MON C.E. ROULE POUR UTOPIA

METTEZ VOTRE PUB
DANS LA GAZETTE !


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Groupe ( >30p.) : 3€
TARIF étudiants, lycéens, collégiens, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA : 4€ (sur présentation d'un justificatif)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

LA GAZETTE UTOPIA - N°284 ( du 31 octobre au 11 décembre 2018) À TÉLÉCHARGER
Couv-284.jpg, oct. 2018 ... Lire LA GAZETTE UTOPIA - N°284 ( du 31 octobre au 11 décembre 2018) À TÉLÉCHARGER...

LA GAZETTE UTOPIA - N°283 ( du 26 septembre au 30 octobre 2018) À TÉLÉCHARGER
Couv-283.jpg, oct. 2018 ... Lire LA GAZETTE UTOPIA - N°283 ( du 26 septembre au 30 octobre 2018) À TÉLÉCHARGER...

LA GAZETTE DE RENTRÉE DU 15 AOÛT AU 25 SEPTEMBRE À TÉLÉCHARGER ( RÉOUVERTURE LE 15 AOÛT À 15H45)
COUV-282.jpg, août 2018 ... Lire LA GAZETTE DE RENTRÉE DU 15 AOÛT AU 25 SEPTEMBRE À TÉLÉCHARGER ( RÉOUVERTURE LE 15 AOÛT À 15H45)...

FERMETURE ESTIVALE - RÉOUVERTURE LE 15 AOÛT
vacances.jpg, août 2018vacances.jpg, août 2018 ... Lire FERMETURE ESTIVALE - RÉOUVERTURE LE 15 AOÛT...

Séance unique LE VENDREDI 6 AVRIL à 20h30 à Utopia St-Ouen l'Aumône
organisée par France Cuba Comité du Val d’Oise, suivie d'un débat sur la situation dans l’Ile et sur le Blocus qui enserre toujours Cuba depuis 57 ans, en présence du réalisateur Renaud Schaack, de Laurent Perea, responsable des relations internationales en charge de l’Amérique Latine au Parti Communiste Français et de Didier Philippe Président de l’Association France Cuba.

• Précédé à partir de 19h d'un apéritif dinatoire cubain ( mojito + petits beignets divers ) au tarif de 5 euros en sus du ticket de cinéma

CUBA, ROUGES ANNÉES

Renaud SCHAACK - documentaire France/Cuba 2017 1h23mn VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

CUBA, ROUGES ANNÉESDepuis près de 60 ans et surtout durant la dernière décennie, qui semble avoir vu triompher l’idéologie néo-libérale et le dénigrement généralisé des expériences socialistes, Cuba semble être l’objet de deux opinions irréconciliables : d’un côté celle qui ne voit en Cuba qu’un des derniers reliquats des régimes totalitaires communistes entre répression aveugle et misère économique, oubliant totalement ce que fut auparavant la terrible dictature corrompue de Battista ; de l’autre celle qui s’attache désespérément à l’expérience cubaine des origines qui fut, au début des années 60, porteuse d’un énorme espoir social et historique pour tous les peuples du monde qui voulaient se libérer du joug de l’impérialisme américain et de ses vassaux. Et bien voilà un film formidablement documenté, confrontant l’histoire et le présent, qui pourrait réconcilier les plus ouverts des deux camps, tant il résume bien toute la complexité parfois schizophrène du sujet.

Entre 1963 et 1970, Cuba est l’une des capitales de la Révolution. Prenant ses distances de Moscou, elle soutient les guerillas latino-américaines et tente d’imaginer un socialisme autonome, ni soviétique, ni chinois, dont Che Guevara serait l’étendard. Une effervescence politique, sociale et culturelle s’empare alors de l’île. A l’aide d’archives inédites et du témoignage des protagonistes de cette épopée, Cuba, Rouges années revisite une hérésie communiste qui s’éteindra avec la disparition de Che Guevara et le Printemps de Prague.
Rares sont les films sur l’histoire de Cuba qui ne se focalisent pas sur les protagonistes de la révolution communiste. Celui de Renaud Schaack a cette qualité. En soixante-treize minutes, à l’aide d’archives inédites et de témoignages nombreux, il aborde en profondeur la double question : quelles transformations a connues Cuba dans les années 1960 et quelles en ont été les conséquences ? Le documentaire se resserre précisément sur la période 1963-1970, qu’il reconstitue de façon chronologique et par chapitres. Intellectuels, universitaires et artistes ayant vécu ces « rouges années » témoignent de l’effervescence qui s’empara de l’île. Formulant une critique lucide, au-delà des icônes révolutionnaires et des illusions perdues, ils expliquent clairement pourquoi l’utopie cubaine, cette « hérésie communiste », n’a pas marché.

Rien n’est occulté des discriminations, de la propagande révolutionnaire ou de la réalité du régime autoritaire. Sur le plan formel, le film intercale entre les interviews de beaux portraits de Cubains de tous âges, ménageant ainsi des respirations qui permettent de digérer la profusion d’informations.
Cela fait maintenant vingt ans que le réalisateur, diplômé de l’Institut Européen du Cinéma de Nancy, est tombé sous le charme de Cuba. Arrivé un peu par hasard, il s’est laissé séduire par l’âme et l’histoire de cette île. A travers ses nombreux films, tels que Cuba : une utopie blessée (2006) ou Haydée et Célia : quand la Révolution s’est faite femme (2011), c’est cet amour de Cuba et de son peuple que Renaud Schaack essaie de nous transmettre.

(D’après Télérama)