutions: alors première résolution, malgré les aléas qui nous laissent parfois les bras ballants et l’enthousiasme dans les chaussettes, ben on ne va que se souvenir des fois où vous avez répondusprésents, et on va vous proposer encore plus de découvertes parfois improbables et des rencontres autant avec les stars que vous aimez déjà (ce mois-ci on recevra, grâce à la complicité d’un spectateur, Monsieur André Dussollier, génial et incroyable Staline d’Une exécution ordinaire ) qu’avec ceux que vous aimerez demain pour lesquels nous n’en doutons pas, vous nous ferez confiance.
Autre résolution : plus que jamais en 2010, nous serons à l’écoute de ceux qui autour de nous font la vie citoyenne. Le 22 janvier, des voisins viendront nous parler de leur expérience de la décroissance. Le 10 février nous recevrons entre autres le courageux Collectif AGLEAU qui se bat pour un combat que nous partageons, la remunicipalisation de l’eau vendue par nos élus aux intérêts privés et le 18 février la Ligue des Droits de l’Homme nous alertera sur l’empiètement des technologies sur nos libertés.
Et sur la prochaine gazette, nous évoquerons, avec ceux qui se battent pour sa préservation, le sort de la Caserne Bossut à Pontoise, promise à la démolition au profit d’intérêts spéculatifs immobiliers.
Mais c’est aussi avec les partenaires culturels autour d’autres disciplines que nous travaillerons encore plus activement en 2010 : pas plus tard que le 2 février Piano Campus nous permettra de revisiter en musique le répertoire romantique autour du film Clara, alors qu’en mars, nous serons très fiers d’accueillir l’immense artiste contemporaine Orlan grâce à l’Abbaye de Maubuisson, et de participer au Festival de théâtre des Tréteaux organisé par nos voisins de Théâtre en Stock.
Enfin, une des grandes résolutions 2010 réside dans l’amélioration de notre espace d’accueil. Nous sommes en train également de chercher la bibliothèque idéale pour petits et grands qui permettra de bouquiner agréablement.
Et comme nous sommes à l’écoute de vos critiques, suggestions mais aussi louanges n’hésitez pas aussi en 2010 à noircir encore et encore notre nouveau livre d’or.
Et pour finir plus que jamais au sein de l’association I.S.F ( Indépendants Solidaires et Fédérés ) regroupant les salles Utopia et quelques autres frères et sœurs de cinéma ( notamment le Pandora à Achères ) nous continuons de soutenir envers et contre tout et en monnaies sonnantes et trébuchantes des petits films qui auraient bien du mal à trouver le chemin des écrans. Premier coup de cœur : La Pivellina, film italien de bric et de broc sur une petite môme abandonnée et recueillie par des artistes de cirque désargentés, a bien remué nos petits cœurs fragiles. Et cette année nous irons encore plus loin, puisque nous finançons en amont à la production le documentaire de la géniale Stéphane Mercurio ( qui nous avait bouleversé avec A Côté, docu magnifique sur les familles de prisonniers à Rennes ), sur son papa, un certain Siné…Un docu qui pour des raisons qu’il est inutile d’expliciter ne trouve aucun financeur, et a décidé d’exister grâce à la contribution des spectateurs… (www.touscoprod.com)

UTOPIA SUR LES BANCS D'INFAMIE…(2) la suite.


La suite de l’affaire....

« Ca vous en bouche un coin! Voilà Utopia rangé par certains dans la catégorie des affreux antisémites (les Brasillach d’aujourd’hui, en pire)... ne riez pas, c’est du sérieux, même que nous voilà embarqués dans deux procès: l’un fait à Utopia Avignon par l’Association culturelle Juive des Alpilles, l’autre initié par chacun des Utopia de France à l’encontre de Yann Moix et du Figaro.... » C’est ainsi que nous vous annoncions l’affaire dans la gazette précédente. Merci pour vos réactions, vos lettres documentées, vos mails, vos témoignages, vos encouragements particulièrement nombreux à Avignon puisque l’audience a été fixée au 15 février au Tribunal correctionnel d’Avignon.
(petit message personnel à propos du spectateur anonyme -mais parfaitement identifié- qui a pris soin de nous adresser une longue lettre: sachez, Monsieur, que l’équipe d’Utopia Saint-Ouen, tout comme celles des autres Utopia, est composée à 50% de femmes capables aussi d’écrire et de penser (mais si, mais si ).)
L’audience « Utopia contre Yann Moix et le Figaro » a été fixée au 23 Mars à la 17° chambre du TGI de Paris.... précisions dans la prochaine gazette et sur le site d’Utopia (www.cinemas-utopia.org)  qui donne tous les éléments à ceux qui n’auraient pas lu la gazette précédente: le texte de Yann Moix, le texte de la Gazette d’Utopia qui a provoqué son ire, les conclusions de notre avocat, Maitre Thierry Levy, des témoignages et lettres reçues (pas toutes, il y en a trop)
On continue dans cette gazette à vous proposer une sélection de témoignages et commentaires... Merci à l’UJFP (union Juive Française pour la Paix) de nous apporter son soutien, merci aux Amis de l’Huma, au MRAP d’Avignon etc....
A suivre dans la prochaine gazette.


A propos de la chronique d’Yann Moix

Faute de temps, quand on m’a signalé, peu après sa parution, la chronique d’Yann Moix attaquant Utopia, je n’y ai pas prêté grande attention. La relisant aujourd’hui, je suis partagée, comme beaucoup, entre la colère et la tristesse. Je reprends le centre de ce texte : « Le mot ‘milice’ collé au mot ’juif’, ce n’est pas un oxymore, c’est une honte. C’est définir, évacuant Auschwitz d’un coup d’adjectif non seulement mal placé mais déplacé, un concept qui donnerait aussitôt vie, dans la foulée, à de jolis avatars comme des nazis juifs, des fascistes juifs, des hitlériens juifs ».
Et comment pourrait-il ne pas exister de milices juives ou des juifs fascistes ? Est-ce que les Juifs ne sont pas des êtres humains ?
Il n’est nullement besoin d’en appeler à un nouveau concept. En 1926 déjà, Gershom Scholem signait, avec d’autres intellectuels juifs, une pétition, adressée à la puissance mandataire, contre la création d’une milice juive en Palestine, arguant qu’il fallait tout faire pour « combattre l’esprit guerrier et militariste » dans les rangs sionistes et « dénoncer les slogans trompeurs qui vantent l’héroïsme et l’honneur national » (citation extraite de Un juif allemand à Jérusalem de M.R. Hayoun). Depuis, bien sûr, cet espoir s’est définitivement envolé puisqu’à la fin de l’année 1947, la « principale milice clandestine sioniste » s’installait à la Maison rouge de Tel Aviv où, en mars 1948, fut « mis la dernière main à un plan de nettoyage ethnique de la Palestine » (citation extraite de Le nettoyage ethnique de la Palestine de I. Pappé).

Mais, surtout, utiliser le nom d’un camp d’extermination nazi à ce point à la légère, pour le petit plaisir de faire glisser les mots les uns sur les autres, alors là, vraiment, c’est une honte.
Ensuite, avant de comparer, dans une autre partie du texte que je ne reprends pas, l’idée de lobotomisation des élèves dans les écoles israéliennes avec les textes de Robert Brasillach, il faut peut-être écouter les Israéliens parler de leur propre système scolaire. Il n’est qu’à lire Tom Segev (Le septième million) pour voir que dès la naissance de l’Etat, on apprenait à l’école que dans le pays il y avait deux races : la race des dieux, qui étaient nés sur place, et une race inférieure : celle des Juifs qui venaient de la Diaspora. Sans compter les travaux menés actuellement en Israël sur ce qui est véhiculé dans les manuels scolaires à propos des Palestiniens et, plus généralement, des Arabes.
Il n’y a pas une « essence juive » qui serait forcément distincte d’une « essence nazie ». Il y a des êtres humains avec leurs histoires, leur culture et le risque, toujours, de vouloir se débarrasser de toute altérité. Prendre une posture qui consiste à dénoncer de l’antisémitisme là où il n’y en a pas n’évite aucunement de se laisser entraîner dans ce travers et, surtout, ne combat pas le racisme là où il est. C’est une posture aveugle qui nous met en grand danger.
A lire le texte d’A.M.F. dans la Gazette n° 204, j’aimerais insister sur un point. Il me semble qu’il faut souligner que, quand le CRIF est intervenu en 2004, tentant de faire pression sur Utopia pour que le cinéma annule la venue de Leila Chahid à Toulouse pour le film Ecrivains des frontières, Utopia a répondu en programmant trois autres films sur le même sujet en plus d’Ecrivains des frontières. C’est-à-dire que face à ces tentatives de pression, il est possible de ne pas acquiescer. Mais, pour cela, il est nécessaire de penser. Ce que fait Utopia.

C’est un peu curieux, parfois, de voir comment certains évènements relatifs à la Palestine sont déprogrammés par souci de ne pas déplaire. C’est à se demander si leurs organisateurs ont une incertitude quant à savoir si eux-mêmes sont antisémites ou non. Mais, après tout, il est vrai qu’il n’y a pas eu, après la seconde Guerre mondiale, et qu’il n’y a toujours pas, de questionnement sur le refus de l’altérité qui se présente sous la forme d’un racisme ou d’un autre. Sans doute est-ce pour cela, d’ailleurs, qu’on se préoccupe si peu de l’islamophobie actuelle. Après la seconde Guerre mondiale, il a été convenu qu’il était malséant de dire ouvertement du mal des Juifs mais il n’a pas été décidé de réfléchir vraiment à la difficulté, pour l’être humain, d’accepter l’altérité du monde, l’altérité des autres et l’altérité de soi-même.
Alors, bien sûr, il ne reste qu’à se réfugier dans des postures, croyant que ça pourrait nous garantir de ne pas être du côté du Mal. Mais il n’existe aucune garantie en cette matière, il n’existe que le choix entre l’aveuglement et la pensée.
Merci, en tout cas, au cinéma Utopia d’être parmi ceux qui aident à lutter contre la lobotomisation du monde, et en particulier contre la lobotomisation du judaïsme.

Claire Mialhe, membre de l’UJFP.
(Union Juive Française pour la Paix)


Spartacus ET MOIX

17 ans que je traîne ma charrette, de long en large dans les rues d’Avignon, distribuant la gazette (gratuite) comme du pain béni, et il n’y en a jamais assez ! « Roger’s, il m’en faut plus ! ». « Monsieur Utopia, encore un peu s’il vous plaît ! ».
17 ans que je me balade en m’arrêtant tous les 10 mètres pour saluer ou blaguer avec quelqu’un. C’est parfois embêtant, sans vouloir se vanter. 17 ans que je monte mes bobines avec toute notre petite équipe - qu’on s’éreinte 7 jours sur 7, 12 heures par jour (pas question de fermer, sous peine d’émeutes dans la ville). 12 heures par jour à organiser des débats, des rencontres, des nuits fantastiques… et on n’y fera pas fortune, pas pour vous dire qu’on est mal payé, parce qu’on s’en contente, contrairement à d’autres, mais parce que, quand j’ai rencontré l’équipe d’Utopia, j’étais un pas grand chose. Mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterai peut-être une autre fois.
J’aimais leur programmation, leur jeunesse, leurs idées (tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes). Même si pendant ces 17 ans on s’est fait attaquer, pour notre ton, un peu vif, par les cathos intégristes (La dernière tentation du Christ, Je vous salue Marie, Amen…), par des… des quoi au fait, qui nous reprochaient de passer trop de films israéliens (c’est vrai qu’il y avait eu cette année-là une production importante de films israéliens, comme cette année d’ailleurs), par des socialos qui trouvaient que nous passions trop de films américains, etc.
On a réussi quelques coups de force, en pleine guerre des Balkans de réunir Serbes, Croates et Bosniaques pour un débat très riche, même si tous se regardaient en chiens de faïence.
C’est vrai qu’un grand nombre de cinéastes lutte contre l’obscurantisme en tout genre et je ne suis pas peu fier de projeter leurs films.
D’origine Corse. AJU VISTU ANCU TROPU (Je ne les ai que trop vus).

Quand il y a 15 ans nous nous sommes retrouvés sans toit (problème de bail) et qu’il a fallu se faire entendre à la Mairie d’Avignon, c’est un millier d’anonymes qui a envahi le conseil municipal pour que l’on nous retrouve un logis et avec succès puisque c’est ainsi que nous nous sommes installés à la Manutention. En décorant Anne-Marie Chevalier des arts et de la culture, c’est un millier d’anonymes que Madame le Maire a décorés ce jour-là. Décoration qui doit traîner avec tant d’autres récompenses dans un carton sur une étagère poussiéreuse. Parce qu’on s’en fout et qu’on n’a pas le temps et qu’il  y a beaucoup d’autres choses plus urgentes dont il faut parler avant que l’on nous fasse taire à jamais.
Je me souviens de ce soir dans notre petite salle Galante. Une panne de projecteur 10 minutes avant la fin du film. La salle République était libre quelques rues plus loin. Je descends demander aux spectateurs s’ils veulent y voir la fin du film. ce fut un oui général, un oui d’allégresse et ils m’ont suivi, ma bobine sur le  dos trois rues en contrebas dans une atmosphère de joie et d’amitié, sûrement pas d’anonymat.
C’est moi Spartacus ! Non c’est moi Spartacus, non c’est moi, non c’est moi…

R.L. (Avignon)

À lire et à voir…

DE L'AUTRE CÔTÉ
Épatante revue éditée par L'Union Juive Française pour la Paix (UJFP). On y lit des textes de Charles Enderlin, Edgar Morin, Eyal Sivan, Warschawski, Théo Klein, Judith Butler, etc. Le numéro 5 vient de sortir. C'est possible de s'abonner : 4 numéros = 45€. ujfp@filnet.fr
UJFP, 1 ter rue Voltaire 75011 Paris

ISRAEL PALESTINE Vérités sur un conflit,

Alain Gresh (co-directeur du Monde Diplomatique) Editions Fayard. Alain Gresh est directeur adjoint du Monde Diplomatique, spécialiste des questions du Proche-Orient.
blog.mondediplo.net/Nouvelles-d-Orient

LE GRAND AVEUGLEMENT
Le dernier ouvrage de Charles Enderlin (correspondant permanent de France 2 en Israël,) vient de paraître chez Albin Michel.

LÉVY OBLIGE

de Thierry Levy chez  Grasset
petit bouquin par la taille mais riche et dense où chaque mot fait sens. Avocat, Tierry Levy est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages importants sur la procédure pénale et la peine (on en reparlera). Il est l'avocat des salles Utopia dans les affaires citées ici.

1948 LA GUERRE DE PALESTINE
Derrière le mythe… Depuis quelques années, se développe en Israël une nouvelle historiographie qui remet en cause la version officielle israélienne des faits… dans ce numéro des contributions des meilleurs « nouveaux historiens » israéliens et universitaires arabes et occidentaux, pour offrir un regard neuf sur la guerre de 1948 afin d'en comprendre les enjeux historiques et contemporains.
éditions Autrement, Collection Mémoires.

COMMENT LE PEUPLE JUIF FUT INVENTÉ
de Shlomo Sand aux éditions Fayard
Shlomo Sand est Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Tel Aviv. Comment le peuple juif..., paru au printemps 2008 en Israël, est vite devenu un best-seller et donna lieu a des débats orageux. Daniel Mermet lui a consacré une émission lors de sa parution en France, émission que vous pouvez écouter sur internet. C’était le 17 décembre 2008, rediffusion le 30 décembre 2008. www.la-bas.org

et dans les DVD…


ROUTE 181,

réalisé par le cinéaste israélien Eyal Sivan et le cinéaste palestinien Michel Khleifi
passionnant de bout en bout, le coffret de 4 DVD est la chronique du road movie de Sivan et de Khleifi durant l'été 2003 le long de la ligne de partage définie en 1948 par la résolution 181 des Nations Unies. Une foultitude de rencontres formidables avec des femmes et des hommes, israéliens, et palestiniens qui habitent la Palestine-Israël. La sortie du dernier film de Eyal Sivan est annoncée… vous devriez pouvoir le voir en janvier à Utopia.

vendredi, décembre 4 2009

UTOPIA SUR LES BANCS D'INFAMIE…

Ça vous en bouche un coin ! Voilà Utopia rangé par certains dans la catégorie des affreux antisémites… Ne riez pas, c’est du sérieux, même que nous voilà embarqués dans deux procès : l’un fait à Utopia Avignon par l’Association Culturelle Juive des Alpilles, l’autre initié par chacun des Utopia de France et de Navarre à l’encontre du Figaro et du chroniqueur Yann Moix. Pour que vous puissiez juger de l’affaire par vous-mêmes, vous trouverez ici l’intégralité de la prose de Moix : Une utopie pourrie ; le texte des gazettes sur le film Le Temps qu’il reste et une première réaction de ceux qui participent à la vie d’Utopia. D’autres suivront, dans les prochaines gazettes, chacun rapportant l’affaire à son vécu propre (vous pouvez d’ailleurs nous écrire votre propre point de vue). Simultanément aux réactions internes à Utopia, nous essaierons de donner des éléments de réflexion, de compréhension (articles, livres, etc.) car c’est un sujet qui ne concerne pas qu’Utopia. Depuis quelques années, les procès en « antisémitisme » fleurissent un peu partout : Mermet, Chomsky, Siné, Edgar Morin, François Cluzet et plein d’autres… font les frais de ce nouveau type de chasse aux sorcières. Pourquoi en arrivons-nous là ? Qu’y a-t-il derrière cette agressivité ?

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lundi, avril 28 2008

Communiqué ISF

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